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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Steven Spielberg
The Terminal (Steven Spielberg, 2004)

Viktor Navorski (Tom Hanks) est un voyageur de Krakozie (obscure pays de l’Europe de l’Est) qui arrive à New York.

Malheureusement pour lui, pendant le voyage, un coup d’état a renversé le gouvernement et toutes les relations entre la Krakozie et le reste du monde sont interrompues.

Viktor se retrouve donc dans une situation originale et franchement désagréable : il ne peut pas entre aux Etats-Unis ni rentrer chez lui.

Pendant de long mois, il va (sur)vivre dans l’aéroport, devenant un personnage singulier dans ce lieu où tout compte fait, les gens sont anonymes puisque en transit.

 

Oui, c’est d’après une histoire vraie, mais ce n’est pas cela le plus important. On retrouve dans ce film des thèmes chers à Spielberg comme l’inadaptation et l’enfance.

Parce que finalement, Viktor n’est rien d’autre qu’un grand enfant qui va grandir dans un milieu a priori hostile. Il ne parle pas l’Anglais, si ce n’est que quelques idiomes indispensables pour se rendre vers le but de son voyage : rencontrer le saxophoniste Benny Golson.

 

Viktor n’est pas un ado attardé comme Roy Neary (Rencontres du troisième Type) ou Ray (La Guerre des mondes), mais un homme coupé de ses racines et qui doit tout apprendre pour survivre dans un premier temps, puis vivre. Nous assistons alors à une sorte de renaissance (1) : Viktor va apprendre à parler, à se loger et se nourrir en utilisant les moyens à sa disposition.

 

Nous assistons à un début assez pessimiste voire pathétique où Viktor est reçu par Frank Dixon (Stanley Tucci) un commissaire de l’aéroport qu’il ne comprend pas (ce qui est réciproque) et qui lui explique l’irrégularité de sa situation sans prendre de gants, commençant même à déjeuner tout en lui parlant.

En plus, les images d’actualités qu’il peut voir dans l’aéroport ne le rassurent pas : le voilà alors seul au monde (2), dans un lieu qui relie (presque) tous les endroits de ce même monde, et qui plus est rempli de voyageurs. Seul dans un océan de personnes, avec des vagues dans un sens et dans l’autre : flux et reflux de passagers qui vont et viennent, alors que lui reste seul, au milieu (3).

 

Mais comme toujours chez Spielberg, son grand enfant va s’adapter (de toute façon il n’a pas le choix). De petites combines (récupérer la consigne des chariots) en services rendus, il va lentement transformer son cadre de vie : sa « chambre est un accès désaffecté (en travaux) où le lit est une rangée de sièges dont il a ôté les accoudoirs pour pouvoir s’allonger ; sa salle de bain est un lieu d’aisance où les voyageurs véritablement en transit font leurs ablutions…

Bref, il adapte l’aéroport à ses besoins (4).

 

Et fatalement, il devient progressivement une célébrité auprès des permanents de l’espace international : les employés des boutiques et certains agents de l’aéroport.

Avec le point culminant quand Viktor prend complètement en main sa destinée : il sauve un voyageur qui transportait des médicaments, tenant tête à Dixon. Cette attitude va forger sa réputation et surtout sa légende, lui donnant son surnom auprès du personnel de l’aéroport : Goat (le bouc).


Et comme Ray ou encore ET, Viktor va tout faire pour retourner dans son élément, dans son foyer. (5)

Mais cet ultime but a un prix : l’amour.

Viktor a fait la rencontre d’Amelia (Catherine Zeta-Jones) une hôtesse de l’air – elle aussi déphasée dans ce monde, mais pour d’autres raisons – qui lui donnera finalement la plus belle preuve d’amour qu’on puisse faire : elle sacrifie son éventuel bonheur pour que lui-même accède au sien. Le tout sans abuser de la fibre émotive.

 

AU final, on retrouve dans Le Terminal un bel hommage au monde de Frank Capra, Tom Hanks remplaçant James Stewart, mais avec une petite différence qui fait tout : la fin heureuse ne l’est pas complètement, et nous laisse un léger goût amer, comme la vie.

Parce que c’est normal, les fins heureuses, c’est pour les contes de fées…

 

 

  1. L’adolescence est une renaissance, ne l’oublions pas.
  2. Ce n’est pas anodin : c’est Tom Hanks !
  3. Un long travelling arrière et vertical nous permet d’apprécier cette idée quand on s’éloigne du pauvre Viktor fixant la liberté (l’entrée aux USA) qu’il ne peut atteindre.
  4. Je vous laisse (re)découvrir son frigo…
  5. J’aurais pu ajouter Roy Neary dans cette liste, même si ce n’est pas vers son foyer qu’il repart : Roy lui aussi s’en va là où il appartient : là où sa logique n’est pas remise en cause.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Irving Kershner
Robocop 2 (Irvin Kershner, 1990)

Cette fois-ci, à mon avis, c’est le cas : « bis repetita non placent. »

 

RoboCop revient, trois ans après le premier opus, et attention : c’est Irvin Kershner qui est à la réalisation.

Mais on se demande bien où est passé celui qui nous avait proposé L'Empire contre-attaque !

Pourtant, le début était prometteur. En effet, l’intrigue commençait avec la dichotomie inévitable concernant Alex Murphy (Peter Weller) : est-il un homme ou une machine ?

Mais voilà. Rapidement, le débat est clos : OCP – cette entreprise si philanthropique – se couvre juridiquement et Murphy n’est qu’une machine. La rencontre avec sa femme qui suit est là pour clore le chapitre. Passons à autre chose de plus spectaculaire !

 

Parce que ce film est très spectaculaire : on y canarde à tout va, avec différents types d’armes : du pistolet au lance rocket, bref, c’est presque un spot publicitaire pour la NRA.

Quant aux effets spéciaux, s’ils sont un peu plus réussis que dans le film de Verhoeven, on est encore très loin de la révolution Terminator 2. L’animation est plus fluide, mais pas encore assez. Là encore, le film est trop en avance par rapport à la technique.

 

Mais le véritable problème, c’est que le film ne fonctionne pas comme le précédent. Kershner, qu’on a connu plus habile, balance sans cesse entre la parodie et le réalisme. En effet, le scénario situe l’intrigue dans un futur proche, et comme c’était le cas précédemment, la télévision y joue un rôle important.

Mais alors que Verhoeven réussissait à rendre son film vraisemblable (bien que peu crédible), Kershner passe sans cesse d’un extrême à l’autre.

Les ravages des armes et autres instruments chirurgicaux sur les corps sont là encore oscillant entre le rire et l’effroi. La trépanation de Cain (Tom Noonan) est caractéristique de cet état de fait : d’un côté l’acte chirurgical est sanglant et de l’autre le praticien est affamé après son acte. Il en va de même avec tout le reste. On sent la volonté parodique, mais elle n’est pas soutenue.

 

Quant au jeu d’acteurs, si Tom Noonan est un méchant bien comme il faut, le personnage du maire de Detroit (Willard E. Pugh) est caricatural à l’excès : on en devient presque gêné pour l’acteur. Quant à Peter Weller, nous n’avons qu’une seule séquence où nous voyons son vrai visage, alors que dire ?

Et ce qui aurait pu amener une dimension plus intéressante, les rapports entre Murphy et Lewis (Nancy Allen) sont remisés en arrière-plan, Kershner ne supportant pas l’actrice.

Pas étonnant alors que cette dernière décide de ne pas repartir pour une troisième aventure. Tout comme Weller, d’ailleurs…

 

Résultat : un film où on ne sait pas si on doit rire ou pleurer, où on passe de la violence au « rire » (pub pour la crème solaire) sans véritable transition et où finalement on en arrive à s’ennuyer, malgré le nombre de morts violentes : 58. Comme quoi, quand on s’ennuie, on peut toujours compter les morts…

 

Malgré tout, il reste un gros problème : une troisième partie a été tournée ! Et exploitée…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Matthew Vaughn, #Espionnage
Kingsman: The golden Circle (Matthew Vaughn, 2017)

Eggsy (Taron Egerton) est de retour. Il et devenu un Kingsman – Galaad – suite à la disparition de ce dernier dans l’opus précédent. Efficace et habile, tout comme sa collègue d’entraînement la belle Roxy (Sophie Cookson), il prend désormais ses ordres d’un nouveau Arthur (Michael Gambon).

 

Un autre personnage reparaît : Charlie (Edward Holcroft), candidat éliminé à la même formation que les deux autres (Eggsy & Roxy).
En outre, le siège de Kingsman est détruit et Eggsy doit émigrer aux Etats-Unis où il est reçu par l’agent Champagne (Jeff Bridges) qui dirige une organisation similaire : Statesman. Dans cette organisation, chaque agent a un alias de boisson alcoolisée. Il devient alors évident que Champagne soit à sa tête, le champagne étant la boisson alcoolisée noble par excellence.

 

Mais revenons à nos Kingsmen.

Quand Eggsy rejoint l’organisation Statesman, il découvre que Galaad (l’autre, Colin Firth) n’est pas mort et surtout qu’il recouvre ses facultés.

A eux deux, ainsi qu’avec Merlin (Mark Strong), ils vont déjouer une nouvelle fois une personne très dangereuse : Poppy Adams (Julianne Moore) (1).

Encore une fois, c’est une histoire de drogue qui est l’enjeu de l’intrigue. Une drogue qui si elle ne pousse pas les gens à s’entretuer (2), a des effets « extrêmement déplaisants » : euphémisme qui illustrerait très bien le point de vue d’un Kingsman.

A ceci s’ajoute une histoire d’amour entre Eggsy et la princesse Tilde (Hannah Alström), fille du couple royal suédois. En effet, à la fin de l’épisode précédent, ils se sont rencontrés et ne sont pas restés indifférents l’un envers l’autre.

 

Si nous sommes sur les mêmes bases que l’épisode précédent, il manque un tout petit peu de l’inspiration du premier. En effet, l’histoire est plus convenue et l’originalité a disparu.

Certes la teinte réaliste est toujours là, mais l’intrigue a tendance à ressembler plus à un film de James Bond, le chapeau melon et le parapluie en plus.

Arthur prend la place de M (3) et bien sûr Merlin dans le rôle de Q, fournissant du matériel assez étonnant, et sans avoir à préciser que les objets doivent lui revenir en bon état…

 

Mais ne boudons pas notre plaisir, car on en a bien assez dans cette nouvelle histoire d’espionnage on ne peut plus improbable.

Et comme je l’ai déjà dit plusieurs fois : c’est normal que ce soit improbable, nous sommes au cinéma.

Et au cinéma, tout est possible, non ?

 

 

PS : A noter la présence d’Elton John, élément comique de l’intrigue, Elton se moque gentiment de lui-même.

  1. Il est amusant de noter que Julianne Moore joue à nouveau dans un même film que Jeff Bridges. La dernière fois, c’était The big Lebowski, vingt ans plus tôt.
  2. Pas besoin de drogue pour ça, les humains y arrivent – hélas – très bien tout seuls.
  3. Par contre pas de jolie secrétaire pour marivauder en attendant l’appel du patron.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Matthew Vaughn, #Espionnage
Kingsman: the secret Service (Matthew Vaughn, 2014)

Savile Row est une rue de Londres où sont installés les meilleurs tailleurs de Londres (1). Et parmi ces tailleurs une boutique qui paie pas de mine : Kingsman.

En plus de fournir de magnifiques costumes sur mesure, cet établissement renferme une organisation de contre-espionnage efficace, où chacun a pour surnom un chevalier de la table ronde et dirigée par Chester King (Michael Caine) qui, du fait de son patronyme (et de sa place dans l’organisation s’appelle Arthur.

Parmi eux deux autres personnalités importante : Lancelot (Jack Davenport) et Galaad (Colin Firth). Mais au cours d’une mission l’un des hommes meurt, se sacrifiant pour les autres. Cet homme a un fils – Eggsy Unwin (Taron Egerton) – qui va bientôt rejoindre cette organisation secrète et ainsi contribuer à neutraliser Richmond Valentine (<st_290_st/>Samuel L. JACKSON<st/>) avec l’aide précieuse de Merlin (Mark Strong).

 

Nous sommes en pleine histoire d’espionnage un peu comme dans une histoire de James Bond (2) : le pays d’attache étant bien évidemment le Royaume Uni. Mais là s’arrête la comparaison. Si les agents sont anglais jusqu’au bout des ongles, le film nous propose des situations autrement plus violentes que dans James Bond, avec en point d’orgue une séquence ultra-violente à côté de laquelle Alex DeLarge et ses droogies (Orange mécanique) sont des enfants de chœur.

C’est un déchaînement meurtrier pendant lequel les participants s’entretuent, étant sous l’influence d’une drogue originale et mortifère, fabriquée dans les laboratoires de Valentine.

 

Cette violence somme toute gratuite (pour les participants pas pour le film) n’est pas filmée sérieusement. C’est un carnage, mais filmé en accéléré, avec une musique elle aussi violente. On n’y croit pas une seconde, ce qui semble être le but recherché.

Par contre, on s’amuse beaucoup des allures guindées de ces drôles d’agents secrets. Il faut dire qu’ils sont plutôt particuliers. Si James Bond a toujours une allure très smart et un maintien irréprochable, sa tenue ne fait pas de lui un agent. Ce qui n’est pas le cas de ces Kingsmen : ils sont british et fiers, malgré leur manque de discrétion.

Colin Firth est un Harry/Galaad magnifique, et autour de lui, ses partenaires comme ses adversaires sont dans le même registre : une parodie sérieuse.

En effet, pour comparer une dernière fois avec la série James Bond, Kingsman est avant tout réaliste, ce qui explique la crudité des images du massacre dans l’église.

Mais Matthew Vaughn n’en oublie pas pour autant le principe qui veut qu’une parodie doit être outrancière, sinon elle perd de sa force.

Le contrat est donc réussi et le spectateur est comblé par cette atmosphère où les manières feutrées des agents britanniques tranchent avec la violence de leurs actes.

 

Un plaisir.

 

 

(1) Si vous avez lu Agatha Christie, vous le saviez déjà.

(2) Il est d’ailleurs fait référence à Bond (ainsi qu’à Jason Bourne) explicitement dans le film. (re)voyez-le…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John Landis, #Policier
Le Flic de Beverly Hills 3 (Beverly Hills Cop 3 - John Landis, 1994)

Et de trois (1).
Axel est de retour, une dernière fois avec Eddie Murphy pour l’interpréter.

Et après Martin Brest et Tony Scott, c’est John Landis qui nous propose cette ultime aventure dans ce haut lieu d’aisance (2) californien.

Ce troisième opus de la franchise est assez particulier et les avis sont plutôt partagés quant à son intérêt, voire sa valeur.

 

Tout d’abord, le cahier des charges est respecté : un proche de Foley se fait tirer dessus et court se réfugier en Californie : doit-on en conclure que Beverly Hills est un repère de gens malhonnêtes ? Peut-être pas quand même.

Toujours est-il que le méchant cette fois-ci – Ellis Dewald (Timothy Carhart) – est particulièrement réussi, il est difficile de ne pas avoir envie d’entrer dans l’écran pour lui faire sa fête. De plus, ses partenaires – complices – sont absolument détestables ce qui n’enlève rien à l’intérêt de ce personnage.

 

Par contre, on peut déplorer l’absence de John Ashton dans le rôle de Taggart, comparse indispensable de Rosewood (Judge Reinhold), donnant à ce duo des allures rappellent Laurel & Hardy : un gros qui n’est jamais content avec un grand niais.

Le propos du film aussi a été adouci : alors que le second opus donnait une direction plus adulte avec des connotations sexuelles très marquées, ici, une seule véritable allusion à la chose, et rien d’autre.

Il n’y a pas non plus le même côté femme-objet (voir plus bas) des deux films précédents. Il n’y a d’ailleurs plus qu’une seule femme (!) avec un rôle pertinent : la belle Theresa Randle (Janice).

Enfin, il va y avoir une femme dans la vie d’Axel ! Et avec le recul, si une femme entre dans sa vie, il ne pourra plus travailler de la même façon : le concept de la franchise se termine, Axel Foley ne pourra plus être Axel Foley, n’en déplaise au projet d’un numéro 4.

 

D’’ailleurs, Foley n’est déjà plus le même que celui qu’on a connu : son côté baratineur a presque complètement disparu. Par contre, nous avons une réapparition : Serge (Bronson Pinchot), qui a abandonné les expressos avec « un zeste de citron » pour devenir représentant en armes. Mais pas n’importe quoi : du lourd, dans tous les sens du terme…

Cette séquence à la longueur un tantinet excessive se moque carrément d’une certaine façon de concevoir la publicité : on retrouve ces femmes-objets dans un contexte absolu. En effet, l’arme – absolue elle aussi – est utilisée par des mannequins ne portent qu’un maillot de bain, et se servent de cette arme avec les connotations freudiennes évidentes quand il s’agit de présenter un « gros flingue » !

On ne retrouve donc pas, dans ce cas-là, le côté racoleur des deux films précédents.

 

Pour le reste,  c’est un film qui ne vieillit pas si mal que ça, comparé au précédent. Mon préféré restant tout de même le premier.

Après, les goûts et les couleurs…

 

 

  1. Et de trop ? Pas si sûr…
  2. Hum… Aisance financière, cela va sans dire. Encore que…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Paul Verhoeven
RoboCop (Paul Verhoeven, 1987)

OCP est une multinationale extrêmement puissante. Sous la houlette de Richard Jones (Ronny Cox), son numéro 2, elle propose un nouveau genre de policier : un robot qui permet d’assurer un travail de police 24 heures sur 24.

Mais comme son modèle est défaillant, un jeune loup – Robert Morton (Miguel Ferrer) – propose un modèle hybride avec les restes d’un policier tué lors d’une opération : Alex J. Murphy (Peter Weller).

Il est maintenant Robocop, un flic robot dont les trois règles principales rejoignent celles d’Asimov.

Mais où commence le robot, et où d’arrête l’homme ?

 

Paul Verhoeven nous propose ce qu’on appelle un film policier « efficace ». En effet, l’intrigue est on ne peut plus musclée et les morts s’empilent rapidement. Les séquences de coups de feu sont nombreuses et fort nourris. On pense alors à Terminator qui sortit trois ans plus tôt. Mais si le T-800 est entièrement artificiel, Robocop garde en lui une part humaine. C’est d’ailleurs l’intérêt principal de ce film, qui aurait pu être un tantinet plus exploité.

Les rapports entre science et conscience (1) auraient certainement donné un film plus intéressant.

Mais il faut s’en contenter.

 

Robocop, je me souviens, fut un événement à sa sortie et fut rapidement réduit à un sous Terminator, alors que nous ne sommes absolument pas dans le même cadre. Terminator se projette dans l’avenir et est avant tout une course où le temps est important, alors qu’ici nous sommes dans un futur proche et virtuel. Malheureusement pour l’anticipation, le futur envisagé est un tantinet faux, mais qu’importe.

 

Par contre, la façon de traiter l’information est on ne peut plus pertinente.

C’est d’ailleurs ainsi que commence le film : un bulletin d’information nous apprend que la criminalité a atteint un niveau incroyable et justifie donc ce flic-robot. Mais c’est la façon dont est traitée l’information plus que le contenu qui est le plus intéressant :

Tout d’abord, l’annonce des infos promet de tout savoir en 3 minutes (2). Mais surtout, le bulletin est interrompu par une pause publicitaire…

Pas mal, non ?

 

Pour le reste, il est dommage que le film n’ait pu profiter des améliorations techniques que nous connaissons. En effet, les images nous présentant le ED-209 ne sont pas sans rappeler les effets spéciaux tels que les proposait Ray Harryhausen : c’est bien fait, les mouvements sont pratiquement limpides, mais ils ajoutent une teinte surannée  au film. Sans parler de la chute de Jones est finalement très peu crédible.

Alors qu’on admirait les squelettes dans Jason et les Argonautes, on est un peu déçu dans ce film : même Terminator ne souffre pas de ce problème.


Si Robocop est devenu un film culte d’une certaine manière, Paul Verhoeven a souffert d’une situation insoluble (en 1986-87) : son film est arrivé trop tôt. Cinq ans plus tard sort Terminator II : le morphing et l’animation en 3D règlent une bonne fois pour toute les faiblesses flagrantes des effets spéciaux « à l’ancienne »…

 

  1. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (Rabelais)
  2. Moi qui pensais que le « 6 minutes » de M6 était un tantinet léger…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Tony Scott
Le Flic de Beverly Hills 2 (Beverly Hills Cop 2 - Tony Scott, 1987)

Axel Foley est de retour, mais attention : costard à la coupe impeccable ; cravate assortie ; Ferrari (rouge, bien sûr) et accent distingué.

Non, il n’a pas raccroché, il est juste en train de monter un flag’.

Sauf qu’au dernier moment, une nouvelle trombe : Bogomil (Ronny Cox) est à l’hôpital car on lui a tiré dessus et le pronostique vital (comme on dit) est engagé.

Axel abandonne tout et repart pour Beverly Hills découvrir qui sont les salauds qui ont fait ça.

 

D’une certaine façon, l’intrigue est la même, bien que certains personnages changent. Le méchant par exemple, qui est cette fois-ci double : Maxwell Dent (Jürgen Prochnow) et sa comparse Karla Fry (Brigitte Nielsen), véritable exécutante (encore une Main, quoi). Ni drogue ni bons au porteur : des armes achetées à vil prix (cher quand même, ne nous leurrons pas) et revendues à prix d’or.

Et une exécution qui amène Axel Foley dans la danse.

 

De retour à Beverly Hills il fait à nouveau équipe avec Rosewood (Judge Reinhold) et Taggart (John Ashton) et à une moindre mesure Bogomil dont on apprend qu’il a une fille : Jan (Alice Adair). On a donc doublé le nombre de rôles féminins pertinents dans le film. Ce n’est pas terrible quand même.

Sans oublier la séquence sexy dans un bar branché : une autre spécialiste de pole dance, ne portant qu’un string évolue pendant que nos amis trinquent.

Et, cerise sur le gâteau : les filles de Playboy (peu vêtues, cela va de soi) à un gala de charité pour des victimes d’un tremblement de terre. Avec pour le même prix la présence de Hugh Hefner soi-même, dont Axel est un chaud (2) admirateur.

Pou le reste, on en apprend un peu plus sur Taggart et Rosewood et on s’aperçoit que si le premier a des problèmes avec sa femme, le second est en train de dévisser : sa maison est envahie de plantes vertes et de flingues.

Les premières pour recréer une oasis de verdure afin de se relaxer plus efficacement ; les seconds parce qu’on ne sait jamais, avec l’insécurité (etc.).

 

Mais on retrouve certains clins d’œil aussi : outre les situations voisines, on a à plusieurs moments des références à Stallone et surtout ses héros ; chez Billy, deux affiches nous ramènent à l’acteur : Cobra et Rambo (Taggart va même jusqu’à comparer Billy et Rambo !).

Bien entendu, ces références ne sont pas là par hasard : Brigitte Nielsen, au moment du film était alors mariée avec l’Etalon (1).

 

Tony Scott réalise une suite à peu près honorable, avec une teinte un peu plus adulte, où le sexe est un tantinet invasif, mais où les acteurs semblent s’amuser de ces situations improbables, Eddie Murphy en tête.
Et Tony Scott n’use à aucun moment des mouvements de caméra qui seront sa marque de fabrique dans ses films ultérieurs.

 

Au final, un moment agréable, même si on peut préférer l’épisode précédent.

 

  1. Traduction littérale de l’italien « stallone ».
  2. Evidemment…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Steven Spielberg, #Guerre
Il faut sauver le Soldat Ryan (Saving Private Ryan - Steven Spielberg, 1998)

C’est un homme qui avance dans un cimetière militaire, suivi par sa famille et qui s’effondre devant une tombe, bouleversé.

Et il se souvient.

6 juin 1944, opération Overlord, Omaha Beach.

Le capitaine Miller (Tom Hanks) et ses hommes posent pied sur la plage normande alors que les corps tombent inexorablement autour d’eux. Le Débarquement a commencé et les premières heures ne sont pas brillantes. Et quand le bruit et la fureur s’arrêtent, on survole les victimes dont l’une d’elles porte une musette où est écrit : Ryan S.

Les trois frères aînés Ryan sont morts au combat. Reste le benjamin, James (Matt Damon).

Le Haut Commandement, afin de ne pas accabler définitivement une mère, décide alors de sauver ce quatrième frère Ryan.

Et c’est Miller et son escouade qui partent à sa recherche.

 

En un tout petit peu plus de vingt minutes, Steven Spielberg a envoyé tous les autres films de guerre au rancart. Jamais on n’a filmé la guerre d’aussi près et surtout d’une façon tellement réaliste. Pendant toute cette séquence de débarquement, tout est montré : ceux qui tombent à l’eau ; ceux qui tombent sans être descendus du bateau ; ceux qui tombent bêtement en vérifiant l’impact de balle sur leur casque… Et ceux qui survivent. Trois possibilités alors : ceux qui continuent, ceux qui sont blessés et enfin ceux qui sont tétanisés par ce baptême du feu. S’il ne s’agissait pas d’un sujet terrible, on pourrait parler de festival visuel tant cette explosion – au propre comme au figuré – est spectaculaire. Ce sont donc une vingtaine de minutes qui s’écoulent tambour battant, les rares pauses des combattants pour faire le point ne ralentissant même pas ce rythme.

S’il ne reste, visuellement du débarquement à Omaha Beach que les 11 photos de Capa, on peut ajouter maintenant le film de Spielberg, tant le réalisme est présent dans l’opération qu’il décrit, le plus souvent filmée caméra sur l’épaule, au milieu des corps qui courent, qui tombent et qui explosent.

 

Si le sujet est a priori identique, il n’y a aucune comparaison entre Le Jour le plus long de Zanuck et celui-ci.
Car quand Zanuck, à coups de millions de dollars, réunissait une distribution prestigieuse pour tout compte fait compléter les actualités filmées (rares) de cette opération d’envergure. Le choix du noir et blanc dans ce cas-là permettait d’insérer des archives, ce que Spielberg ne fait d’ailleurs pas. Nulle image retouchée voire colorisée comme on put le voir il y a quelques années.

 

Spielberg recrée tout, et nous emmène dans une aventure – pardon, une mission – où ceux qui meurent le font réellement (1), avec le côté « boucherie » de la chose.

Le sang est partout. Dès les premières images du Débarquement, le rouge envahit l’écran et les personnages : ceux qui sont tués et qui maculent leurs uniformes ainsi que l’eau éclaboussent en même temps leurs compagnons d’arme. On a alors Miller trempé par l’eau colorée dont les gouttes rouges s’écoulent le long de son front, pendant que le massacre continue. Jusqu’au bout. Terrible. On pense alors à la chanson And the Band played Waltzing Matilda : quand « le sang a maculé le sable et l’eau. » (2)

 

Et puis il y a le haut commandement. On ne voit pas longtemps Marshall (Harve Presnell) – le big boss – mais on se rend compte alors que finalement, il y avait des êtres humains dans l’Etat-Major. Mais si Marshall a une très bonne raison de sauver Ryan (la lettre de Lincoln est un rappel pertinent), on ne peut s’empêcher de trouver un aspect cynique au fonctionnement du service qui envoie les condoléances aux familles.

C’est une vaste salle dans laquelle quelques dizaines de secrétaires tapent un courrier type, (un différent pour chacune, semble-t-il) où sont énoncées les platitudes les plus grandiloquentes à l’intention de familles qui seront effondrées par la seule lettre sans même l’ouvrir.

Alors oui, Marshall a une approche plus humaine. Mais pour un soldat Ryan sauvé, combien de fils tués ?

 

Jamais on n’a fait un film de guerre aussi magnifiquement antimilitariste.

Merci Monsieur Spielberg.

 

  1. Oui, nous sommes au cinéma, mais justement : c’est parce que le réalisme est criant que le spectateur a vraiment l'impression que ces soldats meurent pour de bon.
  2. « […] The blood stained the sand and the water »

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Comédie, #Pierre Granier-Deferre, #Michel Audiard
La Métamorphose des cloportes (Pierre Granier-Deferre, 1965)

Cloporte : petit animal arthropode (ordre des isopodes) qui vit sous les pierres, dans les lieux sombres.
Ici, les cloportes sont des truands à la petite semaine qui se prennent pour des Hommes. Alors évidemment, ça fait des dégâts…

Edmond « le Naïf » (Charles Aznavour), Arthur « Le Mou » (Maurice Biraud) et Joseph Gerhard dit « le Rouquemoute » ont en vue un petit casse. Malheureusement pour eux, ils n’ont pas un flèche à mettre dans la partie pour le matériel (chalumeau). Ils vont alors démarcher un vieil ami – Alphonse Maréchal dit « Le Malin » - afin qu’il finance l’opération, en lui faisant miroiter un magot un tantinet exagéré (juste 10 fois sa vraie valeur).

Mais comme ce ne sot que des demi-sels, le coup capote et Maréchal se retrouve à l’ombre pendant cinq ans, avec une seule idée en tête : retrouver les cloportes et régler les comptes…

 

Quand le film sort, nous sommes toujours sur la vieille vague, fustigée par ces messieurs des Cahiers, et malgré la qualité de la mise en scène, des dialogues et des acteurs, le succès fut mitigé.

Pourtant, plus de cinquante ans après, on célèbre avec gourmandise le moindre film où apparaît le titre Dialogue de Michel Audiard (1). Si Audiard a écrit les dialogues, il ne faut pas oublier Alphonse Boudard qui écrivit le roman dont est tiré le film, ni encore Albert Simonin qui signa ici l’adaptation.

Bref, nous sommes en compagnie de gens de lettres, ou plutôt de « bafouilles », chacun son style, que voulez-vous.

 

Et du beau monde, il y en a aussi sur l’écran. Outre le quatuor précédemment évoqué, on trouve quelques pointures du cinéma français, et pas des moindres : Pierre Brasseur (Démuldère dit « Tonton », allez savoir pourquoi…) ; Daniel Ceccaldi (l’inspecteur Lescure) et l’incomparable Françoise Rosay (Gertrude), celle qui fournit le matériel de toute sorte (chalumeaux, flingues, papier ?). Gertrude est bien évidemment une parente de Madame Pauline, fleuriste, dans Le Cave se rebiffe.

On peut même remarquer Jean Carmet, dans un petit rôle d’efféminé, « comme ils disent… » (2)

 

On retrouve donc autour de Ventura, truand raffiné mais tout de même bien naïf, certains partenaires du Taxi pour Tobrouk, la gravité du sujet (la guerre) étant mise au rancart, pour une comédie plutôt inhabituelle : ça ne se termine pas bien pour tout le monde. Mais ça n’a pas beaucoup d’importance, le jeu des acteurs et actrice (Irina Demick) nous faisant passer un moment très agréable. Irina Demick, d’ailleurs est une « belle conne » comme on pourrait dire, à une nuance près : si elle est très belle, elle est très loin d’être conne…

Et Max dit « Le Malin », est, pour sa part, bien loin de l’être : repassé une première fois par les autres cloportes, il aura droit à un deuxième service…

 

Quant aux trois affreux, ils sont plutôt gratinés. Si Edmond et Arthur peuvent presque passer pour des durs, il en va tout autrement du Rouquemoute. Géret interprète un personnage dont la veulerie et la lâcheté se marient très bien avec l’hypocrisie. Bref, c’est le pire de tous : pas étonnant que Ventura/Maréchal le garde pour la fin. Même quand il n’est pas là, et qu’on parle de lui, ce n’est pas en bien. En plus d’être petite frappe, il a tendance à se laisser entretenir par une drôle de paroissienne : Léone (Annie Fratellini). Bien qu’elle fasse le tapin pour l’autre oisif, elle choisit ses clients et refuse les vieux messieurs. Tout un poème.

 

Je terminerai par la réflexion de Mme Gertrude à propos du Rouquemoute, mais qui convient aussi aux deux autres : « Un mec qui t’emporte une brique de matériel, qui t’laisse deux cents sacs et qui donne plus jamais de nouvelles, moi j’appelle ça une mauvaise personne. »

 

 

  1. Encadré, s’il vous plaît !
  2. N’oublions pas qu’Aznavour est là.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Bertrand Tavernier, #Guerre
Capitaine Conan (Bertrand Tavernier, 1996)

Septembre 1918. Quelque part en Bulgarie.

Le commandant Conan (Philippe Torreton) est un homme de commando. Avec un groupe d’hommes, ils sont des nettoyeurs de tranchée : ils investissent le camp adverse et en déloge les occupants. Parfois ils les gardent prisonniers, d’autres fois pas.

Et puis la guerre se termine.

Mais ils ne rentrent pas chez eux.

 

Nous suivons les pérégrinations du lieutenant Norbert (Samuel Le Bihan), ami de Conan, mais comme le dit ce dernier : « il y a ceux qui ont gagné la guerre, et ceux qui l’ont faite. »

Norbert fait partie de ceux qui l’ont faite.

Bertrand Tavernier nous propose un point de vue : entre Etat-Major et tranchées, entre la merde et la soie, n’est pas Talleyrand, qui veut.

La guerre, c’est la Grande, celle de 14, avec ses tranchées et ses morts stupides (1), avec ses officiers supérieurs et pas que dans leur galons, dans leur attitude aussi : ces planqués qui n’ont pas souvent connu le baptême du feu, si on en croit ce même Conan.

Mais la guerre, c’est aussi ola seule raison de vivre de ces survivants sans cesse en sursis. Même quand la Guerre est finie (28 juin 1919 : Traité de Versailles), ce n’est pas terminé. Il faut sécuriser les pays « conquis » et repousser les Bolchéviks. Et après ? (2)

 

Depuis Les Croix de Bois (1931), le cinéma français n’a pas beaucoup décrit la première Guerre Mondiale, si ce n’et en retraçant ses différentes phases, à l’aide d’images d’archives, estampillées SIRPA, cela va de soi. La grande Illusion (1937) de Renoir ne s’attardait que sur la vie des prisonniers, et d’une manière générale, les faits d’armes peu glorieux (3) étaient expressément écartés pour ne laisser la place qu’aux hauts faits glorieux. Sans oublier Les Sentiers de la Gloire, film qui resta dans les boîtes pendant trente ans en France.

 

En France, justement, on a l’habitude de célébrer les anniversaires qui tombent tout rond : 10 ans, 20 ans… Alors pour fêter les 80 ans de la Bataille de la Marne (4), Tavernier ouvre la voie à une autre façon de raconter cette immense et immonde Boucherie qui permit au monde d’entrer de plain pied dans le XXème siècle.

Ah, ils sont beaux, les militaires français, dans leurs habits kaki (le bleu horizon était passé de mode), qui partent à l’assaut d’une énième cote, avant de partir vers une autre et cela jusqu’à la fin.

Mais comme la fin n’arrive pas, l’inévitable se produit : des désertions, des contestations… Et tous ces beaux soldats – estampillés héros de guerre (AOC) – deviennent la lie de l’armée, (presque) de vulgaires criminels que Norbert doit surveiller, défendre, et au bout d’un moment accuser, au nom de ces mêmes généraux qui n’ont vu pour la plupart d’entre eux les ennemis que sur une carte (d’état-major, cela va de soi…).

 

S’il n’y a aucune envolée esthétique dans cette guerre, Tavernier ne ménage pas ses effets. La vision qu’il nous en donne est réaliste, même si elle n’atteint pas le degré du film de Spielberg Il faut sauver le Soldat Ryan. Mais l’intention est là, et pour une fois, les hauts gradés en sont pour leurs frais : entre le général Pitard (Claude Rich) qui n’est préoccupé que par une « cousine » (Catherine Rich, femme de…) qu’il essaie d’éviter et le commandant Bouvier (François Berléand) qui semble passer sa guerre à table, les troufions sont bien servis. Reste le Lieutenant de Scève (Bernard Lecoq), qui semble différents de ces aristocrates d’épée, mais qui, tout compte fait ne vaut pas tellement mieux, l’image de l’E-M en prend un sacré coup. Il était temps…

 

Restent aussi une distribution prestigieuse et talentueuse, où Torreton et Le Bihan sont toujours justes, avec bien sûr un Torreton qui en devient aérien tant son jeu est superbe. Une mention aussi à Bernard Le Coq, un officier presque humain, mais magnifiquement interprété lui aussi.

 

Au final, cette guerre que nombreux qualifient de « Grande » se termine en eau de boudin, sans faste ni explosion de joie comme on aurait pu l’imaginer.

La déclaration de signature de l’Armistice par le colonel Voirin (André Falcon), sous la pluie, se transforme en farce, quand on voit les soldats qui s’éclipsent discrètement pour soulager un besoin pressant et moins solide que d’habitude.

 

De là à dire que cette guerre les a fait ch…

 

  1. Y a-t-il pire connerie que la guerre ? (Cf. Barbara – Prévert, Paroles, 1946).
  2. Après, on s’achemine tout droit vers la Seconde, la paix chèrement acquise n’étant que toute relative…
  3. Les mutineries de 1917, suite aux offensives farfelues de l’E.M (je ne donnerai pas de nom, même si Nivelle me vient tout naturellement en tête)…
  4. Je ne suis pas convaincu que c’était vraiment un anniversaire bien glorieux…

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