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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Alien, #Science-Fiction, #Jean-Pierre Jeunet
Alien, la Résurrection (Alien: Resurrection - Jean-Pierre Jeunet, 1997)

Résurrection : « retour de la mort à la vie. » (Larousse).

Et oui. Cinq ans après l'opus III, voici le retour à la vie de Ripley (Sigourney Weaver) et les aliens.

Cette fois-ci, c'est une commande pour Jean-Pierre Jeunet, le petit Français qui, avec son complice Marc Caro, vient de tourner la Cité des enfants perdus, avec deux acteurs qu'on retrouve ici : Ron Perlman (Johner) et l'inévitable - pour un film de Jeunet - Dominique Pinon (Vriess).

Mais une fois passé l'explication de cette résurrection, on assiste plutôt à une série de naissance, voire de renaissance.

Et pourtant, avec cet épisode, Jeunet met un terme au cycle qui a commencé près de vingt ans auparavant.

Renaissance de Ripley, naissance de « son » bébé (une reine alien), puis de douze rejetons dans des conditions déjà évoquées dans les histoires précédentes. Et naissance finale... Double renaissance de Ripley : une première fois pour la naissance du monstre, et une deuxième quand elle sort d'une espèce de cocon, telle une chrysalide devenant un papillon... Un papillon terrible !

Mais c'est une commande : Jeunet doit faire un épisode en respectant certains incontournables.

- Une base isolée, un vaisseau spatial, de préférence ;

- Des scientifiques sans scrupule qui œuvrent à des fins militaires sous couvert d'activités médicales : le général Perez (Dan Hedaya) dirige une base où officient les docteurs Wren (J. E. Freeman) et Gediman (Brad Dourif), deux praticiens peu orthodoxes ;

- Une admonestation de Ripley qui leur prédit une mort certaine avec ce genre de créature ;

- Des aliens assoiffés de sang en liberté (malgré l'avertissement de Ripley) ;

- Un vaisseau quasiment vide avec des stroboscopes qui rendent le lieu encore plus menaçant ;

- Des morts qui surviennent progressivement ;

- Un affrontement final ;

- Un androïde.

Cette fois-ci, ce sont les intrus à la base qui doivent essayer de survivre dans cet univers, ô combien hostile ! Ce sont des mercenaires qui convoient une cargaison secrète (sauf pour nous) : des cobayes pour les œufs d'aliens. Et comme ça se passe mal (sinon, pas de film), ils se retrouvent chassés par des créatures qui évoluent très vite, dans tous les sens du terme.

Mais c'est aussi une nouvelle Ripley qui nous est donnée : elle semble plus détachée de son sort, comme si l'alien qui était en elle lui avait donné un part de lui-même, tout comme elle lui a donné une part d'elle-même : une déshumanisation pour une humanisation.

Malgré tout, elle est fidèle au poste quand il s'agit de se débarrasser de ces créatures maléfiques. Mais sans oublier que c'est elle qui a donné la vie à ces créatures... Quel dilemme !

Et puis il y a les petits détails, chers à Jeunet, qui parsèment le film : les jambes inertes de Vriess qui ne ressentent ni le couteau de Johner se planter, ni les gouttes de sang acide de l'alien ; la goutte qui tombe sur l'oreille de ce même Vriess (quelle belle relation Jeunet-Pinon !) ; le sang de Ripley...

Et puis le 8, sur le bras de Ripley. Son numéro de passage. Il prend tout son sel quand on se souvient du titre français du premier épisode : Alien, le huitième passager.

Le « souvenir » (en français dans la version originale) enfin, la langue de l'Alien : on retourne dans les grandes épopées héroïques où les héros devaient tuer des dragons et ramener leur langue comme preuve de leur exploit.

 

Et finalement, Alien, avec son septième opus qui arrive, c'est de l'épopée, non ?

 

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