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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Charles Chaplin
Charlot fait la Noce (A Night out - Charles Chaplin, 1915)

Deux noceurs.

Un chapeau qui vole.

Des coups de pieds au fondement.

Et...

Et Edna Purviance.

 

Il s'agit du deuxième film réalisé par Chaplin pour la Essanay. Comme dans Charlot débute, le scénario n'est pas la priorité. On assiste plutôt à une succession de scènes avec pour coint commun la nuit. Parce que c'est la nuit, comme l'indique la séquence d'ouverture où l'image est teintée afin de nous l'indiquer.

Les deux noceurs (Charles Chaplin et Ben Turpin) se rencontrent et se saluent comme s'ils ne s'étaient vus depuis un moment. Ce sont les mêmes personnages que dans Charlot débute. Mais là, pas de concurrence. Même si leur entente ne durera pas, et Chaplin finira - et tout le monde attend ce moment - par marcher sur son adversaire inconscient.

Arrive un troisième personnage - leur victime, portant haut-de-forme. C'est avec lui que va se dérouler la première partie du film : ils vont le harceler (plus ou moins consciemment) au restaurant où il a donné rendez-vous à une femme.

C'est alors l'occasion d'échanges comiques aboutissant à l'inévitable sortie manu militari des deux trublions par le maître d'hôtel (Bud Jamison), dont la carrure prédispose à ce genre d'exercice.

La deuxième partie du film se déroule à l'hôtel. Ou plutôt dans deux hôtels où les noceurs ont une chambre - ce qui montre que leur rencontre fortuite ne l'était pas, mais l'alcool aidant on ne sait plus qui on croise - ainsi que le maître d'hôtel et sa femme (Edna Purviance, dont c'est le premier film).

S'ensuit un quiproquo entre le premier noceur et la jeune femme jusqu'à l'intervention du deuxième (Turpin), avant de finir... Sur une queue de poisson !

Il n'y a pas de véritable fin. Cela donne l'impression que le film s'arrête, faute de pellicule.

Malgré tout, Chaplin continue de poser les bases de ce qui fera le succès de ses films plus structurés : bagarres, quiproquo, jets de projectiles à la figure et l'indispensable marivaudage entre le vagabond et les femmes. Le maître d'hôtel, par ailleurs, annonçant les rôles d'homme fort joués par Eric Campbell.

Un film à déguster comme un amuse-gueule, permettant de patienter avant le festin que seront ses films ultérieurs où les gags ne se suffiront pas à eux-mêmes : Chaplin y mettra une intrigue solide ainsi que de l'émotion, pour l'instant absente.

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