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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Raoul Walsh
The lucky Lady (Raoul Walsh, 1926)

Cette femme chanceuse ne l’est pas tant que cela. En effet, la princesse Antoinette (Greta Nissen) élevée chez les sœurs, est rappelée dans son petit état, le San Guido. Le San Guido a pour source de revenus quasiment exclusive le casino et ses joueurs (1).
Elle doit revenir parce que la révolte gronde et la république menace de s’installer. Les conseillers de la monarchie – qui sont aussi propriétaires du casino – ont décidé de marier la princesse au grand-duc Ferranzo (Lionel Barrymore), joueur malchanceux s’il en est (1,5 million de dettes), et surtout grand amateur de femmes plus ou moins légères.

Bien sûr, elle n’en a pas envie, surtout qu’elle a fait la connaissance d’un Américain de passage dans sa principauté : le beau Clarke (William Collier Jr.), qui a révisé ses jugements quant à la beauté des femmes en apercevant la belle princesse.

 

 On aura tout de suite reconnu Monaco derrière cette principauté au casino tant couru, et dont les gardiens ne sont pas sans rappeler les militaire de la véritable enclave princière. De plus, la monnaie est le franc. Quatre ans après Foolish Wives, nous retournons donc là-bas, mais pour une histoire beaucoup plus légère.

 

On sent que Raoul Walsh s’est amusé en tournant cette histoire mélodramatique mais surtout comique. Rien n’est bien sérieux dans cette histoire, et c’est d’ailleurs un plaisir de revoir Lionel Barrymore faire rire, ce qui n’était pas très souvent le cas.

Et chose étonnante, le « méchant » de l’histoire (2) qui n’est autre que Marc McDermott ne meurt pas avant la fin. Ni d’ailleurs dans le reste du le film.

 

On retrouve chez la princesse une véritable héroïne de Walsh de par ses attitudes et sa mentalité.

Elle a beau sortir du couvent, on n’y croit pas une seconde : déjà, elle y est une pensionnaire dissipée, mais surtout, sa prestation en L’il’ Toni nous fait croire qu’elle n’a absolument rien appris de son passage au couvent. En effet, pour dénoncer le contrat de mariage qu’elle a dû signer avec Ferranzo, elle crée cette femme sulfureuse pour séduire le grand-duc et ainsi se libérer de ce pesant engagement.

 

Toni n’a absolument rien d’une princesse, mais plutôt une femme moderne telle qu’on en trouve aux Etats-Unis à la même époque. Elle n’a peur de rien et surtout pas de ce vieux coureur, et joue avec adresse ce rôle de femme fatale. Et là encore, on sent que tout le monde s’amuse sur ce film.

Et tout comme Antoinette, Clarke est lui aussi un pur héros walshien. Il est courageux et prêt à tout pour atteindre son but, même s’il semble absolument inaccessible : vous imaginez, une princesse avec un acteur…

 

Une princesse avec un acteur peut-être pas, mais un prince avec une princesse…

C’est arrivé trente ans après la sortie du film, presque jour pour jour.

 

Alors finalement, cette histoire n’est pas si absurde que ça. !

 

  1. J’aurai pu ajouter « malchanceux », mais dans un tel lieu ça tend vers le pléonasme.
  2. Ce n’est pas un criminel ni un salaud de quelque espèce, mais tout bonnement un homme d’affaires.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #James Young, #F. Richard Jones, #Mabel Normand
Mickey (F. Richard Jones & James Young, 1918)

Depuis la mort de son père, Mickey (Mabel Normand) vit avec le !meilleur ami et associé de celui-ci, Joe Meadows (George Nichols) et sa femme de ménage Minnie Ha-Ha (Minnie Devereaux/Provost), une Indienne plus que plantureuse.

Alors que Joe exploite une mine qui n’a rien donné en 20 ans, Mickey a une certaine tendance à le faire tourner en bourrique. C’est pourquoi il décide de l’envoyer chez sa tante, Mrs Drake (Laura La Varnie), qui est heureuse d’avoir dans sa famille une jeune fille intéressée dans une mine d’or.

Mais dès qu’elle apprend que la mine ne donne rien, Mickey est cantonnée à des tâche subalternes qui relèvent rarement d’une fille de bonne famille.

 

Mabel Normand était une grande star à l’époque de la sortie du film, et pourtant ce film a mis longtemps à sortir, puisqu’il fut commencé deux ans plus tôt, les télégrammes de l’intrigue étant datés, eux, de 1917.

C’est un vrai plaisir de pouvoir admirer cette grande actrice dans un long métrage, la majorité de ses films qui nous sont parvenus sont des courts, où elle côtoie d’autres grands noms de la comédie : Charles Chaplin et Roscoe Arbuckle pour ne citer qu’eux.

Bien sûr, c’est un film sur mesure pour elle dans lequel elle donne toute l’immensité de son talent, jouant tour à tour les jeunes filles espiègles, ainsi que l’amoureuse, sans oublier une propension à l’aventure et aux exploits sportifs comme dans la course hippique.

Bref, Mabel était une actrice totale, et on ne peut que regretter sa disparition brutale et un peu injuste (1).

 

Produit par Mack Sennett, ce film contient certains éléments qui rappellent ce géant du cinéma : la poursuite du train par la voiture, avec les croisements des deux véhicules ; ou encore la baigneuse nue (Mabel ?) que regarde Herbert Thornhill (Wheeler Oakman) avec la lunette de géomètre…

Mais si l’humour n’atteint pas la finesse de la décennie suivante, on rit tout de même surtout qu’on retrouve le même genre d’humour pratiqué par les autres grands, essentiellement basé sur les situations. Et tout de même en évitant le recours systématique aux tartes à la crème et autres coups de pied dans le derrière. (3) Et la séquence où Mabel fait le ménage est l’un des moments les plus drôles du film.

 

Mabel est (très) amusante et on ne peut rester insensible à cette jeune femme/fille : le rôle de Mickey n’est pas sans rappeler ceux de Mary Pickford à la même époque, une femme-enfant espiègle mais pas non plus naïve. Sa taille et ses attitudes lui permettent à elle aussi de passer aisément de la (très) jeune fille qui joue des tours à la jeune femme effarouchée par l’amour et qui s’y abandonne avec excitation.

 

Bien sûr, on trouve des méchants, mais dans une moindre mesure : si la tante et la nièce ne sont pas des plus subtiles mais plutôt hypocrites – l’argent transforme les gens, bien sûr, mais dans le cas de ces deux femmes, la transformation avait déjà eu lieu – et c’est dans le cousin Reggie (Lew Cody qui épousera Mabel en 1926) qu’on trouve le personnage le moins recommandable. Reggie, fêtard impénitent, n’est pas insensible aux charmes de Mickey, ainsi que de sa mine qui donne enfin. Mais surtout, c’est un véritable escroc, comme on peut le voir dans la séquence hippique.

Afin de déjouer les noirs desseins de ce triste personnage, nous aurons droit à une bagarre terrible entre lui et le beau et noble Thornhill, amenant un sauvetage de dernière minute comme on en connaissait beaucoup à l’époque.

 

On s’amuse alors, tout comme Mabel qui s’en donne à cœur joie pour notre plus grand plaisir.

On retrouve aussi des éléments de Cendrillon : Mabel devenue bonne à tout faire s’invite à un bal au grand dam de sa tante et sa pimbêche de fille (Minta Durfee), qui lui reprendront ses beaux atours et la renverront vers l’Ouest et sa mine improductive.

Bref, c’est un film qui a tous les ingrédients pour être un grand succès, ce qui fut le cas : pour 300.000 dollars (2) de budget, il en récolta 8 millions.

 

 

  1. Impliquée dans l’affaire du meurtre de William Desmond Taylor (1922), elle sera blacklistée à Hollywood, tout comme son ancien partenaire Roscoe Arbuckle.
  2. Nombre utilisé dans la promotion.
  3. Je vous laisse découvrir qui de prend le seul coup de pied au cul.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Louis Chaudet, #Drame
Defying Destiny (Louis Chaudet, 1923)

Jack Fenton (Monte Blue) et Beth Alden (Irene Rich) sont des amis d’enfance.

Un jour que Beth doit passer la nuit chez les Fenton, un incendie se déclare.

Les parents de Jack y meurent et Jack a le visage défiguré en voulant sauver Beth des flammes.

Dix ans plus tard, Jack s’élève progressivement dans la banque de Mr Alden (James Gordon), et Beth et lui commencent à se dire qu’ils passeraient bien le reste de leur vie ensemble.

Mais par deux fois le livre de comptes de Jack présente des anomalies : 3000 dollars ont disparu.

Jack est alors arrêté et jugé.

Innocenté, il doit tout de même faire face à une opinion publique qui le croit malgré tout coupable.

 

Sorti en 1923, le film de Louis Chaudet n’est pas aussi anodin qu’on pourrait le croire. En effet, à cette même période, le scandale Arbuckle est encore très frais dans les mémoires. Tout comme Jack Fenton, Arbuckle a été accusé à tort et sa réputation a été irrémédiablement entachée, surtout à cause d’une opinion publique hostile menée tambour battant par la presse et surtout W.R. Hearst.
Ce film n’est pas le seul à exploiter les ravages de cette opinion publique où les bonnes gens se donnent une conscience irréprochable tout en traînant dans la boue n’importe qui sans beaucoup chercher la vérité.

 

Malheureusement, il est sorti trois jours après un autre film qui l’a éclipsé (1) ayant pour thème l’opinion publique : A Woman of Paris de Charles Chaplin. Bien sûr, le film de Chaudet n’a pas la qualité esthétique de celui de Chaplin, mais la façon d’y traiter ce sujet d’actualité est beaucoup plus proche de l’affaire Arbuckle et a dû enflammer certaines discussions.

Et de ce point de vue, on voit bien que près de cent ans après, les choses n’ont pas évolué : nous prenons très (trop) souvent pour argent comptant ce que nous entendons/voyons/lisons pour peu que cela corresponde à nos conceptions.

 

Pour le reste, c’est un mélo de facture assez classique, dont l’histoire, si elle est d’actualité est tout de même un tantinet invraisemblable.

Fenton est défiguré certes, mais sa guérison – une intervention de chirurgie esthétique – ne le rend tout de même pas aussi méconnaissable que l’entend le docteur Gregory (Tully Marshall dans un rôle positif pour une fois…) qui l’a opéré. Même la petite moustache (2) qu’il se laisse pousser ne le rend pas franchement inconnu.

De plus, le retour de Fenton dans la communauté qui l’avait si facilement condamnée va dans le même sens : comment à défaut de ne pas reconnaître ses traits, ne peut-on reconnaître sa voix ou son allure ? Jusqu’à Beth qui danse avec lui et donc le touche : il faudra un élément plus personnel voire intime pour qu’elle ouvre finalement les yeux.

 

SI ce n’était ce côté invraisemblable, on pourrait très certainement trouver une place à ce petit film pour sa façon de traiter d’une actualité brûlante sous la forme du mélodrame. Parce que malgré cela, à aucun moment les acteurs n’en rajoutent dans un quelconque pathos.

Le film est banal à première vue, mais malgré tout, il possède certaines qualités et surtout une actualité indémodable : il y aura toujours – malheureusement – des gens « bien pensants » qui médiront de leur(s) prochain(s).

 

A découvrir, donc.

 

 

  1. Et l’éclipse toujours, d’ailleurs.
  2. La moustache est prétexte à une petit trucage cinématographique (assez commun à l’époque) : on voit le nouveau visage de Fenton dans le reflet d’un miroir. Puis on voit une moustache apparaître sur ce visage impassible, illustrant son dessein au goût de vengeance.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #David Fincher, #Fantastique
L'étrange Histoire de Benjamin Button (The curious Case of Benjamin Button - David Fincher, 2008)

Benjamin Button (Brad Pitt) est un homme très curieux.

Après une naissance douloureuse qui emporta sa mère (Joeanna Sayler), il est abandonné par son père (Jason Flemyng), ne supportant pas un tel monstre : Benjamin est né vieux. Il a tous les symptômes de la vieillesse, même s’il vient de naître, et son espérance de vie n’est que de quelques jours.

Et puis le miracle se produit : non seulement Benjamin ne meurt pas, mais en même temps qu’il grandit, il rajeunit.

 

C’est un très beau film que nous propose là David Fincher. Cette histoire improbable d'un homme qui rajeunit en prenant de l’âge est superbement filmée.

Il faut dire que deux grands atouts interviennent : la distribution – prestigieuse – et le maquillage.
En effet, la première vision que l’on a de Daisy (Cate Blanchett) est une très vieille dame sur son lit d’hôpital : seuls son regard et sa voix nous indiquent que c’est bien elle qui git sur ce qui va être son lit de mort.

De même, le maquillage de Brad Pitt demandait cinq heures de préparation.
Bref, du grand art.

 

Et en plus de cela, la reconstitution est absolument bluffante – avec le numérique, tout est enfin possible – et filmée comme dans une histoire merveilleuse, ce qui est justement le cas. C’est presque un conte de fées qui commencerait par la fin. Et cette impression est renforcée par l’histoire d’amour atypique entre Benjamin et Daisy. Dès leur première rencontre, nous savons qu’ils se sont trouvés. Mais la différence apparente d’âge les fait sans cesse hésiter, les séparant pour mieux les rapprocher.

Et bien sûr, c’est quand ils semblent avoir le même âge qu’ils se retrouvent pour une histoire d’amour extraordinaire.

 

Mais surtout, c’est une histoire des possibles qui nous est contée, avec une subtilité et une sensibilité presque magiques (1) : le décalage entre l’apparence et l’âge de Benjamin amène des situations qu’on pourrait qualifier de comiques, mais à aucun moment on en rit. C’est tout juste si on en sourit, gagné par l’émotion plutôt que par l’humour.

Les différentes découvertes de Benjamin, et surtout sa rencontre avec le capitaine Mike (Jared Harris) qui sera à l’origine des plus spectaculaires et personnelles (mer, sexe, alcool) et feront de lui un être encore plus à part, mais tellement attachant.

Et cette chance que chacun a de se réaliser : Queenie (magnifique Taraji P. Henson) qui tombe enceinte ; Daisy qui devient danseuse étoile ; Elizabeth Abbott (Tilda Swinton, superbe  elle aussi, encore une fois) qui parvient au bout de son exploit… Sans oublier le lever du soleil sur le lac Ponchartrain.

 

Et puis il y a la narration. C’est là que le film prend toute sa saveur.

En effet, alors que Benjamin rajeunit, les autres et les lieux vieillissent, par petite touche : c’est doucement que nous le voyons évoluer vers cette amélioration progressive mais inéluctable : la marche, les cheveux et la vision (2) l’amènent progressivement dans la fleur de l’âge.

Et à deux moments, Fincher insère des épisodes qui ont tendance à aller dans le même sens que Benjamin : l’inauguration de l’horloge et l’accident de Daisy.

Alors que l’inauguration de l’horloge donne lieu à un retour en arrière où les morts se relèvent et surtout les fils ne partent pas, l’accident, lui, est traité de la même manière des possibles, et ce malgré l’issue tragique inéluctable. Encore une fois on assiste à un rembobinage de l’événement, montrant comment il aurait pu être évité.

Mais tout comme les soldats n’ont pas ressuscité, Daisy ne sera pas épargnée.

Mais comme cet accident lui apportera un autre bonheur, quelle importance.

 

Et jusqu’au bout, comme Daisy, nous suivons Benjamin jusqu’au bout, dans sa lente dégénérescence paradoxale : ses nouveaux symptômes ressemblent à la vieillesse mais correspondent plus à des phases normales d’un « anti-développement ». Et il retourne finalement dans le néant, inéluctablement.

Et cette fin nous ramène à l’une des questions existentielles de l’humanité : est-il plus difficile de mourir ou de naître ?

Ce retour vers le néant illustre parfaitement que nous en sommes issus et que nous y retournerons.

 

Mais là, nous sortons de notre sphère cinématographique…

 

 

PS : petit détail. Quand Benjamin va admirer Daisy qui danse, il lui a apporté des marguerites pour la féliciter. Et marguerite, en anglais, ça se dit « daisy »…

 

  1. On en revient au conte de fées.
  2. Les différentes paires de lunettes qui changent jusqu’à totalement disparaître.

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #Guy Hamilton, #James Bond
L'Homme au pistolet d'or (Guy Hamilton, 1974)

James est de retour.

Enfin, Roger Moore dans le rôle de James Bond est de retour. J’écris cela parce qu’on pourrait se demander s’il y croit lui-même : par deux fois il place la réplique culte dans le film : « My name is Bond. James Bond. »

Parce que pour le reste, pas de grande surprise.

On peut même être déçu par ce nouvel opus des aventures de l’espion le plus célèbre au monde.

 

Certes, nous avons notre lot de jolies filles, poursuites en voitures et autre scènes spectaculaires, mais on n’y croit que moyennement. Non pas que les aventures précédentes furent des modèles de réalisme, mais là, il manque quelque chose.

Et si c’était tout simplement d’humour ?

En effet, alors que l’intrigue présageait des moments de bravoure, on reste sur sa fin. Un peu comme si tout le monde se prenait au sérieux.

Même le marivaudage entre Bond et Moneypenny (Lois Maxwell) nous tire faiblement un sourire. Quant à Q (Desmond Llewelyn), sa présence est terne, se faisant (presque) sans cesse reprendre par M (Bernard Lee) : « shut up, Q ! »

 

Bref, un tout petit James Bond que celui-ci. Cet homme au pistolet d’or – Francisco Scaramanga (Christopher Lee, impeccable comme d’habitude – ne présente pas vraiment de menace mondiale comme les autres psychopathes qui ont pu le précéder.

Son intérêt dans la découverte indispensable de l’épisode est bassement financier, ce qui ne colle pas vraiment avec le caractère d’un tel esthète du crime qui est payé 1.000.000 de dollars le contrat.

Et si sa base explose comme l’indique le cahier des charges, l’absence d’un personnel nombreux et surarmé ajoute à la déception. Parce qu’au bout du compte, on aime bien quand Bond sauve le monde, aidé ou non par la Navy, qu’elle soit anglaise ou américaine.

 

La présence d’Hervé Villechaize aurait pu donner un peu plus d’attrait à cette intrigue. Mais lui aussi manque de cet humour indispensable à ce genre de film. Et c’est bien dommage car il était amusant de voir celui qui allait interpréter l’inoubliable Tattoo dans L’Ile fantastique.

Et on aurait préféré un nain de la trempe d’Harry Earles (bien avant lui), ou encore de Peter Dinklage (bien après).

 

Et la présence du shérif J.W. Pepper (Clifton James) ne rattrape rien. Sa présence n’apporte rien à l’intrigue, et ce qui donnait un cachet plutôt authentique dans le film précédent n’a ici aucun intérêt : ses remarques désobligeantes à l’encontre des autochtones n’étant pas du meilleur effet.

 

Bref, si Les filles sont jolies et Christopher Lee un méchant tout à fait acceptable, on s’ennuie tout de même dans ce neuvième opus de l’homme du MI6.

 

Mais James Bond reviendra dans The Spy who loved me

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #René Clair
C'est arrivé demain (It happened tomorrow - René Clair, 1944)

50 ans.
Cela fait 50 ans que Larry Stevens (Dick Powell) est marié à Sylvia Smith (Linda Darnell).

A cette occasion, la famille (entière) s’est réunie.

Mais au dernier moment, Sylvia et Larry se disputent : il veut raconter leur rencontre à ses descendants.

Elle n’est pas bien chaude pour cette révélation. Il faut dire que les circonstances relèvent de l’incroyable, voire du miracle : Larry, quand il était jeune reporter, a reçu pendant quelques jours le journal du lendemain, annonçant à l’avance les temps forts de la journée, lui permettant d’être à chaque fois au bon endroit, et au bon moment.

Mais est-ce un bienfait ?

 

Pendant son exil américain, René Clair a continué à tourner, Hollywood étant bien heureuse de le compter parmi ses réalisateurs étrangers qui y ont travaillé à un moment ou à un autre.

Et bien sûr, René Clair y a réalisé ce qu’il sait faire le mieux : les comédies.

A la comédie s’ajoute un élément fantastique bienvenu : connaître le lendemain.

A cela se joint un numéro de music-hall de divination entre le grand Cigolini (Jack Oakie, qui n’est pas bien grand) et sa nièce Sylvia.

Bien sûr, ce numéro n’a rien de novateur, la transe de la jeune femme est feinte.

Ce qui l’est moins, c’est l’intervention du vieux Pop Benson (John Philliber), le pourvoyeur de l’information future.

 

D’une certaine façon, Pop Benson est le personnage le plus important : il est l’instrument du destin qui va fortement influencer ces quelques jours de la vie de Larry et de ceux qui l’entourent. De plus, il annonce le personnage de Clarence dans La Vie est belle.

En effet, tout comme l’ange gardien de George Bailey, Pop Benson permet à Larry d’avoir accès à un élément surnaturel exclusif : à chaque fois que Pop Benson apparaît, Larry est seul, que ce soit à la rédaction ou au commissariat de police.

Tout comme George Bailey, personne ne peut comprendre ce qu’il lui arrive.

Et Larry a beau savoir l’avenir et tout faire pour le changer, les faits annoncés se déroulent, inéluctablement. Implacablement. Même sa mort.

 

 

C’est aussi là que se construit une part du comique du film : entre les policiers qui le soupçonnent rapidement de complicité de crime – pourquoi serait-il toujours au cœur de l’information s’il n’était pas complice ? – et l’oncle de Sylvia qui a la fibre familiale un tantinet exacerbée et voit d’un très mauvais œil ce jeune homme qui veut épouser sa nièce, Larry n’est pas à la noce (c’est le cas de le dire).

 

Quoi qu’il en soit, on retrouve dans cette histoire fantastique les ressorts de la comédie de René Clair : une situation qui devient de plus en plus inextricable, où les quiproquos s’enchaînent jusqu’à un paroxysme qui, de toute façon, précède une résolution heureuse (1), sans oublier les différents personnages eux-mêmes comiques, l’oncle de Sylvia en étant l’archétype.

 

Bref, on s’amuse beaucoup dans cette histoire qui n’est que trop humaine et renvoie les spectateurs vers un rêve universel : de quoi sera fait demain ?

Et si la comédie fonctionne, c’est aussi parce qu’on a tous fait ce rêve. A un moment ou à un autre.

 

Et pourtant, la morale de cette histoire est énoncée par Pop dès le début : sera-t-on plus heureux si on connaît notre futur ?

Réponse dans le film.

 

(1) Une comédie se termine toujours bien.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Walter Hill, #Policier
Double Détente (Red Heat - Walter Hill, 1988)

La « détente » c(‘est ce que Willy Brandt appelait de ses vœux à la fin des années 1960, et qui correspondait à un apaisement des relations entre l’Est et l’Ouest.

Près de vingt ans après, Walter Hill joue de ce vocable pour nous proposer un film po ;licier un tantinet à part de la production habituelle.

Si le titre original ne laisse aucun doute – Red Heat, « fièvre rouge » serait plutôt adéquat – on ne peut s’empêcher de donner raison à la traduction française : Danko (Arnold Schwarzenegger) et Ridzik (James Belushi) font une paire plutôt hors du commun dans ce genre de film, et leur collaboration (forcée) est un exemple de ce qu’aurait pu être le monde pendant les quarante dernières années qui ont précédé le film (1).

 

Donc Danko débarque à Chicago pour récupérer un ressortissant de son pays plutôt retors.

ON commence donc le film avec la rigueur communiste – soviétique, devrais-je dire – mais au fur et à mesure que le film avance, la situation se décrispe (merci à Willy) et nous offre un divertissement fort agréable (2), où notre ami Schwarzy, tout de rigueur soviétique, nous réjouit autant que James Belushi.

A propos de Belushi, on ne peut voir le film sans penser à son frère aîné John : The Blues Brothers se déroule aussi à Chicago…

 

Pour le reste, rien de bien neuf : le film, malgré sa teinte russe n’est pas bien différent des autres productions de l’époque. Tout l’intérêt se focalise dans cet échange forcé. Schwarzy, du fait de ses origines est un étranger (« alien », disent-ils là-bas) fort acceptable et sous des dehors de fraternisation, on retrouve tout de même quelques piques idéologiques somme toute assez anodines : le film ayant été tourné en partie à Moscou, on n’imagine pas une critique primaire comme on pouvait en connaître même dix ans plus tôt (3).

 

Alors on s’amuse devant ces deux aspects d’un même métier, la procédure n’étant pas toujours la même : les Miranda Rights (4) amenant un petit plus du point de vue des procédures, mais surtout un élément comique appréciable.

Bref, on s’amuse et c’est là le plus important.

 

 

  1. 1948 : blocus de Berlin.
  2. La première chose qu’on attend du cinéma : se divertir.
  3. Au milieu des années 1980, un téléfilm américain racontait ce que serait la vie si l’URSS avait envahi le pays…
  4. Droits des prévenus à qui on récite toutes les possibilités de défense au moment d’une arrestation, etc.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John Ford, #John Wayne, #Western
Rio Grande (John Ford, 1950)

Dernier volet sur la cavalerie et les guerres indiennes, Rio Grande, de par son titre, traite d’un lieu des plus stratégiques : le fleuve éponyme qui constitue une frontière naturelle entre les Etats-Unis et le Mexique (1).

Ce fleuve est régulièrement traversé par les Indiens – ici les Apaches – afin de se protéger des « Tuniques Bleues » après un méfait. Mais du fait que le fleuve est une  frontière, les soldats ne peuvent le franchir sans provoquer un incident diplomatique avec tout ce que cela concerne.

 

Les soldats, ici, sont en garnison à Fort Starke, qui est le dernier fort avant la frontière et commandé par le général Sheridan (J. Carrol Naish), aidé du colonel Kirby York (John Wayne).

Parmi les nouvelles recrues, on trouve un trio de jeunes cavaliers courageux et téméraires : Tyree (Ben Johnson), Boone (Harry Carey Jr.) et York (Claude Jarman Jr.) qui n’est autre que le fils du colonel, renvoyé de West Point et qui s’est engagé pour laver son honneur, d’une certaine façon.

Le même jour arrive Kathleen York (Maureen O'Hara), bien décidée à récupérer son fils des griffes de l’armée.

 

Pour terminer sa trilogie, Ford reprend quelques-uns des interprètes (John Wayne, Victor McLaglen…) et conclut sur un coup d’éclat des soldats, secourant les enfants du fort des Apaches qui les ont enlevés.

Non seulement les acteurs « rempilent », mais certains possèdent le même nom que lors d’un des deux films précédents : John Wayne/York ; Ben Johnson/Tyree ; McLaglen/Quincannon…

Et tout comme le premier opus, le film est en noir et blanc (2), renforçant le côté noir de l’intrigue.

 

Mais surtout, l’aspect privilégié dans le film est la famille. Outre que certains enfants qui apparaissent sont ceux des acteurs (etc.), le film s’ouvre et se ferme sur les femmes qui attendent inquiètes le retour des soldats après une mission : leurs hommes seront-ils parmi les blessés, ou pire les morts ?

De plus, l’intrigue faisant se côtoyer le père et le fils sous les mêmes couleurs amènent certaines difficultés dont joueront Morris et Goscinny dans Le XXème de Cavalerie (1965), avec en prime le jeune McStraggle qui ressemble fort à Claude Jarman Jr.

 

Si l’intrigue est plus noire que les autres, elle n’empêche pas de nous proposer une belle bagarre qui oppose le fils du colonel, cible privilégiée entre les hommes du régiment, et Heinze (Fred Kennedy) qui se gaussait de la parenté du jeune homme. Cette bagarre fait partie des éléments incontournables des westerns de Ford, tout comme l’ivrognerie de Quincannon/McLaglen.

On retrouve un autre élément qui sera repris par Morris et Goscinny : les chœurs de soldats chantant des ballades irlandaises, émouvant les auditeurs.

Bref, avec Rio Grande, Ford tourne – encore – une page de l’Ouest américain, en donnant cette fois le beau rôle à ces cavaliers. Il tournera une nouvelle fois une histoire avec ces cavaliers neuf ans plus tard, mais cette fois le contexte sera la guerre de Sécession, donc un autre pan de l’histoire de ce pays.

 

Et bien sûr, on retrouve le microcosme habituel, dont Kathleen York est la femme forte qui sait mener son monde : têtue et opiniâtre comme son mari, elle ne se laisse pas faire quand il tente un rapprochement, surtout du fait de la destruction de sa demeure familiale pendant la guerre civile.

Elle prendra d’une certaine façon sa revanche de l’armée quand la fanfare jouera Dixie pendant la mise à l’honneur de son fils et ses camarades.

 

Avec ce film, Ford en termine avec les guerres indiennes du point de vue des Blancs. Vont suivre dorénavant des westerns aux intrigues où la place des Amérindiens sera plus grande et surtout plus juste (3) : je rappelle que les vrais Américains ne sont pas ceux qui ont colonisé le pays pendant les différentes vagues d’immigration qu’ont connues les Etats-Unis, mais bel et bien ceux qui étaient là bien avant eux.

 

 

PS : Jack Pennick est encore et toujours là. Le trouverez-vous ?

 

  1. Pas de mur possible à cet endroit, semble-t-il…
  2. La Charge héroïque est en couleur du fait du ruban jaune dont fait mention le titre original (She wore a yellow Ribbon).
  3. The Searchers, Cheyenne Autumn, Two rode together.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Richard Attenborough, #Guerre
Un Pont trop loin (A Bridge too far - Richard Attenborough, 1977)

Deuxième livre adapté de Cornelius Ryan, Un Pont trop loin décrit à nouveau une phase de la Libération de l’Europe (les Pays-Bas en l’occurrence). Mais si le premier – Le Jour le plus long – était avant tout une ode à la gloire de ceux qui ont fait le Débarquement, ici, ça ne se passe pas exactement comme prévu.

En effet, l’opération Market Garden fut un terrible échec lors de l’avancée des Alliés dans l’Europe du Nord.

 

Tout comme dans  Le Jour le plus long (1962), c’est une kyrielle de stars qui assurent les rôles importants, mais du fait de l’issue fatale, on ne regarde pas le film de la même façon.

En effet, le titre est on ne peut plus explicite : le Pont (d’Arnhem) fut une cible trop ambitieuse pour une armée qui se développe dans différents points d’Europe et qui n’a pas le soutien logistique suffisant pour continuer sa progression irrésistible.

D’ailleurs, la présentation de l’opération (en voix off), rappelant ce qu’il s’est passé depuis le 6 juin accentue le caractère irrémédiable du fiasco à venir.

 

Il y a dans cette opération militaire un écho des Sentiers de la gloire : en effet, à nouveau, une décision du haut-commandement est plus que sujette à controverse, donnant à l’objectif – le pont d’Arnhem – un intérêt somme toute relatif, voire surclassé.

C’est donc la mise en place et surtout le déroulement de cette opération que Richard Attenborough va prendre le temps (près de trois heures) de recréer, donnant régulièrement des indices quant au désastre annoncé, et c’est le lieutenant général Browning (Dirk Bogarde) qui plante la première banderille : l’opération Overlord (6-6-1944) a nécessité six mois de préparation, alors que celle-ci doit se monter en une semaine seulement.

 

Comme toujours dans ces cas-là, la rapidité occulte l’efficacité et les différents niveaux des exécutants (du simple soldat jusqu’aux membres de l’état major) vont prendre une leçon cuisante : mais si les généraux peuvent accepter d’avoir eu tort, les soldats qui tombent, eux, ne sont plus là pour entendre leurs éventuelles excuses.

Et encore une fois, la conclusion de ce même Browning est sans appel : oui, c’était un pont trop loin ! (1)

Si l’opération est un fiasco, les images n’en demeurent pas moins impressionnantes : tout ce déballage militaire pour un résultat aussi peu glorieux renforce le sentiment d’inutilité de la guerre, voire de la stupidité de certains hauts gradés, dont Montgomery, l’instigateur de cette opération exécutée dans l’urgence, et pour laquelle les Américains étaient peu enthousiastes.

 

Mais nous sommes au cinéma, et il est intéressant d’avoir un point de vue un tantinet différent de la seconde Guerre Mondiale montrant que la Libération ne fut pas si magnifique ni facile qu’on a pu nous le montrer : la guerre n’est pas romantique ni belle : elle tue des soldats, et aussi beaucoup de civils qui sont au mauvais endroit au mauvais moment (2).

 

Pour le reste, chacun des interprète est juste et donne beaucoup de crédibilité à cette opération, avec bien sûr l’indispensable touche british dont se moque le major général Urquhart (Sean Connery) : l’indispensable thé qui est distribué à tout moment et surtout lors d’un coup dur.

Sans oublier une touche d’humour noir lorsque le feldmarschall Bittrich (Maximilian Schell) offre du chocolat au colonel Frost (Anthony Hopkins).

 

Une autre façon de voir la guerre qui n’est pas pour me déplaire, avec la présence au générique des véritables acteurs de l’opération qui accentue le côté humain du désastre et surtout l’authenticité de cette bavure militaire.

 

  1. D’où le titre.
  2. La vieille femme (Mary Smithuysen) dont la maison accueille des militaires devient folle par ce remue-ménage et sort pour prendre un hypothétique taxi est un très bon exemple.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Jean-Jacques Annaud, #Préhistoire
La Guerre du feu (Jean-Jacques Annaud, 1981)

C’était il y a 80.000 ans, du temps où les mammouths et les tigres à dents de sabre se promenaient sans crainte.
C’était au temps où la tribu de Naoh (Everett McGill, qu’on a découvert dans Brubaker) se contentait de conserver le feu que la nature lui offrait (foudre, incendies…) et s’en servait pour se réchauffer, cuire la nourriture et surtout éloigner les prédateurs.

C’est d’ailleurs ainsi que commence le film : une nuit, une tribu dort près du feu protecteur.

C’est ce moment que choisit une autre tribu, beaucoup moins évoluée, pour attaquer et voler cet élément précieux.

Naoh et ses suivants fuient, emportant la précieuse flamme qui leur permet de faire renaître le feu, mais malheureusement dans la fuite, la flamme s’éteint.

Naoh et deux autres compagnons vont partir à l’aventure reconquérir ce bien si précieux.

 

Il s’agit avant tout de l’adaptation d’un roman éponyme – de J.H. Rosny l’Aîné – donc pas besoin d’y chercher quelque vérité » scientifique.

De plus, vingt ans plus tard, Yves Coppens et Jacques Malaterre proposeront un documentaire extraordinaire sur l’’évolution humaine, cassant au passage quelques mythes dont certains nourrissent ce roman.

Parce que nous sommes avant tout au cinéma. Et comme les différents personnages sont primitifs, on retrouve d’une certaine façon la manière de tourner au temps du muet.

Certes, Anthony Burgess a développé un langage pour ces hommes préhistoriques, mais comme au commencement du cinéma, c’est le contexte et les expressions faciales qui priment.

 

Et près de 40 ans après, le film fonctionne toujours magnifiquement.

Jean-Jacques Annaud fait évoluer ses personnages dans des milieux naturels (Canada, Kenya, Ecosse) et nous offre une histoire inoubliable.

D’une certaine façon, on peut considérer ce film comme un « road movie tant les personnages se déplacent et terminent plus riches – intellectuellement – qu’avant leur départ.

Ces trois « hommes » partent chercher le feu, et reviennent avec des techniques insoupçonnées auparavant : des armes plus efficaces, et bine tendu une méthode pour faire naître le feu.

 

Parce que le feu devient presque accessoire dans cette histoire. Les trois hommes suivent les indices qu’il laisse : la fumée, mais c’est pour se retrouver avec une tribu cannibale, ce qui refroidit rapidement les ardeurs. Mais ces barbares (1) sont indispensables à l’intrigue : parmi leurs prisonniers, se trouve la belle Ika (Rae Dawn Chong) qui est la personne qui les mènera vers la transfiguration : Naoh et ses acolytes Gaw (Nameer El-Kadi) et Aboukar (Ron Perlman, La révélation du film) vont découvrir en plus du feu le rire, qui est, rappelez-vous, le propre de l’homme (2).

 

En fin de compte, la Guerre du feu est un fil inoubliable. L’inexactitude (pré)historique est largement contrebalancée par des images splendides qui ne sont pas sans rappeler la séquence préhistorique de 2001, l’Odyssée de l’espace, d’où les premiers agresseurs semblent tout droit sortis.

Annaud signe ici un film absolument formidable, révélant l’immense Ron Perlman qui se retrouvera dans quelques-uns de ses films suivants, dont l’inoubliable Salvatore dans Le Nom de la rose.

 

Superbe, tout simplement.

 

 

  1. Notez la nuance : ce sont des anthropophages et nos trois « héros » sont un tantinet plus civilisés puisqu’ils ne mangent pas de ce « pain-là » !
  2. Merci à Alcofribas Nasier…

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