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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Musique, #Dessins animés, #James Algar, #Samuel Armstrong, #Ford Beebe Jr., #Walt Disney
Fantasia (James Algar, Samuel Armstrong & Ford Beebe Jr, etc. - 1940)

Du grand art. Extraordinaire… J’arrête là, je n’aurai jamais assez de superlatifs pour louer ce film, véritable coup de maître des studios Disney, entraînés par un homme qui, s’il n’était pas toujours très fréquentable, n’en demeure pas moins une référence pour le dessin animé : Walter Elias Disney.

Parce qu’il fallait oser un tel film : faire découvrir des œuvres classiques à un public avide avant tout d’histoires merveilleuses comme l’ont prouvé les deux précédents longs métrages : Blanche-Neige et les 7 Nains et Pinocchio.

C’est un brusque virage qui est ici proposé parce que s’il reste quelques éléments narratifs dans certaines œuvres interprétées par l’orchestre de Philadelphie, dirigé par le grand Leopold (1), ce sont avant des images animées qui sont proposées aux spectateurs : réelles tout d’abord avec l’orchestre qui s’installe et le narrateur (Deems Taylor) qui présente, puis incorporant des dessins (animés, évidemment) qui rappellent cet orchestre jusqu’à laisser la place au travail des différents animateurs.

Sublime.

 

Et comme il s’agit d’un film musical, il faut avant tout l’assimiler à un concert. Unique en son genre, bien sûr, mais rien d’autre. Et le découpage va dans ce sens : avant et après chaque pièce présentée par Deems Taylor (2) nous voyons Stokowski lancer et/ou arrêter son orchestre. Et le décor choisi pour cet orchestre est lui aussi un coup de génie : il n’y a rien qu’un fond bleu (3) sur lequel se détache une estrade où prendra place Leopold. Cet absence de décor va totalement dans le sens du projet de Disney : promouvoir la musique. En effet, seules les images issues des cerveaux fertiles des animateurs viendront agrémenter cette musique. Et c’est peut-être là qu’il faut trouver le paradoxe de cette œuvre unique.

 

En effet, Taylor commence par expliquer le premier morceau (Toccata & Fugue en ré mineur de J-S Bach), annonçant que nous sommes dans un registre non narratif et que les images qu’on va y voir peuvent sortir de notre imagination. Mais c’est bien de celle de Samuel Armstrong qu’elle est issue, épaulé par son équipe d’animateurs. Donc, une imagination bridée pour le spectateur. Mais si ce n’est que le seul reproche qu’on peut faire au film, ça ne remet pas beaucoup de choses en cause : dans ce cas-là, toutes les adaptations d’œuvres (littéraires ou picturales) sur grand écran sont bridantes

 

C’est donc un extraordinaire film que nous proposent les studios Disney, véritable œuvre artistique à mi-chemin entre la peinture et le cinéma d’animation, comme en témoignent certains plans fixes qui introduisent ou concluent certains éléments musicaux. Sans oublier une utilisation de la lumière et de l’ombre qui atteint ici certains sommets esthétiques. C’est le cas pour l’extraordinaire Nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski (avant-dernière œuvre présentée) ou encore les balais dans l’Apprenti Sorcier de Dukas, qui voit pour la première fois Mickey Mouse (voix de Walt Disney) dans un long métrage.

Ce segment est très certainement celui dont tout le monde se souvient, la présence du rongeur aux gants à quatre doigts y étant pour beaucoup. Et il est difficile, aujourd’hui encore, de dissocier cette œuvre de Paul Dukas du film.

 

Autre segment quia fait la renommée du film : les dinosaures. Ou plutôt le Sacre du Printemps de Stravinsky. Bien sûr, on ne se souvient pas d’une quelconque mélodie (4) mais cette odyssée dans le passé de la Terre a un aspect aussi grandiose que le furent ces créatures. Et tant pis pour la vraisemblance : que l’archéoptéryx cohabite avec le tyrannosaure (seulemnt90 millions d’années les séparent, un instant dans l’histoire de la Terre…) ne gêne personne, et c’est tout à fait normal, nous sommes au cinéma !

Autre élément purement cinématographique : la Danse des Heures (Amilcare Ponchielli). C’est un incroyable ballet qui nous est ici proposé par Norman Ferguson et T. Hee, mélangeant allègrement les codes du ballet classique. Si les autruches font des danseuse acceptables, surtout grâce à leur longues pattes postérieures, avoir fait des éléphantes et des hippopotames des ballerines est là encore sublime : non seulement elles vont à l’encontre de ce qui se faisait (et se fait encore) dans les corps de ballet, mais en plus, l’intrigue joue sur leur présence mastoc, les jeunes danseurs étant des crocodiles dont la silhouette longiligne tranche avec celles des pachydermes.

 

Bref, c’est un festival, pour les oreilles comme pour les yeux, qui fera date dans le genre, et hissera ce film parmi les meilleurs – le meilleur pour ma part – des studios Disney. Certes, les arrangements de Stokowski d »es différentes œuvres présentées n’ont jamais été du goût de tous, mais pour ma part, même si je préfère les « originales », elles se placent dans le même cadre que tout le reste : au cinéma, tout est possible. Et il ne faut pas non p^lus négliger leur impact sur le public qui à travers ce film a pu découvrir une musique qui était un tantinet tombée en désuétude avec l’avènement du jazz.

 

Le jazz, d’ailleurs, est tout de même présent dans le film : avant de reprendre – il y a un entracte, comme au concert – les musiciens qui sont revenus se délassent improvisant une musique aux résonances jazzy. Pourquoi cet intermède « moderne » dans ce répertoire « classique » ? J’aurai tendance à penser que c’est pour montrer aux spectateurs rétifs au programme proposé que tous ces musiciens à l’apparence guindée sont comme eux : ils aiment aussi se délasser en écoutant quelque chose de plus décontracté…

 

Fantasia ? Un classique. Dans tous les sens du terme !

 

  1. Stokowski (1885-1977) !
  2. Deems Taylor était un chantre américain de la musique classique, son promoteur outre-Atlantique. Pas étonnant que Disney lui ait demandé d’assurer la présentation des différentes œuvres.
  3. Je le suppose, étant toujours aussi daltonien…
  4. Encore que…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame historique, #Roland Joffé, #Robert de Niro
Mission (The Mission - Roland Joffé, 1986)

1750, quelque part en Amérique du Sud (Paraguay ?), une petite mission se développe, dirigée par le jésuite Gabriel (Jeremy Irons). Comme beaucoup de missions dans cette région, son développement dérange : le Portugal et l’Espagne  aimeraient bien récupérer ces territoires et en jouir à leur manière (exploitation, esclavage, violence…).

Le cardinal Altamirano (Ray McAnally) est donc envoyé par le Saint-Siège pour évaluer la situation, et éviter une quelconque crise diplomatique entre le Vatican et les deux états ibériques.

Parallèlement, le capitaine Mendoza (Robert De Niro) se retrouve dans cette mission, ayant expié le meurtre de son propre frère (Aidan Quinn).

Il y trouvera la rédemption, bien sûr, mais à quel prix…

 

Trente-six ans après, le film de Roland Joffé garde toute sa force. C’est, deux ans après son premier film, l’inoubliable The killing Fields, Joffé dénonce à nouveau. Cette fois-ci,c’est l’attitude hypocrite de l’Eglise face aux autochtones de ce « nouveau continent », quantité négligeable face aux enjeux économiques de deux grandes puissances sur le déclin.

Et l’intertitre final qui annonce que des Indiens d’Amérique du Sud continuent la lutte pour survivre – et faire survivre leur culture – reste toujours d’actualité : regardez ce qu’il se passe dans cette même région aujourd’hui même !

Et le Vatican, qui n’est pas toujours rancunier, considère lui aussi ce film comme très important (1995).

Le film s’ouvre et se ferme sur un martyre, au nom du Christ. Entre les deux, une évolution des mentalités qui gênait plus qu’elle n’arrangeait les puissants.

 

Et je ne peux que donner raison au Vatican : ce film est, à bien des égards, magnifique.

La photographie de Chris Menges, qui a débuté dans le documentaire, est superbe, mettant en valeur la forêt et le site prestigieux du parc national d’Iguazú (Argentine). C’’est un florilège de très beaux cadrages, montés avec brio par le talent de Jim Clark.

De même la musique d’Ennio Morricone se prête complètement à cette reconstitution, même si ce que nous entendons n’est pas toujours ce que nous voyons… Il y a une parfaite adéquation entre la musique du grand Ennio et l’intrigue – comme d’habitude !

Et cette musique, surtout ses chœurs, sont restés longtemps dans les souvenirs des spectateurs : aujourd’hui encore, on la reconnaît sans hésitation.

 

Et puis il y a l’interprétation.  Si Jeremy Irons est impeccable, comme d’habitude, on a le plaisir de découvrir un second rôle qui va faire parler de lui très vite : Liam « Schindler » Neeson (le jeune père Fielding). On remarquera aussi la présence d’un véritable ecclésiastique aux côtés de Jeremy Irons : Daniel Berrigan. Ce bon père est surtout célèbre pour ses prises de positions pas très catholiques dans l’Amérique de Nixon (et des autres) : ses positions et actions contre la guerre du Vietnam lui ont valu un procès au terme duquel il disparut, empêchant une quelconque incarcération. Pas étonnant de le voir ici du côté des opprimés…

J’oubliais : il a commencé son sacerdoce chez les Jésuites…

 

Mais c’est encore une fois Robert De Niro qui retient l’attention : il est formidable dans le rôle de cet ex-esclavagiste (2), à la recherche d’une rédemption qui viendra. En deux temps.

En effet, si la première partie est interrompue par un Indien dont il a capturés quelques parents – après un calvaire qui a des allures sisyphiennes, c’est bien sûr la seconde qui lui assure définitivement son Salut : il va combattre – malgré les vœux prononcés auprès de ses frères – aux côtés de ceux qu’il a (pour)chassés autrefois, assistant jusqu'au bout au martyre de ceux qui étaient devenus ses amis, son peuple.

 

Magnifique.

 

  1. Ayant longtemps pratiqué d’un instrument à vent, le jeu de Jeremy Irons est absolument incompréhensible par rapport à ce que nous entendons. D’un autre côté, les interprètes ne connaissent que très rarement les intentions du compositeur : la musique est réalisée après.
  2. Plus facile à écrire qu’à prononcer !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Darren Aronovsky
Black Swan (Darren Aronovsky, 2010)

Décidément, que de drames avec la danse classique. Outre le ballet dont il est question ici, c’est, soixante-deux ans après The red Shoes (Michael Powell & Emeric Pressberger, 1948), c’est à nouveau une tragédie qui nous est proposée ici, menée avec brio par la superbe Natalie Portman (1).

 

Nina Sayers (Natalie Portman, donc) est danseuse de ballet au Concert Hall de New York. Le chorégraphe Thomas Leroy (Vincent Cassel) veut dépoussiérer le Lac des Cygnes de Tchaïkovski, se séparant de son étoile vieillissante (Winona Ryder), et choisissant une nouvelle tête pour le public : c’est bien sûr Nina qui est choisie.

Malheureusement, Nina, bien que parfaite en cygne blanc n’arrive pas à atteindre le niveau voulu pour le cygne noir (2), autre versant de son personnage. Les conseils et imprécations de Thomas n’y font rien : Nina reste un cygne blanc, échouant à passer du côté sombre (3)

Parmi le corps de ballet vient d’arriver la troublante Lily (Mila Kunis), jeune danseuse douée et libérée : véritable cygne noir du spectacle ?

 

Au risque de me répéter, je signale que la danse classique et moi, ça n’a pas souvent fait bon ménage (4), mais quand c’est filmé ainsi, on en oublie tout et on entre pleinement dans cette tragédie un tantinet fantastique, où cette jeune femme qui obtient une forme de consécration va sombrer dans un délire mortifère. Et comme c’est bien filmé, cette tragédie devient féerie – noire – amplifiée par la formidable musique de Tchaïkovski (et Clint Mansell qui assure quelques belles variations sur les thèmes du maître russe).

 

Mais bien entendu, c’est la performance de Natalie Portman qui transparaît le plus, véritable prouesse physique qui fut – justement – récompensée.

Elle est une Nina tourmentée et à la limite (?) de la folie, puisant son inspiration dans ce qu’il se passe (ou non) autour d’elle. Mais encore une fois, une actrice principale n’est rien sans les seconds rôles s’ils ne sont pas à la hauteur. Et Darren Aronovsky s’entoure de quelques pointures qui transcendent son film : danseuses et danseurs de haut vol et Vincent Cassel en directeur de ballet, lui qui a une formation de danseur ajoutent une dimension authentique à cette intrigue fantastico-tragique. De son côté, Barbara Hershey est une mère formidable, de celle qu’on a envie de ne pas avoir quand on se destine à une carrière artistique : étouffante est le qualificatif qui lui sied le mieux… Bref, une mère.

 

Bien sûr, on ne peut pas passer à côté des aspects sexuels de l’intrigue qui nourrissent les hésitations de Nina sur l’aspect sombre de son personnage, et si on peut considérer qu’il y aurait de la complaisance, ce serait minimiser l’impact du sexe dans la vie et surtout chez cette jeune femme qui ne semble pas vraiment avoir connu l’amour avant ce rôle. Pour cela, il suffit de voir sa chambre pour s’en rendre compte : elle n’a certainement jamais connu l’amour et quand elle annonce à Thomas qu’elle n’est plus vierge, on peut légitimement en douter. Il suffit devoir les difficultés qu’elle à « se toucher »comme lui avait préconisé le même Thomas.

 

Et tout ça pour en arriver à une performance hors du commun lors du final (du film et du ballet), motivée par tout ce que nous avons vu avant, et clôturée par une résolution – prévisible, certes, je vous l’ai annoncée plus haut – mêlant réalisme et mysticisme – véritable illustration de ce qu’a pu vivre Nina pendant toute cette période.

 

Magnifique.

 

  1. N’oublions pas Sarah Lane qui double la belle Natalie dans les parties dansées.
  2. D’où le titre.
  3. N’oublions pas que c’est Natalie « Padmé » Portman !
  4. La danse en règle général, d’ailleurs.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Suspense, #Alfred Hitchcock
L'Homme qui en savait trop (The Man who knew too much -Alfred Hitchcock, 1934)

Jill & Bob Lawrence (Edna Best & Leslie « Zaroff » Banks) sont à Saint Moritz avec leur fille Betty (Nova Philbeam). Jill (Edna Best, donc) y participe à un concours de tir aux pigeons (d’argile). Il y a aussi un concours de ski où un ami des Lawrence fait une descente remarque, Louis Bernard (Pierre Fresnay).

Plus tard dans la soirée, Bernard est tué et laisse un message étrange à Jill : il était agent secret et quelque chose de terrible se tramait. Mais Jill et Bob n’ont pas le temps d’avertir qui que ce soit : leur fille est enlevée et ne leur sera rendue vivante que s’ils se taisent…

 

Après le terrible Chant du Danube (Waltzes from Vienna), Hitchcock est de retour dans son domaine de prédilection : le suspense. Et malgré l’acharnement du producteur C.M. Woolf qui n’aimait pas le film, Hitchcock non seulement s’en tire magnifiquement, mais en plus le film fut un succès (mérité). Il faut dire que le grand Alfred fait montre ici d’une grande maîtrise, utilisant les différents éléments qui font son cinéma : des mouvements de caméra, détails pertinents et bien sûr, une héroïne blonde.

De plus, on y découvre un méchant plutôt réussi : Abbott (Peter Lorre) avec cicatrice et mèche de cheveux blancs. Et ce méchant est d’autant plus réussi que Lorre ne parlait pas vraiment l’anglais, ayant appris une version phonétique de son rôle. Et grâce à lui, Hitchcock confirme que la réussite du méchant entraîne celle du film. Mais Abbott ne suffit pas, puisqu’il lui a été adjoint quelques acolytes dont Ramon Levine (Frank Vosper), champion du concours de tir face à Jill.

 

Et ce concours de tir, qui ne semble qu’anecdotique va devenir la séquence primordiale du film. Non seulement on y rencontre tous les protagonistes importants, mais en plus, se met en place toute l’intrigue criminelle qui commencera par l’assassinat de Bernard et se terminera par l’exécution du même Abbott, après l’attentat raté contre un dignitaire étranger (Arnold Lucy), par le même Ramon Levine.

En effet, l’accident de Bernard (il tombe pour éviter la jeune Betty) va mettre ce dernier en contact avec Abbott qui le reconnaîtra, et par conséquent le fera abattre (on devine alors par qui), amenant cette famille sans histoire dans un complot de dimension internationale.

 

Ce concours va aussi permettre la résolution finale : le sauvetage de la jeune Betty. Sa mère, qui est donc une championne de tir – elle perd à cause d’Abbott – sera à même d’atteindre celui qui menace sa fille sans toucher cette dernière.

Et que fait Abbott pour déconcentrer Jill ? Sa montre va sonner, amenant Jill à décaler sensiblement sa visée et manquer le projectile. Ce manqué annonce celui de Levine au Royal Albert Hall : elle va crier pendant le soupir (1) qui précède le coup de cymbales, faisant dévier à son tour le tir de Levine.

On peut alors dire que la montre d’Abbott est le mcguffin (2) du film : outre ces deux utilisations pertinentes, c’est elle qui permettra à la police de débusquer définitivement ce répugnant personnage, sonnant au mauvais moment et le révélant alors aux policiers.

 

Et Hitchcock ?

Il faut de bons yeux, mais surtout savoir que c’est lui : après la demi-heure du film, Bob sort de chez un dentiste accompagné de Clive (Hugh Wakefield), et parmi les personnes qu’ils croisent, on trouve un (gros) homme dans un manteau de pluie. On devine plus qu’on ne voit qu’il s’agit d’Hitchcock…

 

  1. Un temps de silence.
  2. Non, celui-ci ne sert pas non plus à chasser les lions dans les montagnes d’Ecosse.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Joe Dante
Hurlements (The Howling - Joe Dante, 1981)

Karen White (Dee Wallace) a vécu une expérience traumatisante: sa rencontre avec le tueur en série Eddie Quist (Robert Picardo) s’est terminé par la mort de ce dernier, tué par un policier alors qu’il tentait d’agresser la jeune femme.

Choquée, elle est envoyée à la Colonie du Dr. Waggner (Patrick Mcnee), afin de soigner ses nerfs et retrouver une vie normale. Les différents résidents ont quelque chose d’étrange, et surtout, on entend des hurlements la nuit : de ceux qui ont un très (trop ?) lointain rapport avec ceux d’un chien.

Il faut dire que cette colonie est très particulière : chacun de ses occupants n’est rien d’autre qu’un loup-garou.

Pendant ce temps, en ville, le corps d’Eddie Quist a disparu…

 

Retour à l’horreur pour Joe Dante après sa contribution (non créditée) dans Rock’n’roll high School. Et encore une fois, il nous montre qu’il connaît son sujet, réalisant un film qui restera dans les mémoires, maîtrisant avec brio cette histoire de transformation particulière. Il faut croire d’ailleurs que 1981 fut une grande année pour les loups-garous puisque John Landis (autre grand réalisateur) a sorti quelques mois plus tard son Loup-Garou de Londres, lui aussi resté dans les annales (certains le préfèrent). Mais restons avec Dante.

C’est encore une fois un film fantastique à tout point de vue, que ce soit le genre ou la façon de le qualifier. Dante a bien compris comment fonctionnait les films d’horreur et il s’en donne à cœur joie : on tremble et on sursaute, à des moments bien précis et balisés, soutenus par une musique adéquate signée, encore une fois, Pino Donaggio.

 

Certes, on n’échappe pas à quelques scènes un tantinet racoleuses offrant quelques jeunes femmes nues, dont la belle Elisabeth Brooks (Marsha Quist)qui ne s’attendait pas à ce que sa nudité soit autant révélée : Dante lui avait annoncé qu’il y aurait de la fumée pour voiler son intimité… Eton remarque que la séquence qui la voit faire l’amour avec Bill Neill (Christopher Stone, qui épousera après le film Dee Wallace) est l’une des rares qui se passe la nuit sans quelque brume…Mais encore une fois, passons.

Et venons-en au sujet en lui-même : les loups-garous.

 

Bien entendu, la grande référence du film est celui de Waggner (1941) qui donnera son nom au personnage (1) de Patrick Mcnee), où Lon Chaney Jr. tait la seule victime de lycanthropie. Ici, les hommes-loups sont nombreux et surtout très réussis ! Il faut dire que le maquillage de Rob Bottin est absolument extraordinaire. Quant aux effets spéciaux, ils sont époustouflants, et ce quinze ans (environ) avant l’explosion numérique de la décennie suivantes. Nous sommes bien loin des transformations du même Lon Chaney Jr. quarante ans plus tôt !

 

Bref, un film qui se laisse voir et revoir avec beaucoup de plaisir, avec un sourire en coin. On y retrouve quelques visages rencontrés dans plusieurs films de Dante : outre Robert Picardo, on reconnaît Kevin McCarthy (Fred Francis) et l'inévitable Dick Miller (Walter Paisley)… Sans oublier le plaisir de revoir le grand John Carradine (Erle Kenton).

 

  1. Le scénario de John Sayles (qui apparaît dans le film : il travaille à la morgue) et Terence H. Winkless reprend d’autres noms de réalisateurs de cinéma d’horreur antérieurs : cherchez-les...

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #Matthew Vaughn
The King's Man : première Mission (The King's Man - Matthew Vaughn, 2021)

Tout commence donc en 1902, en Afrique du Sud, où le Duc d’Oxford (Ralph « Voldemort » Fiennes) est envoyé en tant que membre de la Croix-Rouge, avec sa femme (Alexandra Maria Lara) et son fils (Alexander Shaw). Las, elle est tuée par un tireur embusqué.

Douze ans plus tard, la guerre est déclarée entre l’Allemagne et (presque) le reste de l’Europe, dont le Royaume-Uni, mené par le roi George V (Tom Hollander). En Russie, Nicolas II (Tom Hollander) pense à arrêter la guerre, suivant les suggestions de Raspoutine (Rhys Ifans).

Oxford et son fils (Harris Dickinson) sont envoyés à Moscou pour déjouer les sombres plans du moine.

 

Et de trois !

Matthew Vaughn nous revient avec un troisième opus de cette agence secrète britannique située à Savile Row, le célèbre quartier de la confection. Et nous retrouvons avec plaisir Kingsman, l’une de ces échoppes prestigieuses, qui n’est pas encore la couverture de cette institution secrète : c’est avant tout le tailleur des rois et des gens de l’aristocratie.

Mais malgré le fait qu’il s’agit d’un troisième volet, nous nous retrouvons, comme c’est souvent le cas lorsqu’une série fonctionne, aux origines du succès : comment en est-on arrivé là. Et à cela s’ajoute une question fondamentale : pourquoi ?

Et Vaughn va nous répondre, construisant progressivement son intrigue (1) jusqu’au basculement indispensable qui va donner tout son sens à cet organisme. Ce basculement va se faire en deux temps : la mort du jeune Oxford et la révolte de la femme de confiance du Duc, Polly (Gemma Arterton).

Ensuite, Vaughn déroule jusqu’à une fin, prévisible certes mais tout de même bien réjouissante.

 

Bien entendu, l’Histoire est écornée, ce qui n’est pas un vrai problème, au cinéma tout étant permis. Mais encore faut-il que cette liberté soit bien menée, ce qui est le cas, une nouvelle fois, du film de Vaughn. Sans pour autant trop s’éloigner des faits historiques – la mort brutale mais interminable de Raspoutine ; la Première Guerre Mondiale – Vaughn et ses acolytes réécrivent le déroulement des événements, avec en point d’orgue l’importance de cette officine secrète : si la guerre s’est terminée – victorieusement – c’est grâce au premier King’s Man, et son équipe : Polly, mais aussi et surtout le fidèle et indispensable Shola (Djimon Hounsou).

 

Et que les dessous de cette guerre mettent à jour une conspiration internationale amène un petit plus bienvenu à cette intrigue déjà très agréable : une organisation secrète – une autre – aux buts inavouables (sinon elle ne serait pas secrète) qui n’est pas sans rappeler celle que combattra James Bond, ou encore l’inévitable Austin Powers.

Cette organisation, outre Raspoutine, comprend quelques membres des plus illustres, loin des numéros habituellement utilisés, dont la ressemblance pas toujours frappante est compensée par certaines attitudes et regards qui font très bien illusion.

 

Bref, on s’amuse, d’autant plus que les différents interprètes ont l’air d’y prendre beaucoup de plaisir.

Pour ma part, j’en redemande…

 

  1. Il a collaboré au scénario avec Jane Goldman et Karl Gajdusek.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Joe Wright
Orgueil et Préjugés (Pride and Prejudice - Joe Wright, 2005)

Non.

Je n’ai pas lu le (formidable, bien sûr) roman de Jane Austen. Je n’ai pas non plus vu la série (culte, bien sûr aussi) de 1995 sur la BBC (1). Quant à la version de Robert Z. Leonard, on verra…

 Je peux donc parler librement du très beau film de Joe Wright (2), interprété avec brio par une distribution de haute volée, Keira Knightley en tête.

 

Mr. Bennet (Donald « Hawkeye Pierce » Sutherland) est un gentleman farmer du Hertfordshire (au nord de Londres) qui a cinq filles qu’il doit marier : l’horloge de sa vie tourne et s’il disparaît, ses filles seront sans le sou : seuls les hommes – ici un cousin, le révérend Collins (Tom Hollander) – peuvent conserver le patrimoine familial (3). Heureusement, le jeune Bingley (Simon Woods) vient de s’installer. Il est jeune et beau et surtout riche, ce qui ne déplaît pas Mrs. Bennet (Brenda Blethyn) qui le verrait bien au bras d’une de ses filles, Jane (Rosamund Pike), par exemple.

Ce Bingley, en plus de sa sœur (Kelly Reilly) a amené avec lui son ami, le fier et farouche Darcy (Matthew Macfadyen). Rapidement, ce dernier se retrouve en conflit avec la sœur Bennet qui a le plus de caractère, la belle Elizabeth aussi appelée Lizzie (Keira Knightley, donc).

 

Pas besoin d ‘être grand druide pour savoir que Lizzie et Darcy finiront ensemble. Et Wright va souligner cet amour qui s’ignore en les isolant totalement pendant le bal que va donner Bingley : les amoureux sont seuls au monde, c’est bien connu. Bien entendu, seuls les spectateurs savent alors que ces deux-là sont faits l’un pour l’autre, possédant la même force de caractère. Et utiliser cet isolement alors que chacun méprise (ou semble mépriser) l’autre est du plus bel effet, jouant sur l’opposition des amoureux seuls au monde alors qu’ils ne s’aiment pas (encore). Et Wright réutilisera ce concept d’opposition quand Lizzie, seule tournera sur sa balançoire pendant que le temps va passer : alors que ce dernier s’écoule vite (à chaque tour une nouvelle saison, c’est au ralenti que nous sont présentées les images.

Et puisque nous parlons d’images, autant saluer ici le travail remarquable de Romand Osin qui nous offre de très beaux paysages ainsi que des cadrages d’une grande pertinence, et en particulier le lever de soleil  qui voit nos deux amoureux enfin s’avouer leur amour : la place de ce soleil accentue fortement cet amour qui va illuminer leur vie.

 

A son tour, Joe Wright réussit à nous recréer cette Angleterre de fin XVIIIème siècle, à l’heure où les femmes ne sont pas grand chose aux yeux de la loi. Mais jamais il ne se rend à Londres comme l’avait fait Ang Lee dix ans plus tôt : le film reste concentré sur cette vie provinciale, voire paysanne qui donne une plus grande authenticité à ses différents protagonistes. Mais on ne peut s’empêcher de remarque le décalage qui pouvait exister entre cette gentry et les autres,ceux qu’on ne fait qu’apercevoir dans cette fresque : serviteurs, paysans…

 

Et le choix des différent(e)s interprètes se révèle primordial : chacun campe avec beaucoup de justesse et de talent son personnage. Keira Knightley, bien sûr, éblouissante (encore une fois) en Lizzie, faisant front avec subtilité à chaque revers qui se présente – l’attitude orgueilleuse de Darcy (Macfadyen est lui aussi formidable), l’intervention nocturne de Lady Catherine (Judi « M » Dench)…

Mais il ne faut surtout pas oublier la magnifique prestation de Brenda Blethyn, en mère un tantinet cyclothymique, elle aussi bourrée de contradictions.

Quant à Donald Sutherland, ses rares interventions sont toujours un plaisir, mais étant un de ses admirateurs, je ne suis absolument pas objectif.

Le tout avec une pointe d’humour bienvenu dans ces milieux plus ou moins guindés. Et la déclaration de Collins à Elizabeth est à ce propos savoureuse : alors qu’ilne doute pas un instant qu’elle acceptera de l’épouser, Wright (avec l’aide d’Osin) accentue la position de Lizzie – il n’est absolument pas question d’épouser cet homme terne et ennuyeux – en utilisant une contre-plongée qui rabaisse le pasteur, lui qui n’était déjà pas bien grand…

 

Bref, une très belle réussite, n’en déplaise aux puristes qui reprocheront une adaptation fantaisistes (si ce n’est déjà fait…) : rappelez-vous que nous sommes ici au cinéma, alors tout est possible !

 

  1. On captait très mal à cette époque sur le canal hertzien…
  2. En plus, j’aime beaucoup son travail…
  3. Oui, comme dans Sense and Sensibility)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Leo McCarey
Elle et Lui (An Affair to remember - Leo McCarey, 1957)

18 ans après Elle et Lui (Love Affair, 1939), Leo McCarey propose une nouvelle version de cette même histoire qui porte le même titre en français mais diffère en VO : après Liaison, voici donc Une Liaison mémorable. (1)

Le séducteur Charles Marnay (Charles Boyer) est remplacé par un autre du même acabit, Nickie Ferrante (Cary Grant) et Deborah Kerr reprend le rôle d’Irene Dunn, Terry McKay.

Pour le reste, c’est exactement la même histoire, celle de ces deux étrangers promis à une vie facile qui se rencontrent, se découvrent et se perdent, du fait du destin, mais se retrouvent tout de même, parce qu’au cinéma, tout est possible, et surtout les belles histoires d’amour.

 

Parce que c’est encore une fois une très belle histoire d’amour, exactement la même que 18 ans plus tôt. Enfin pas exactement la même. Si on y retrouve les mêmes péripéties, le point de vue va tout de même varier, laissant plus de place à ce qui était indicible, elliptique. Mais ne croyez pas qu’on y perde au change. A nouveau, Leo McCarey mène demain de maître cette histoire extra-ordinaire, avec un duo qui n’a rien à envier au précédent. L’émotion est intacte, et ce malgré une intrigue connue (2).

Et si Cary Grant n’a pas l’aspect play-boy de Boyer, il n’en demeure pas moins extrêmement séduisant de par son allure et son esprit des plus vifs.

 

Alors pourquoi refaire le même film ? Et bien tout simplement parce qu’il est différent : l’époque a changé et le scénario (de McCarey et Delmer Daves, excusez du peu) s’attache beaucoup plus aux personnages, remplissant quelques blancs de l’intrigue originelle, sans pour autant alourdir le propos. Les deux protagonistes semblent passer plus de temps sur le bateau, décor où va d’ailleurs plus s’épanouir la tendance comique de McCarey : n’oubliez pas qu’il a un passé burlesque très chargé (3). Et si la séquence du restaurant (sur le bateau) était très drôle, elle gagne encore en comique avec ce nouveau duo : il faut dire que Cary Grant a toujours possédé une grande force comique.

Bien sûr, Deborah Kerr a un maintien plus prononcé qu’Irene Dunn, mais elle donne à Terry une retenue différente, réussissant à faire oublier cette dernière sans pour autant l’éclipser : chacune des deux amène un élément à ce personnage qui va le compléter et la rendre à chaque fois inoubliable.

Encore une fois, la séquence avec la grand-mère Janou (Cathleen Nesbitt) est l’élément qui fait basculer l’intrigue. Et si Maria Ouspenskaïa y dégageait une immense douceur, on apprécie une certaine authenticité chez Nesbitt, dont le français impeccable est le plus bel atout (Janou habite Villefranche-sur-Mer). Là encore, chacune possède un élément que l’autre n’a pas, ajoutant un nouvel élément de complémentarité entre les deux films.

 

Bref, cette nouvelle (?) liaison est un nouveau régal, justifiant ce remake : vous avez d’ailleurs remarqué que je n’ai pas posé de question en préambule comme j’ai (souvent) l’habitude de le faire.

Ruez-vous donc sur ce deuxième opus de l’une des plus belles histoires d’amour du cinéma et surtout ne cherchez pas plus loin où vous avez déjà vu l’acteur qui interprète le galeriste Courbet (Fortunio Bonanova) : c’est lui qui interprète Matiste, le maître de musique qui essaie désespérément de faire chanter Susan Alexander (Dorothy Comingore) dans Citizen Kane.

 

  1. Traductions très littérales.
  2. Sauf si vous n’avez pas vu le premier film…
  3. Avec entre autres Laurel & Hardy, là encore, excusez du peu !

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Prison, #Drame, #Jean Becker, #José Giovanni
Un nommé La Rocca (Jean Becker, 1961)

Roberto La Rocca (Jean-Paul Belmondo) vient d’arriver à Marseille. Malgré son allure de jeune homme, c’est un dur : il a la gâchette facile, mais surtout rapide comme l’a constaté à ses dépens le caïd du lieu, Villanova (Nico). Bien qu’il reprenne les affaires de ce dernier, il n’est venu à Marseille qu’avec une seule intention : faire sortir son ami Xavier Adé (Pierre Vaneck) de prison.

Mais la présence de déserteurs américains qui tentent de monter une entreprise de racket, dans cette France d’après-guerre va compliquer les choses : La Rocca se retrouve à son tour incarcéré. Pour sortir, trois solutions :

  • Attendre la fin de la peine ;
  • S’évader ;
  • Participer au déminage de la côte en vue d’une remise de peine.

C’est la troisième option que choisiront La Rocca et Adé.

 

Jean Becker (le fils de Jacques) signe ici son premier long métrage et il met un certain nombre d’atouts de son côté. Le premier, c’est la révélation de la nouvelle vague : Jean-Paul Belmondo. Le second, c’est un écrivain/ dialoguiste qui monte (sa troisième participation directe à un film) et qui passera plus tard derrière la caméra, José Giovanni.

Alors comme Giovanni est là, on peut s’attendre à une intrigue virile où ces hommes sont des gangsters, mais avec de l’honneur. Et ce nommé « La Rocca » est tout cela à la fois, interprété par un Belmondo qui le rend d’emblée sympathique.

Et comme c’est Jean Becker, nous sommes bien loin de l’incontournable Paris des truands. Mais rassurez-vous, ces derniers n’ont rien à leur envier, les pratiques criminelles étant toujours les mêmes : celui qui l’emporte est celui qui défouraille le mieux !

Et comme nous sommes avant 1968, la morale l’emporte : les truands n’en sortiront pas indemnes, physiquement comme moralement.

 

Outre l’aspect autobiographique – José Giovanni a vécu cette période (1) – c’est la distribution qui attire notre attention, et surtout ceux qui entourent Belmondo et Vaneck : on y reconnaît de nombreuses têtes qui vont émailler le cinéma français dans les trois décennies suivantes, à des degrés différents d’apparition, dont l’éternel Dominique Zardi, ici avec des cheveux !

Mais malgré tout, le film reste mineur. Et c’est très certainement dû à cette intrigue inspirée du roman (2) de Giovanni : trop de péripéties et personnages hauts en couleurs. Becker essaie de montrer un maximum de choses mais du fait du format (1 h 41), il ne va pas jusqu’au bout des différents épisodes ni ne donne assez d’épaisseurs à ces marginaux qui auraient alors pu se révéler pas si mauvais que ça.

Et cela nous laisse un goût d’inachevé jusque dans le plan final : il manque un épilogue à cette histoire malheureuse.

 

Par contre, Becker réussit pleinement la séquence du déminage, alternant (les plans d’ensemble et les très gros plans sur les visages angoissés de cette singulière « chair à canon » que sont ces démineurs occasionnels. La peur et la tension sont palpables, accentuées par les inévitables explosions.

 

Giovanni lui-même ne sera pas satisfait du résultat, réalisant à son tour sa propre adaptation de son roman : La Scoumoune (1972). Il s’entourera en particulier du même Belmondo et de celui qui interprète ici le chef des gangsters Américains, Michel Constantin.

Vous vous en doutez : ceci est (presque) une autre histoire…

 

  1. Il fut emprisonné et même condamné à mort, parce qu’il était lui-même un de ces truands dont il parle.
  2. L’Excommunié (1958)

 

 

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