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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Steven Spielberg
Always (Steven Spielberg, 1989)

Situé entre Indiana Jones et la dernière Croisade et Hook, Always permet à Spielberg de faire une pose entre deux grands films d’action, adaptant le scénario du grand Dalton Trumbo A guy named Joe, trente-six ans après Victor Fleming, déplaçant l’intrigue de la seconde Guerre Mondiale à l’Amérique de 1989, dans un aérodrome pour canadairs. Et c’est Richard Dreyfuss, dont c’est la troisième et dernière collaboration avec Spielberg, qui reprend le rôle de Spencer Tracy.

 

Pete Sandich (Richard Dreyfuss) est donc un pilote casse-cou, amoureux de la belle Dorinda (Holly Hunter), et qui éteint les incendies avec son ami Al Yackey (John « Walter S. » Goodman). Un jour, en sauvant la vie de ce dernier, il perd la sienne dans l’explosion de son avion.

Quand il se réveille, le temps a passé, et Hap (Audrey Hepburn) lui explique qu’il est mort mais qu’il peut encore aider les autres, une dernière fois.

 

Bien sûr, Spielberg joue sur du velours avec cette histoire ô combien sentimentale, dont l’extinction des incendies est un décor assez apocalyptique pour remplacer la guerre de Joe (voir ci-dessus). Et le trio Pete-Dorinda-Ted fonctionne à merveille. Parce que Ted est là (1).

Ted (Brad Johnson), c’est celui qui est là au moment où Pete va s’en aller, et c’est aussi lui qui va le remplacer dans les airs comme sur terre auprès de Dorinda.

Bien sûr, ce remplacement n’est pas du tout du goût de Pete qui n’a pas encore réalisé que c’était fini pour lui.

 

On retrouve dans Pete quelques traits habituels des films de Spielberg. Si l’intrigue est une histoire d’adultes, on ne peut ignorer un côté enfantin chez Pete qui se traduit par une bonne dose d’égoïsme, surtout quand il voit que Dorinda n’est pas insensible au charme de Ted. Ce serait plus un adolescent qu’en enfant, d’ailleurs, ses actes allant dans ce sens.

En effet, à aucun moment il ne s’engage réellement : certes, il promet à Dorinda de l’emmener dans le Colorado pour former de jeunes pilotes de canadairs, mais comme il meurt avant, rien ne se fera. De plus, à aucun moment elle ne l’entend dire qu’il l’aime, ces trois mots qu’elle le supplie de dire (« I love you ») restent dans son cœur. Et quand enfin il les prononce, le bruit des moteurs les couvre et il part définitivement (ou presque) sans les lui avoir dits.

 

Si Hap est une entité particulière, mi-déesse mi-ange, à aucun moment on n’a de précision sur sa nature. Son côté divin ne fait peu de doute toutefois, mais on reste dans un cadre plutôt œcuménique. Par contre, on ne peut nier l’importance de la sempiternelle rédemption chère au cinéma américain : Pete doit libérer Dorinda de son amour pour gagner définitivement son salut. Alors évidemment, c’est une décision difficile. Mais, et c’est le sens de la rédemption, plus on donne et plus on reçoit. Une sorte d’étape ultime de l’amour.

 

Voici enfin une bonne raison de voir ce film : la présence, pour la dernière fois à l’écran, de la grande Audrey Hepburn. Toujours aussi belle, malgré le temps qui passe…

 

  1. Professeur Allen John, moi aussi je pense à l’astuce répétée de nombreuses fois à propos de la présence ou non d’un homonyme, sur les marches de l’université. Les autres m’excuseront pour cette petite private joke
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