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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Barry Sonnenfeld
Les Valeurs de la famille Addams (Addams family Values - Barry Sonnenfeld, 1993)

Deux ans après le premier opus, ils sont de retour : les Addams !

Ils n’ont pas changé et restent absolument décalés par rapport au reste du monde, isolés dans leur manoir qui a tout d’une maison hantée.

Ce sont tout d’abord des ululements qui nous accueillent, et c’est bien normal puisque c’est la pleine lune. Mais rassurez-vous, pas de loup-garou, les personnages se suffisent à eux-mêmes…

 

Les valeurs dont nous parlent le titre (original comme sa traduction) sont au cœur du film, d’où ce décalage : ce qui nous semble malheureux est un bonheur et vice versa.

Quelques mois ont passé et la famille s’agrandit : deux enfants sont nés : celui du cousin Itt (John Franklin) et le bien nommé Pubert Addams (Kaithlyn & Kristen Hooper), digne fils de son père.

Ces naissances sont complètement dans le thème du film puisque l’intrigue s’appesantit plus sur les enfants : Wednesday (Christina Ricci) et Pugsley (Jimmy Workman), ainsi que ceux du camp de vacances où ils sont envoyés.

 

Il s’agit d’un camp pour ados riches et intelligents où la norme est, bien entendu, à l’encontre de l’univers des Addams. Il est tenu par deux adultes – Gary Granger (Peter MacNicol) & Becky Martin-Granger (Christine Baranski) – élitistes et un tantinet intolérants. Leurs conceptions éducatives sont plutôt réactionnaires et ce couple est tout bonnement insupportable. Mais leurs conceptions sont aussi une magnifique mine de gags, les punitions à la mesure de l’originalité des Addams.

Un mot encore sur les enfants qui fréquentent le camp : si on y trouve de magnifiques spécimens WASP – dont des jeunes filles bien blondes et bien pénibles – les laissés pour compte, s’ils sont issus de familles aisées ont tous – ou presque – des caractéristiques physiques incompatibles avec le programme sportif du camp : on sent même poindre une teinte raciste qui nous rend ces deux organisateurs encore plus antipathiques (1).

 

Pendant que Wednesday et Pugsley souffrent au camp, l’éveil à l’amour de Fester devient secondaire, même si son mariage amène des changements drastiques dans le manoir Addams : leur fils qui fume le cigare et a de la vodka dans le biberon se transforme en petit blondinet joufflu et hilare. Un véritable cauchemar pour les parents (avec le décor de sa chambre qui évolue en même temps) mais un moment réjouissant pour les spectateurs.

 

Pour le reste, si l’intrigue met l’accent sur les valeurs chamboulées des Addams, la structure du film est tout de proche du premier épisode, Fester (Christopher Lloyd) étant encore une fois le déclencheur.

Quant à Debbie (Joan Cusack), elle entre complètement dans le cadre de ces valeurs, et même un peu plus.

Alors on s’amuse de ces nouvelles aventures où Wednesday réussit – enfin – à sourire, mais pour un résultat des plus terrible : elle fait peur !

 

En prime, une apparition de Barry Sonnenfeld (Mr Glicker), comme d’habitude, ai-je envie de dire, même si cette fois il a un rôle parlé, son fils Joel Glicker (David Krumholtz) fait une incursion remarquée et réussie.

 

Alors, il ne reste rien d’autre à faire que savourer…

 

 

(1) Comme si c’était nécessaire...

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