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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Capes et Epées, #Richard Lester
Le Retour des Mousquetaires (The Return of the Musketeers - Richard Lester, 1989)

Comme l’indique le titre, ils sont de retour. Les quatre mousquetaires reprennent du service, seize ans après le premier opus – vingt ans selon le roman de Dumas qui a servi (de loin) à l’écriture du scénario.

Nous retrouvons donc notre petit monde en 1649 : Mazarin (Philippe Noiret) a remplacé Richelieu (Charlton Heston) dans la fonction mais n’a pas la même envergure – il en va de même dans le roman de Dumas – et avec Milady trépassée, il était difficile de trouver une remplaçante de la même trempe. D’où une nouvelle entorse à l’intrigue originale et la présence de Justine de Winter (Kim Cattrall), fille de notre Milady qui, comme sa supposée mère va donner du fil à retordre à nos quatre héros. Quatre parce que malgré la défection d’Aramis (Richard Chamberlain), on trouve le jeune vicomte de Bragelonne (C. Thomas Howell), Raoul de on petit nom, pour le remplacer.

 

Le film de trop. Et je ne me base pas sur les écrits (formidables) de mon ami le professeur Allen John pour le dire : Richard Lester a fait le film qu’il n’aurait pas dû, terminant son cycle (sa trilogie) sur une note des plus médiocres une adaptation qui était placée sous les meilleurs auspices.

Lester termine sa trilogie dans la même progression que son deuxième film (une régression, donc) et bâcle ce qui aurait dû être une très belle adaptation de Dumas.

Certes, il a repris la plupart des protagonistes des épisodes précédents, et même Rochefort (Christopher «  Saruman » Lee) qu’il a ressuscité pour ses besoins scénaristiques (1). Mais non content de ce retour il en profite pour affubler Milady d’une fille – dans le roman, c’est un fils – sans doute pour conserver un même rapport entre Mazarin et son agent que celui de Richelieu, le grand absent de cette histoire (2).

 

Mais surtout, et cela précipita la fin de carrière de Lester, c’est la mort de Roy « Planchet » Kinnear qui illustre le mieux cette idée de film de trop. Kinnear est mort pendant le tournage, suite à une chute de cheval et les images en sont témoin : une séquence se déroule en présence de ce personnage qu’on ne va jamais voir de face : normal, le grand Roy avait déjà disparu. Et Lester, en plus de lui rendre hommage en ouverture,  a fait insérer une séquence d’introduction où on fait la connaissance de Raoul : Planchet essaye d’y glaner sa pitance dans une scène qui se termine dans la confusion totale avec bagarre à la clé. Mais cette fois-ci, il n’y a aucun mousquetaire pour relever le propos et on peut légitimement penser que cette séquence ne se justifiait pas.

 

Pour le reste, si les scénaristes ont essayé (de loin) de respecter Dumas, on adhère avec beaucoup de difficulté à cette intrigue poussive qui réduit au strict minimum le formidable roman du grand Alexandre (3). Même les différents assauts à l’épée semblent forcés et les différents éléments comiques – quand ils sont chez Justine – tombent à plat, comme plaqués sur une intrigue trop juste.

 

Bref, Lester s’en va sur un échec que ses acteurs ne peuvent éviter malgré leur bonne volonté – surtout Frank Finlay (Porthos) qui a enfin une occasion d’être mis en avant.

On notera aussi la présence de Jean-Pierre Cassel qui interprète Cyrano de Bergerac, Louis XIII n’ayant pas survécu au-delà de 1643, personnage qui aurait pu être truculent, mais seulement s'il est traité à part entière comme le fera Edmond Rostand.

Je vous encourage d’ailleurs à vous intéresser de plus près à ce dernier, en serait-ce que dans le formidable film d’Alexis Michalik.

 

  1. Dois-je rappeler que Rochefort ne meurt pas à la fin de Les trois Mousquetaires (1844) ?
  2. C’est aussi le cas dans le roman : on y regrette l’absence de ce grand homme.
  3. Si, si, lisez-le !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Sylvester Stallone, #George P. Cosmatos
Rambo II: La Mission (First Blood part II - George P. Cosmatos, 1985

Après les événements du premier film, il n’est pas étonnant de retrouver John Rambo (Sylvester Stallone) en train de casser des cailloux (« des rochers » serait plus adapté) dans un cadre pénitentiaire.

Heureusement, le colonel Trautmann (Richard Crenna) veille sur celui qui fut son protégé et lui propose une mission de rachat : repérer des prisonniers de guerre américains toujours détenus par les Vietnamiens.

Bien sûr, Rambo accepte et se retrouve parachuté dans la jungle, aidé d’une personne inattendue (pour ce genre de film) : Co Bao (Julia Nickson), une femme.

 

C’est donc le retour de ce guerrier complet, inadapté dans un pays qui ne semble plus vouloir de lui. Alors cette mission tombe bien puisqu’il va pouvoir retourner « chez lui » (1), au milieu des serpents et des sangsues (2). Evidemment, la part belle est faite à l’action et aux capacités athlétiques de Stallone qui ne cesse de nous montrer ses biscoteaux, faisant de chaque geste élémentaire une prouesse physique impressionnante.

 

Et à part ça ?

Eh bien pas grand-chose. On retrouve de méchants Russes sadiques (c’est toujours la guerre froide même si ça bouge à l’Est en 1985) dont l’inévitable méchant des années 1980s, Steven Berkoff (Lieutenant colonel Podovski), ainsi qu’un autre affreux qu’on avait déjà remarqué dans The Blues Brothers, Charles Napier (Marshal Murdock). C’est ce dernier le méchant le plus intéressant qui donne au film une dimension politique un rien facile et amène une longue tirade finale de Rambo, autre élément inattendu dans ce genre de film !

 

Si le premier film de Ted Kotcheff mettait en scène un personnage violent mais tout de même intéressant, ici, à part quelques allusions, on n’a gardé que l’aspect guerrier de l’extrême, dont le seul but dans la vie est de remplir sa mission. Sauf que ce n’est pas celle qui lui a été confiée : il devait seulement prendre des photos des prisonniers.

On se demande tout de même ce que James Cameron (scénario) est allé faire dans cette aventure lui qui nous proposera des films d’un niveau largement supérieur à celui-ci, au(x) scénario(s) eux aussi plus évolués…

 

Reste un film dont on peut se passer, maintes fois parodié (Gremlins 2 ou Hotshots, Part deux, pour ne citer que ces deux-là), mais surtout prétexte à un sketch formidable d’Albert Dupontel que je ne saurai que trop vous conseiller à la place.

 

  1. Référence multiple du film.
  2. Autres interprètes du film.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #John M. Stahl, #Joseph L. Mankiewicz
Les Clefs du Royaume (The Keys of the Kingdom - John M. Stahl, 1944)

 

« Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Matthieu, 16:19)

 

Les clefs du royaume… A priori, ce n’est pas au père Francis Chisholm (Gregory Peck) que l’évêque Sleeth (Cedric Hardwicke) va les donner, tant son apostolat semble rempli d’échecs et de désillusion.

Mais à y bien regarder, pouvait-il en être autrement ?

Un prêtre contrarié par l’amour de sa vie (elle a eu un enfant hors mariage, et en 1878, ça ne se pardonne pas) et qui se retrouve en Chine (païenne, bien sûr) dans la fleur de l’âge et qui en plus ne contraint pas ses « fidèles » à se convertir peut-il avoir un « tableau de chasse » flatteur ?

Et pourtant…

 

Ce film de John M. Stahl est très édifiant, mais il n’en demeure pas moins un très beau film, et si on peut se risquer à le taxer de prosélytisme, il faut avant tout s’en garder.

En effet, il a beau traiter de religion et de personnes de Dieu, il n’en demeure pas moins très humain et l’attitude de ce drôle de prêtre devrait être un peu pus répandue auprès de ses collègues, chrétiens ou non. En effet, si le rôle de Chisholm est l’évangélisation, à aucun moment nous ne le voyons brandir son crucifix pour convertir les païens chez qui il est venu s’installer. Au contraire même, quand M. Chia (Leonard Strong) lui propose sa conversion en remerciement de ce qu’il a fait pour son fils, il s’empresse de refuser ce geste qui n’a rien de religieux. Mais quand il quitte – après de très nombreuses années sa mission, nous nous rendons compte du travail qu’il a pu effectuer pendant ces quelques décennies.

 

Mais ceci posé, le film n'en demeure pas moins le récit d’une vie, religieuse certes, mais avant tout humaine. Chisholm n’est pas un de ces prédicateurs exaltés comme on peut en trouver dans le cinéma américain (et d’ailleurs), tel Alfred Davidson (Sadie Thompson, 1928), et qui n’auront de cesse de revenir à la charge tant que leur cible ne sera pas venue à des sentiments chrétiens (sans avoir vraiment fait preuve d’en posséder soi-même).

Le père Chisholm est avant tout un homme, faible par définition et qui se contente de ce que la vie lui donne, sans aucune certitude ni intervention extra-ordinaire (1).

Et cette humanité n’a pas de limite : il se comporte également avec les gens qu’il aime et ceux qu’il rencontre, acceptant chacun tel qu’il est, sans montrer quelque visée prosélyte tellement naturelle chez ses autres collègues. La rencontre avec le pasteur Fiske (James Gleason) et son épouse (Anne Revere) est un magnifique exemple de tolérance œcuménique, tolérance dont on voit d’ailleurs les fruits lors du départ de Chisholm.

 

Oui, Les Clefs du royaume est un film religieux. Mais à la différence du modèle américain, il s’agit de religion catholique – c’est avant tout le protestantisme qui est la religion la plus représentée – mais sans pour autant être une hagiographie ou quelque allégorie voire bondieuserie qui nous est proposée ici. Comme je l’ai déjà dit, c’est l’humanité de Chisholm qui est le sel de l’intrigue et du film. Et c’est aussi le plaisir de voir Gregory Peck dans un de ses premiers grands rôles (le deuxième) : à peine sorti du Jour de Gloire de Tourneur (Jacques), il enchaîne sur le rôle inoubliable de ce prêtre œcuménique. Et son allure fait beaucoup pour le succès de ce rôle : je l’ai déjà écrit ci mais il possède à la fois une carrure impressionnante (1,90 m) et une faiblesse touchante qui le rendent immédiatement sympathique et humain. Il est on ne peut pus crédible dans les habits sacerdotaux de ce prélat fort singulier dont le meilleur ami est un athée (Thomas Mitchell) !

 

Et pus de 75 ans après la sortie du film, il fait bon voir un religieux qui n’essaie pas de convertir de force ses contemporains (2). Un exemple (un modèle) pour certains exaltés qui nous sont contemporains et qui feraient bien de (re)voir ce film de toute urgence !

 

  1. Divine, si vous préférez…
  2. Encore moins à coups de bible et de fusil comme il fut un temps la coutume américaine…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Edward F. Cline
Ame de Gosse (The good bad Boy (Edward F. Cline, 1924)

Le « gentil méchant garçon » (1), c’est Billy Benson (Joe Butterworth).

Comment peut-il être à la fois gentil et méchant ? C’est tout simple. Dès qu’il y a une bêtise de faite dans le voisinage, c’est Billy qu’on accuse. Normal, il se bat, et il est toujours là quand un mauvais coup est fait.

Sauf que s’il se bat, c’est avant tout pour protéger son père (Forrest Robinson), un inventeur raté (selon la rumeur publique) qui travaille depuis des années à un prototype d’extincteur.

Seule la fille du juge Fawcett (Mary Jane Irving) croit en lui et le défend contre tous.

Peut-être que c’est parce qu’elle est amoureuse de Billy…

 

Bien sûr qu’elle est amoureuse de lui. Et c’est tout à fait normal parce qu’il n’est en rien ce méchant garçon qu’on veut nous faire croire. Mais les circonstances sont contre lui : ses parents sont pauvres (le prototype du père n’a pas trouvé acquéreur), alors on se méfie. Forcément.

Je n’irai tout de même pas jusqu’à dire que Billy est un ange, mais c’est surtout qu’il a une drôle de façon de mettre en valeur ses qualités. Ces mêmes qualités n’étant pas obligatoirement ce qu’on attend d’un jeune garçon d’une dizaine d’années (il a treize ans quand sort le film) : il a entraîné son chien (Brownie, le chien qui commença sa carrière auprès de Chaplin dans A dog’s Life !) à grogner d’un simple claquement de doigts. Ca ne sert pas à grand-chose, sauf quand un margoulin veut exploiter la trouvaille de Benson père sans la payer au prix juste.

 

Parce que bien entendu, il y a un méchant dans cette histoire. C’est donc Walter Howe (Richard Wayne), qui travaille pour une compagnie qui s’intéresse de près à l’invention de Benson, à des fins (très) lucratives. C’est un homme sans foi ni loi qui s’arroge toutes les libertés, allant jusqu’à faire enfermer Benson afin d’avoir les mains libres. Mais comme d’habitude dans ce genre de films, il est châtié pour ses vilénies, ce qui n’est d’ailleurs que justice. Mais ce châtiment attendu (dès sa première apparition) ne sera pas traditionnel. En effet, le film est avant tout vu du point de vue des enfants : que ce soit Billy ou sa bonne amie (2).

 

On retrouve dans ce film l’esprit d’Eddie Cline qui a beaucoup travaillé auprès de Keaton, à l’écriture comme derrière la caméra. Mais on peut tout de même regretter l’absence du maître dans cette histoire somme toute gentillette et prévisible. Il manque le grain de folie qui aurait fait de ce film une comédie débridée. Les enfants ont souvent été de très bons vecteurs de comédie, de Jackie Coogan (3) dans The Kid à Our Gang. Mais ici, les situations comiques ne sont pas poussées jusqu’au bout, à part peut-être le retour de Howe dans la maison des Benson avec son molosse.

 

Bien sûr, le titre du film fait aussi penser à Douglas Fairbanks dans The good bad-Man quelques années plus tôt. Mais là encore, la comparaison s’arrête là, Cline ne haussant pas son savoir-faire au niveau de Dwan.

Mais on ne boudera tout de même pas son plaisir face à cette petite comédie qui met en scène avec justesse des enfants, surtout quand les deux principaux interprètes sont à la hauteur, ce qui n’est pas le cas de tous (4).

 

  1. Une traduction du titre original plus proche que celle qui nous est ici proposée…
  2. Etonnamment, elle n’a pas de nom.
  3. On notera la présence d’un tout petit garçon chez les scouts dont le pantalon est beaucoup trop grand. Sa coiffure et ses gestes (on ne le voit jamais de près) ne sont pas sans rappeler le « Kid » de Chaplin.
  4. Si le garçon en velours, bridé par sa maman est un élément comique pertinent, il n’en va pas de même de la petite fille blonde qui « embrasse » Billy.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Bible, #Henry King
David et Bethsabée (David and Bathsheba - Henry King, 1951)

 

 

Après le succès de Samson & Delilah (Cecil B. DeMille, 1949), les autres  grandes compagnies de cinéma se devaient de réagir. C’est donc le cas pour la Fox qui propose ce nouvel épisode biblique, mettant en scène un personnage des plus emblématiques de la religion juive : le roi David (Gregory Peck).

Mais il fallait tout de même une histoire d’amour pour que le film puisse fonctionner : c’est le cas avec l’aventure (et plus) que le monarque a eu avec Bethsabée (Susan Hayward)

 

David est donc roi d’Israël En se promenant sur sa terrasse, il aperçoit une jeune femme très belle qui procède à sa toilette. Attiré par cette beauté, il se renseigne sur elle et apprend qu’elle est mariée à l’un de ses commandants, Uriah (Kieron Moore), alors en campagne. L’éloignement de ce mari va donc rapprocher les deux amants qui vont même aller au-delà d’une relation platonique.

Mais la rumeur gronde et il semble que Dieu ne soit pas du côté de David : Nathan (Raymond Massey) demande justice au nom d’un peuple qui se sent délaissé de Dieu et de son roi.

Sans oublier que la relation entre David et Bethsabée est de l’adultère et que l’adultère est puni par la lapidation de la femme…

 

Trente ans avant Les Aventuriers de l’Arche perdue, Henry King nous propose déjà un film où cette Arche d’Alliance a un rôle sinon central, du moins important puisque celui qui pose ses mains impures dessus est immédiatement châtié de mort. C’est le cas d’un soldat qui veut la protéger quand elle penche dangereusement à l’entrée de Jérusalem. Et bien entendu, c’est ce jugement que nous attendons alors en ce qui concerne David qui ira se recueillir auprès de cet objet (artefact ?) merveilleux. Il faut dire que les mains de ce même David sont loin d’être pures, au vu des nombreuses turpitudes qu’entraîne son amour pour Bethsabée.

Cette séquence de recueillement sera d’ailleurs l’occasion pour King (grâce à Dunne) de nous montrer le combat mythique (je pèse mes mots) qui oppose le roi encore garçon au géant philistin Goliath (Walter Talun). (1) C’est une séquence relativement courte mais qui marque les jeunes esprits : ayant vu le film pour la première fois il y a environ quarante ans, je n’ai jamais oublié cette rencontre mortelle.

 

Le sujet a beau être religieux, le traitement du personnage principal – David – reste des plus humains. En effet, outre l’absence de merveilleux – aucune métamorphose, pas d’intervention divine (etc.) – le roi David reste foncièrement au niveau de n’importe quel homme, ne jouant que très peu sur sa position élevée. Même sa relation avec Bethsabée n’est pas une contrainte pour cette dernière qui l’aime sincèrement pour ce qu’il est et non ce qu’il représente.

Mais cette humanité basique se retrouve aussi dans sa relation avec le prophète Nathan qui, lui, voit en David le représentant de Dieu et nie donc son aspect humain : il ne peut se complaire dans cette relation amoureuse tellement éloignée des préoccupations royales qui doivent être les siennes. Et en plus, avec une femme mariée !

 

Au final, Henry King nous propose ici un bel épisode biblique, servi par une très belle distribution et un roi David formidable en la présence de Gregory Peck. Ce dernier, de par son allure et son jeu est le David humain dont je parle plus haut. En effet, Peck était imposant (1,9 m) mais a souvent joué des personnages dotés d’une certaine faiblesse (Spellbound, The Paradine Case…) ce qui cadre très bien avec ce roi qui ne se veut pas plus haut que les autres.

Quant à Susan Hayward, outre sa beauté, elle interprète avec justesse et surtout avec prestance une jeune femme volontaire, et qui n’est pas là seulement parce qu’elle est belle.

Quant à Raymond Massey, il est un Nathan terrible, un oiseau de mauvais augure : le véritable instrument de ce Dieu biblique (jaloux et courroucé) contre lequel s’élève David.

 

  1. Walter Talun était un géant à sa manière. En effet, il mesurait 2,18m…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Drame, #Tod Browning
la Vierge d'Istanbul (The Virgin of Stamboul - Tod Browning, 1920)

Istanbul (Stamboul), Porte de l’Orient.

Trois personnages : trois destins qui vont se rencontrer pour une histoire « de mystère, d’intrigue et de romance. » (1)

 

Le capitaine Carlisle Pemberton (Wheeler Oakman), officier britannique sensible aux charmes de l’Orient et des jeunes femmes, surtout celles qui ne portent pas de voile.

Le cheik Achmet Hamid (Wallace Beery), personnalité influente du Bosphore et dont le harem comporte quelques beautés.

Et enfin Sari (Priscilla Dean), la jeune vierge istanbuliote non voilée qui donne son titre au film et qui, comme toutes les femmes de son pays est déconsidérée car n’a pas d’âme, et par conséquent ne peut aller à la mosquée (Saint-Sophie).

Parmi les membres du harem de Hamid, il en est une qui a succombé aux charmes d’un autre officier britannique. Ce dernier est lâchement assassiné par le cheik dans la mosquée déjà citée, sous les yeux de la belle Sari. Hamid n’a alors pus le choix : il doit épouser la jeune femme pour s’assurer de son silence.

Mais la jeune femme aime Pemberton qui le lui rend bien.

 

Voici un film en parfaite adéquation avec son temps. En effet, à la fin des années 1910, on voit fleurir un peu partout de ces films exotiques essentiellement situés en Orient où les Occidentaux vivent des aventures plus ou moins mystérieuses (2).

C’est donc une série d’aventures qui se déroulent sous nos yeux avec moult barbes et turbans, comme l’exigent les stéréotypes de l’époque. Et dans le rôle du méchant, le grand Wallace Beery dans un rôle lui aussi exotique : avant d’être l’ignoble Indien de Last of the Mohicans ou encore le fourbe Chinois de A Tale of two worlds.

 

Mais c’est bien sûr Priscilla Dean qui porte le film, dirigée par un Tod Browning relativement inspiré et qui va faire d’elle une grande star, malheureusement un tantinet oubliée aujourd’hui. Elle est une Sari très convaincante, membre humble mais tout de même notoire de cette société ottomane, dont les derniers jours sont en train de s’écouler : l’année suivante verra l’avènement de Mustapha Kemal «  Atatürk » et le début de la fin des sultans.

Bien entendu, on trouve aussi les bons sentiments qui étaient de mise à l’époque et surtout l’aspect religieux indispensable dans ce genre de lieu : n’oublions pas la place des valeurs religieuses dans le cinéma américain, des origines à nos jours…

 

Certes, l’intrigue faussement complexe est des plus simples à concevoir la résolution, mais le résultat est là : Priscilla Dean est magnifique et Wallace Beery un de ces méchants dont on apprécie le châtiment final, suite à un combat au couteau, la seule arme pertinente à Istanbul.

Mais tous ces stéréotypes vont bientôt – en partie – disparaître puisque l’année suivante va se présenter sur les écrans un autre cheik, aux manières beaucoup moins frustes et barbares, et surtout au rôle positif (impensable en 1920) : The Sheik de George Melford, avec l’inoubliable Rudolf Valentino.

 

Cent un ans, déjà.

 

  1. C’est ce qu’annonce un intertitre d’introduction.
  2. Même Fritz Lang s’y est mis avec son diptyque Die Spinnen.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Cape & Epées, #John G. Blystone, #Alan Hale
Le Brigand gentilhomme (Dick Turpin - John G. Bystone, 1925)

Richard « Dick » Turpin (le titre original, donc) est un personnage qui a réellement existé. Il fut un bandit de grand chemin anglais au XVIIIème siècle, à l’origine un boucher, et a semé la terreur – et réalisé de nombreux fric-frac – dans la campagne anglaise avant d’être arrêté et exécuté en 1739 (il avait 33 ans).

Bien sûr, la légende qui s’est développée autour de ce personnage ne pouvait qu’inspirer les scénaristes d’Hollywood, et c’est pourquoi John G. Blystone tourna cette adaptation avec une véritable légende de l’époque : l’immense Tom Mix.

 

Ici, nous rencontrons un Dick Turpin bien installé dont les manières sont plus celles d’un Robin des Bois (1) que d’un boucher : c’est, comme le dit le titre français, un gentleman brigand qui détrousse les riches pour donner aux pauvres (2). Et même s’il s’agit d’un homme d’église qu’il rencontre dans l’exercice de son métier, c’est lui-même qui offre au prélat une partie de son butin : pour les pauvres.

Nous faisons aussi la connaissance de son ami et alter ego Tom King (Alan « little John » Hale), autre brigand de grand chemin et bien sûr de l’élément féminin, lady Alice Brookfield (Kathleen Myers). Cette dernière est promise à l’ignoble Lord Churlton (Philo McCullough), par son oncle Crabtree (James Marcus).

Bien entendu, la rencontre de Turpin et de la belle Alice va changer le destin e cette dernière qui n’aura plus qu’une envie : fuir Lord Churlton pour vivre avec le beau Dick.

Mais comme il est un hors-la-loi, cela ne va pas être facile.

 

Il est bien rare de trouver Tom Mix hors du far-west, et ce film n’en est que plus précieux : il nous démontre qu’il sait très bien s’adapter à une intrigue en costume et manier l’épée plutôt que le six-coups. Certes, son escrime n’a pas la facilité de Douglas Fairbanks, et ses bonds sont moins impressionnants. Mais il n’en demeure pas moins un Dick Turpin des plus sympathiques, un de ces héros britanniques qu’on aime à voir défendre les pauvres et les opprimés (voir les exemples nommés précédemment).

Mais Tom Mix ne serait pas Tom Mix sans son cheval Tony (3), prétexte à quelques chevauchées et autres prouesses équines.

 

Et ça marche ! Il faut dire que Blystone et Mix n’en sont pas à leur coup d’essai ensemble et il est évident que cette histoire de brigand bien-aimé est faite sur mesure pour le cowboy acteur. Outre ses exploits chevalins, il réalise quelques cascades spectaculaires qui n’ont rien à envier à celles de Fairbanks. Bien sûr, la structure du film rappelle celle du western – difficile de renier ses origines – et avec une pointe d’ironie bienvenue : puisqu’on tord le cou à la vérité historique, autant le faire en s’amusant.

Et si Tom Mix est formidable, on appréciera aussi ses partenaires – Alan Hale, bien sûr, mais pas que lui – dont l’incontournable James Marcus, second rôle maintes fois croisés dans les films de ce blog. Sans oublier Bull Montana et son faciès de brute dont le rôle ici n’est pas seulement figuratif. D’ailleurs, il ne se bat même pas (4).

 

Alors n’hésitez plus et ruez-vous sur cette perle muette et en faisant bien attention, vous y verrez peut-être Carole Lombard et un débutant qui va se révéler deux ans plus tard : Gary Cooper !

 

  1. Ou Dennis Moore pour ceux qui connaissent…
  2. Mais pas des lupins !
  3. Tony the Horse, qui lui survivra deux ans !
  4. Désolé de révéler une partie de l’intrigue… Euh non, finalement, pas du tout.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Drame, #Henri Decoin
Le Bienfaiteur (Henri Decoin, 1942)

Barfleur sur Oron est «  une petite ville française typique » avec son église, sa douceur de vivre et ses notables, comme on en trouve beaucoup à cette époque. Parmi eux, on trouve celui qui donne son titre au film : monsieur Moulinet (Raimu).

Moulinet est le bienfaiteur de Barfleur : rentier généreux, il n’hésite pas à mettre la main à la poche pour aider le projet de bienfaisance (bien sûr) de la belle madame Verger (Suzy Prim). Mais il sait aussi intervenir quand les choses se gâtent au village : c’est lui qui maîtrise l’alcoolique avant qu’il ne se blesse ou mette le feu à sa maison. Et bien sûr, il invite régulièrement ses concitoyens notables à sa table, le maire en tête (Charles Granval) pour des repas des plus fins. Et bien entendu, il n’est pas épargné par les critiques : des jaloux, comme on s’en doute.

Cette honnêteté est bien trop belle pour être vraie ? Oui, car quand il se rend à Paris, ce n’est pas pour enterrer un vieil oncle mort de sa belle mort, mais pour retrouver ses complices. Moulinet redevient alors Guyot, chef d’un gang de malfaiteurs.

 

Les premières images ne sont pas sans annoncer Le Corbeau qui sortira quelques mois plus tard (1) : en effet les premiers plans nous montrent sommairement la petite ville avant de s’intéresser plus précisément à ce bienfaiteur bien singulier. Mais alors que Clouzot s’intéressera surtout aux relations entre les concitoyens, Henri Decoin lui se concentre sur cet étrange bienfaiteur. Nous avons tout de même droit à quelques réflexions bien senties de ces jaloux sus cités, mais on aurait peut-être aimé en avoir un peu plus…

Quoi qu’il en soit, le personnage double de Moulinet/Guyot est du pain béni pour un acteur de la trempe de Raimu qui s’épanouit dans ce rôle, son aspect affable et honnête étant contrebalancé par celui du braqueur de bijouterie.

 

On sent bien que Decoin a une préférence pour ce côté obscur de son personnage, donnant à la séquence parisienne un aspect un tantinet noir mais qui rappelle surtout les films de gangsters américains de la décennie précédente puisque ceux de la décennie 1940 sont alors interdits en France du fait de l’Occupation. Mais nous ne sommes ni chez Hawks, ni chez Walsh (ou Wellman, LeRoy…) et l’usage des flingues est un brin excessif.

Il n’empêche, ce hold-up est mené de main de maître par notre « bienfaiteur ».

 

Mais nous sommes en 1942 et il n’est pas question de porter aux nues un tel personnage, même si on ne peut que l’apprécier (l’admirer serait tout de même excessif…). Il est donc indispensable de s’en débarrasser. Et c’est là qu’est la subtilité du scénario de Decoin et Labarthe.

Après avoir lancé un policier à ses trousses – l’inspecteur Picard (Georges Colin) – il réussit à préserver les deux parties de l’enjeu : la morale est sauve sans que le personnage ait perdu de sa superbe et de son aspect sympathique. Et puis Raimu étant Raimu, on ne pouvait pas en faire un salaud patenté comme ça.

 

C’est donc un film qui fleure bon son époque, loin des canons énoncés par Goebbels lors de la création de la Continental-Films : créer « des films légers, vides et, si possible, stupides. »

Et on y retrouve quelques visages de cette même époque : Maupi (Jambe d’Azur) qui n’a plus rien d’un faire-valoir pagnolesque, ou encore Jacques Baumer (le patron de la PJ), et bien sûr l’inévitable Pierre Larquey, en notable ridicule avec ses cent mille francs.

 

(1) D’où la citation entre guillemets.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Sherlock Holmes, #Billy Wilder
La Vie privée de Sherlock Holmes (The private Life of Sherlock Holmes - Billy Wilder, 1970)

Sherlock Holmes (Robert Stephens).

L’un des personnages les plus adaptés au cinéma se retrouve confronté à un ennemi des plus redoutables qu’il ait jamais dû affronter : Gabrielle Valladon (Geneviève Page).

Non pas que cet(te) ennemi(e) soit des plus redoutable, mais parce qu’elle met en lumière le rapport de Holmes avec les femmes : un rapport des plus distinct voire lointain comme il tente de s’en expliquer avec son ami et complice de toujours : le docteur Watson (Colin Blakely).

 

On peut bien sûr voir un écho dans le rapport aux femmes de Holmes avec Joe/Josephine (Tony Curtis) et Jerry/Geraldine (Jack Lemmon, un habitué du maître) : Holmes va se faire passer pour homosexuel afin d’échapper à une femme vampire de la pire espèce (pour lui) : la Petrova (Tamara Toumanova) qui veut un enfant de lui (entre sa beauté et son intelligence…)

Mais cela ne dure pas et nous sommes rapidement envoyés sur une intrigue digne d’Arthur Conan-Doyle, même si elle fut élaborée par Wilder soi-même (n’oublions pas qu’il a commencé comme scénariste) et I.A.L. Diamond. Et de ce point de vue, l’auteur originel n’a pas été trahi : nous sommes dans une nouvelle énigme qui n’a rien à envier aux autres, extrapolant sur le rapport lointain que l’immense détective entretient aux femmes.

 

Certes, Gabrielle Valladon n’est pas Irene Adler, mais alors que Guy Ritchie extrapole lui aussi sur un personnage existant chez Conan-Doyle, Wilder crée cette Gabrielle de toute pièce, donnant une autre dimension à cette femme rescapée d’une noyade tamisienne.

A nouveau, on retrouve chez Holmes ce qui a fait son personnage dans les différentes adaptations cinématographiques, sans toutefois l’aspect misanthropique qui lui est propre dans les récits de Conan-Doyle (1).

Et bien qu’l, s’agisse d’une histoire absolument extérieure au personnage de papier que nous connaissons, il faut avouer que Wilder a réussi à créer pour nous une histoire dans la droite lignée de celle de son créateur originel, avec un Watson chroniqueur certes, mais avant tout humain : son attitude auprès des danseuses du ballet de la Petrova ne sera tempérée que par le tour de cochon que fera Holmes pour se dégager des griffes de cette dernière (voir ci-dessus).

 

Bref, un film où à  nouveau l’ambiguïté est de mise, à travers le personnage principal qui est un misogyne assumé jusqu’au moment où Gabrielle entre dans sa vie. Mais cette intrusion pertinente s’explique essentiellement par le fait qu’elle se rue, nue, hors de sa chambre pour se lover entre les bras de son nouveau protecteur qu’elle prend pour son mari, Holmes.

Bien sûr, Wilder parsème son film d’éléments propices à nourrir l’intrigue policière (c’est une enquête, ne l’oublions pas, mais c’est peine perdue : nous n’avons d’yeux que pour cette idylle singulière entre deux personnages d’exception, sous les yeux d’un témoin partial – peut-être – mais avant tout digne de foi, comme semble le montrer le générique, relique du film initial qui devait être beaucoup plus long.

 

Et somme toute, Wilder réussit à capturer ce qui fait le sel des aventure du détective, nous proposant une aventure un tantinet décalée de ce que nous avons pu lire ou voir auparavant, mais sans sortir du cadre – éthique – élaboré par Sir Arthur.

Une réussite.

 

  1. On retrouve cette dimension dans la belle série Sherlock de 2010 (avec Benedict « Dr. Strange » Cumberbatch dans le rôle-titre)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #Fritz Lang
Les Contrebandiers de Moonfleet (Moonfleet - Fritz Lang, 1955)

Moonflleet est un village sur la côte anglaise occidentale. Si on y trouve des contrebandiers comme le suggère le titre français, on y rencontre aussi Jeremy Fox (Stewart Granger), un jeune homme distingué et très charismatique.  C’est un homme entouré de femmes du fait de son charme naturel et peut-être aussi grâce à sa richesse fabuleuse.

Il faut dire que depuis son arrivée dans Mohune Manor, il dirige les contrebandiers déjà cités.

C’est lui que le très jeune John Mohune (Jon Whiteley) est venu voir suite à la mort de sa maman Olivia : elle fut un temps la maîtresse de Fox qui dut s’enfuir parce que ses beaux-parents en puissance ne voulaient pas de lui, n’ayant pas hésité à lâcher les chiens sur lui…

 

Certes le tournage fut terrible et Lang quitta la production dès le dernier tour de manivelle effectué. Il n’empêche qu’on a tout de même affaire à un film du maître, même si on peut le considérer comme mineur comparé à d’autres. On retrouve brièvement certains éléments qui ont fait son succès et sa réputation comme l’éclairage de la statue de l’ange ou encore la main qui surgit de nulle part.

Mais malgré cela, on reste dans un film d’aventures somme toute très traditionnel, un de ces films qui fleurirent pendant l’âge d’or d’Hollywood. Et à l’instar de L’Ile au Trésor, c’est avant tout du pont de vue de John Mohune que se situe la narration.

Et Jon Whiteley est un interprète formidable de ce jeune garçon (qui a 15 ans dans le roman, à peine dix ici), naïf mais très attachant.

 

L’autre personnage que nous avons plaisir à suivre est bien sûr Jeremy Fox. Stewart Granger est impeccable et ce malgré quelques tensions avec le réalisateur ! Certes il n’a pas l’épée aussi prompte que dans Scaramouche, mais il a encore de beaux restes comme le montre le duel qu’il fait avec un de ses associés armé d’une hallebarde ! (1)

Evidemment, Fox n’est pas un enfant de chœur, mais il ne faut pas sous-estimer la part rédemptrice du cinéma américain : Fox va se racheter auprès du jeune garçon, même si ce dernier ne se rend compte à aucun moment de la part maléfique de son « ami ». Et ce malgré un échantillon très caractéristique avec un autre de ses associés : alors que ce dernier a tenté de lui envoyer un poignard à travers le corps, Fox le tue froidement d’un coup de pistolet, montrant, s’il était besoin, qu’il est le vrai chef de cette bandes de brigands de la côte.

 

Aux côtés de Granger/Fox, on trouve un couple bien singulier, interprété par deux habitués prestigieux des seconds rôles : George Sanders et Joan Greenwood qui interprètent Lord et Lady Ashwood, d’autres associés de Fox. Entre le flegme de Sanders et la voix caractéristique de Miss Greenwood, nous avons un couple mal assorti à première vue mais qui fonctionne très bien dans leur branche.

N’oublions pas non plus les contrebandiers eux-mêmes aux têtes plus ou moins patibulaires parmi lesquels on reconnaîtra Melville Cooper (Ratsey) qui fut Shérif de Nottingham face à Errol Flynn, et Jack Elam (Damen) et son œil reconnaissable, souvenir d’une bagarre quand il était enfant.

 

Au final, si Lang n’a jamais voulu reconnaître ce film, on passe tout de même un bon moment avec ce gentleman-contrebandier, ni complètement bon ni complètement méchant, véritable idole du jeune Mohune qui ne cesse de l’admirer.

Et même si cette admiration occulte aux yeux de l’enfant les travers de Fox, quand le film se termine, et même si Fox est sauvé (voir plus haut), la morale reste sauve : il n’y a plus de contrebandiers.

 

PS : si Jon Whiteley nous a quittés en mai dernier, il reste encore Donna Corcoran en vie. Elle interprète ici Grace, la jeune fille qui emmène Jon chez Fox.

 

  1. Normal, c’est le nom du pub dans lequel cela se passe.

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