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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Charles Chaplin, #Muet, #Comédie
Une Vie de chien (A dog's Life - Charles Chaplin, 1918)

Un homme riche rentre chez lui, ivre. Dans un recoin, deux autres hommes : un grand épais (Bud Jamison) et un petit malingre (Albert Austin). Bien entendu, les deux truands l'assomment et lui font les poches. Il repart chez lui. Le butin est enterré.

Elle (Edna Purviance) est jeune, elle chante des chansons tristes mais ne sait pas « flirter » avec les clients (en clair, les faire consommer), alors, évidemment, elle est virée de son emploi, au dancing.

Scraps est un chien des rues. Une espèce de bâtard blanc avec des taches. Il se débrouille plus ou moins, mais une chose lui fait peur : les policiers !

Et puis il y a le vagabond (Charles Chaplin). Il vit dans une espèce de terrain vague, à tous vents où le moindre courant d'air affecte son sommeil. Eternel chômeur - incapable de décrocher un job - il vit de l'air du temps, surtout si l'air du temps ressemble à un vendeur ambulant. Lui aussi a des ennemis de choix : les policiers...

Et puis un jour, un bout de viande est jeté dans la rue. Scraps se précipite dessus, rapidement imité par d'autres chiens autrement plus costauds... C'est là que le vagabond intervient : est-ce pour sauver Scraps, ou pour acquérir la nourriture abandonnée ?

Toujours est-il, qu'entre eux deux, c'est à la vie et à la mort.

Surtout quand Scraps met à jour le butin précédemment enterré. Il peut alors se rendre au dancing conquérir la belle chanteuse...

 

Ce film est la rencontre de trois inadaptés. Ils sont tous les trois inadaptés à la vie en société : elle ne se plie pas aux règles du dancing, ils sont tous les deux en conflit avec les autres, voire avec la police.

Mais tous trois se rencontrent et rêvent d'une vie en commun. Enfin surtout elle et lui (le vagabond).

Et chacun aura son rôle à jouer dan la réalisation de ce rêve. Perce que - bien entendu - le rêve deviendra réalité. Mais à quel prix !

Parce qu'den fin de compte, le vagabond n'est rien d 'autre qu'un voleur. Peut-être un peu moins que les truands dont il doit se défaire, mais tout de même. La séquence chez le vendeur à la roulotte (Sidney Chaplin, frère de) est parlante : sous des dehors comiques extrêmement précis, il ne s'agit de rien d'autre que de grivèlerie !

 

Mais il s'agit d'un film de Chaplin, alors la fin n'est pas si heureuse que ça. Sous des dehors de bonheur : ils ont une maison à la campagne, leur rêve ! Mais qui dit à la campagne, dit loin des autres. Normal, pour des inadaptés, non ?

Et puis il y a la façon dont l'ex-vagabond procède aux semailles : dans un grand champ bien sillonné, il plante une par une des graines qui ne demandaient qu'à être jetées à la volée, dans un geste auguste, par exemple...

Et puis il y a le berceau près du feu, la promesse d'avenir.

Et qu'y a-t-il dans ce berceau ?

Je laisse la surprise de la découverte à ceux qui n'ont pas encore vu le film (s'il y en a encore...).

Quant aux autres, vous voyez ce que je veux dire...

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