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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Anthony Mann, #Erich von Stroheim
La Cible vivante (The great Flamarion - Anthony Mann, 1945)

Coups de feu dans un théâtre : une femme est morte. Son meurtrier, le grand Flamarion (Erich von Stroheim), est en train de mourir. Mais avant, il veut expliquer au comique Tony (Lester Allen) pourquoi il a tué Connie Wallace (Mary Beth Hughes), son ex-partenaire du numéro de cible vivante :

Flamarion est un tireur d’élite, et chaque soir il démontre son talent avec son couple partenaire, Connie et Al Wallace (Dan Duryea). Seulement Al boit, beaucoup trop. Et Connie aimerait se sortir de cette relation pesante. Il suffirait de trois fois rien pour qu’elle soit heureuse : que Flamarion rate sa cible.

Avec un partenaire ivre, ça devrait pouvoir se faire…

 

Erich von Stroheim, s’il était persona non grata derrière une caméra, n’en demeurait pas pour autant un grand interprète. Et ce grand Flamarion n’échappe pas à la règle. Ce personnage est quasiment du sur-mesure pour son talent. Elégant, distingué et tout en maîtrise, il campe cet artiste singulier avec beaucoup de brio, complétant sa performance avec certains regards (héritage de la période muette) très expressifs : un acteur complet. Et Anthony Mann a dû se régaler en le dirigeant tant il interprète avec conviction ce personnage que, cette fois-ci encore, on ne peut pas haïr.

 

Mais encore une fois, si Stroheim est impérial, c’et aussi dû au jeu de ses partenaires, Mary Beth Hughes et Dan Duryea en particulier. Avec une mention spéciale pour la jeune femme qui elle aussi interprète avec beaucoup de justesse cette garce manipulatrice extrêmement séduisante (1). Manipulatrice parce qu’elle arrive à ses fins, prenant et jetant les hommes qu’elle rencontre sans scrupule, sûre de son charme.

Duryea, pour sa part possède déjà cette nonchalance qu’on va trouver dans ses rôles suivants, mais avec ici un soupçon de désespoir qui s’exprime pleinement quand il vient trouver son patron pour lui demander de l’argent.

 

Et Mann filme au plus juste ce trio plutôt insolite, jusqu’à l’explication finale – que nous connaissons dès l’ouverture : la mort de Connie, puis de Flamarion. Et on comprend mieux les motivations de ce crime passionnel, qui porte bien son nom (2). Flamarion est un homme torturé : sa partenaire l’a envoûté, malgré sa répugnance envers les femmes suite à une expérience malheureuse quinze ans plus tôt. Et il veut y croire, malgré la différence d’âge. Son optimisme est avant tout de la naïveté : comment a-t-il pu croire que cette femme pût le désirer ?

 

Mais ce n’est pas cette question qui nous intéresse le plus, c’est le tourment constant qu’elle exerce sur cet homme qui, comme les autres, ne fait que passer dans sa vie. Jusqu’à ce qu’on l’arrête. Ce que fera le tireur d’élite. Et même pas avec une arme à feu.

 

  1. Oui, c’est la femme qui a le mauvais rôle.
  2. Passion signifie aussi souffrance.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Drame, #King Baggot
The notorious Lady (King Baggot, 1927)

Quelque part en Afrique du Sud, 192...

John Carewe (Lewis Stone) mène une expédition pour ramener des diamants de sa concession. A ses côtés, on trouve son associé (et financeur), Manuela Silvera (Francis McDonald), son serviteur et ami Williams (J. Gunnis Davis), son guide Carlos (Nick de Ruiz) et la fille de celui-ci, Kameela (Ann Rork). S’est joint à eux le jeune et fringant Anthony Walford (Earle Metcalfe), récemment fiancé à la belle Mary Brownlee (Barbara Bedford).

Mais cette dernière n’est pas ce qu’elle prétend : son vrai nom est Marlow, et un an plus tôt, pour innocenter son mari, elle avait faussement déclaré qu’elle était la maîtresse d’un homme peu recommandable que son époux avait accidentellement tué.

Détail : John Carewe s’appelle en réalité Patrick Marlow et a été annoncé pour mort des suites d’une fièvre maligne.

Oui, c’est son mari.

 

Nous sommes en 1927, et ce qu’on peut dire, c’est que ce (petit) film de King Baggot est bien léché, sinon un impérissable chef-d’œuvre. Tous les ingrédients sont là pour un succès au box-office, ce qui n’est pas pour déplaire :

  • de l’exotisme avec cette intrigue située aux antipodes ;
  • de la trahison avec Silvera et Carlos ;
  • de l’action (et des morts qui tombent) ;
  • et cette histoire d’amour éteint qui ne demande pas mieux qu’à repartir. (1)

Bien sûr, la résolution de l’intrigue est évidente (encore que) et ne comptez pas sur moi pour vous en faire part. Toujours est-il qu’on passe un moment très agréable avec cette histoire bien éloignée de nos préoccupations actuelles. Encore que…

 

Bien sûr, puisque l’intrigue est pliée (d’une certaine façon), l’intérêt du spectateur se porte ailleurs : la réunion des deux époux. Et c’est là qu’on peut saluer le savoir faire de Baggot. Servi par un scénario de Jane Murtin  (d’après la pièce de Patrick Hastings), Baggot ne va avoir de cesse de reculer cette réunion, usant sans abuser d’artifices superbement contrôlés. En effet, à plusieurs reprises, les conditions sont réunies pour que les deux protagonistes principaux se rencontrent mais à chaque fois, un grain de sable semble s’insérer dans la machine et faire capoter ce que tout le monde attend, et redoute en même temps.

Quand Mary arrive à destination en Afrique du Sud, Patrick est sur le quai, mais lui tourne le dos. Quand il se retourne, c’est elle qui s’est détournée. Puis Walford lui propose de la rencontrer – il lui annonce ses fiançailles avec elle – mais un coup de sirène le rappelle à son devoir et l’empêche de la voir ; puis c’est la veillée au coin du feu… Et une dernière occasion qui nous prépare quand même aux retrouvailles, que je vous laisse découvrir.

 

Bref, l’intérêt du spectateur est assuré et si l’intrigue principale est convenue, les prémices (tout le long du film) nous tiennent autant en haleine (sinon plus), amenant à chaque fois un sourire devant chaque nouveau retournement.

Ajoutez à cela la présence de l’immense Lewis Stone qui, avant de jouer pour la MGM les utilités dans la décennie suivante, était un (plus tout) jeune premier à la fière allure. Honorable, digne et à la prestance quasi aristocratique, il campe un Marlow superbe, affublé en outre d’un grand sens moral. Puisque son épouse en aime un autre, il est prêt à tout lui sacrifier pour son bonheur. Pas mal non ?

 

Bref, encore une fois, le film de Baggot n’est peut-être pas de la qualité de certaines autres productions de cette riche année 1927 (2), mais on passe une heure quinze en bonne compagnie, que demander de plus ?

C’est du cinéma. Du vrai !

 

  1. Le mélo était un genre très prisé par les spectateurs outre-atlantique.
  2. Wings, The King of Kings, Sunrise… J’en oublie, bien sûr : vous irez voir par vous-même !

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Ethan Coen, #Joel Coen, #Tommy Lee Jones
No Country for old men (Ethan & Joel Coen, 2007)

Non, décidément, le Texas n’est pas un territoire pour les vieux. Surtout les vieux marshalls comme Ed Tom Bell (Tommy Lee Jones). Chez les Bell, on est flic de père en fils et il semble que cet Ed Tom soit la fin de la lignée. Ce qui n’est pas plus mal, vu que le monde évolue et que lui, Ed Tom est las de tout ça.

Il faut dire qu’avec le trafic de drogue qui vient de se solder par une tuerie de type Gunfight at OK Corral, la coupe commence à déborder. S’ajoute à cette tuerie un règlement de compte qui voit la liste de cadavres s’alourdir de deux entrées, et surtout un type qui n’aurait pas dû être là : Llewelyn Moss (Josh Brolin). Ce dernier, parti chasser a découvert le carnage et est reparti avec l’argent : 2 millions de dollars.

Mais cet argent n’est pas à lui et celui qui le recherche n’est pas un enfant de chœur : Anton Chigurh (Javier Bardem). Comme le dit un de ses confrères : « il n’a pas le sens de l’humour. » Mais surtout, c’est un effroyable psychopathe.

 

Pour leur nouveau volet de l’absurdité, les frères Coen retournent chez les truands et surtout un de la pire espèce : Anton Chigurh. C’est un tueur méticuleux et froid, insensible moralement et physiquement, et qui se promène avec une sorte de compresseur, de ceux qui tuent des animaux. Nous sommes en 1980, et si Chigurh ne nous l’avait pas dit, il aurait été difficile de le deviner : nous sommes dans un Texas assez stéréotypé, avec ses rangers qui se promènent aussi à cheval et portent un inusable Stetson. Mais si Ed Tom est ce qu’on pourrait appeler le héros – tout du moins est-il d’une certaine façon un narrateur – c’est bien sûr les deux autres hommes qui sont intéressants.

 

Tous deux sont assez similaires, même si Chigurh est complètement fou : ce sont des hommes pleins de ressources, comme le montre cette poursuite à travers une partie du territoire texan, aux alentours de la frontière (1). Mais bien sûr, c’est, malgré son haut potentiel de danger, Chigurh qu’on préfère. Ses différentes interventions mortifères sont presque risibles tant ce personnage est absurde : il tue à coup de compresseur ! Sans oublier la pièce de monnaie récurrente : elle sert à tout (2) sauf à payer. En face de lui, Llewelyn n’a que très peu de chances de s’en sortir, comme le montre la fin. Et si les cadavres s’accumulent, seuls trois sont tués sous nos yeux (3), les Coen usant de l’ellipse avec bonheur, surtout avec l’éleveur de poulets !

 

Bref, pour leur retour aux gangsters et policiers, les Coen nous régalent. Il faut dire que la présence de Javier Bardem est pour beaucoup dans le succès du film : il sait tout faire cet homme-là ! Ici, il est un tueur psychopathe de haute volée, rarement vu au cinéma (sauf dans certains films d’horreur, ce qui n’est pas le cas ici !). Sa plastique et son gabarit, associés à sa coupe de cheveux en font un personnage incroyable. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’on ne peut prendre cette histoire trop au sérieux.

Evidemment, en face d’un tel monstre (dans tous les sens du terme), les autres protagonistes peuvent paraître bien gentils. Mais là encore, ils se haussent au niveau de l’Espagnol et nous donnent un superbe spectacle. Bien sûr, Brolin n’a pas la même aura que les deux autres acteurs de premier plan, mais son personnage est bien rendu, amenant la sympathie du spectateur et l’envie qu’il s’en sorte.

Quant à Tommy Lee Jones, il est encore une fois impeccable, dans ce rôle de shérif vieillissant revenu de tout. Et surtout, l’un des rares de sa famille à ne pas mourir en service.

Peut-être est-ce la raison de cette fin de lignée…

 

  1. La frontière mexicaine, une fois franchie, offre la possibilité d’être à l’abri de la police américaine.
  2. Dévisser, instrument du destin, porte-bonheur…
  3. Non, je ne vous dirai pas lesquels…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Biopic, #Road Movie, #Denis Imbert
Sur les Chemins noirs (Denis Imbert, 2023)

 

 

 

 

1302 kilomètres.

C’est la distance totale parcourue par Pierre (Jean Dujardin), parti du Mercantour pour rejoindre la Manche.

Suite à un accident qui l’avait lourdement handicapé, Pierre avait décidé que s’il remarchait, il traverserait la France.

C’est fait. Deux mois et demi après, les « chemins noirs » sont parcourus, hors des sentiers battus, avec des rencontres parfois, mais surtout une compagnie qui peut aussi se révéler encombrante : son passé.

 

Et c’est vrai que ce passé fantasque est encombrant puisque c’est lui qui l’a amené sur ces chemins plus ou moins escarpés où on ne rencontre que des gens comme soi, qui fuient. Qui ? Quoi ? La vie, tout simplement.

N’ayant pas lu Tesson, je ne pourrai pas dire qu’il s’agit d’une bonne adaptation de son livre, même si mon ami Thierry en est ressorti enchanté. Toujours est-il que j’ai aussi passé un moment très agréable avec cet homme qui peine mais qui s’accroche, parfois un peu trop (il est épileptique, ce qui n’arrange rien).

 

Mais surtout, ce qui ravit les yeux, ce sont tous ces paysages qui jalonnent son parcours. Des pentes du Mercantour au Mont-Saint-Michel en passant par Vallon-Pont-d’Arc ou encore le franchissement de la Loire, c’est un très beau pays qui nous est montré. Où tout est encore naturel, et où même les promeneurs n’ont pas tous un téléphone sur eux. Mais ce beau pays a tout de même ses côtés plus sombres qui sont distillés subtilement tout au long du film. Les réflexions des rares personnes rencontrées lors de ses pérégrinations. Ou encore la banderole à l’entrée d’un village qui annonce qu’on y recherche un médecin… Se retirer dans des coins plus reculés a aussi ses désagréments…

 

Et puis il y a ce personnage de Pierre. Jean Dujardin est encore une fois à la hauteur de l’enjeu et on suit avec intérêt cette quête personnelle qui s’apparente à un road-movie sans en être tout à fait un. Parce que quand le périple est achevé, peut-on dire avec certitude que ce personnage a évolué ? Pas sûr du tout…

Par contre, on suit aussi avec une certaine délectation ce passé qui l’a conduit sur ces chemins noirs. Et comme tous les vrais souvenirs, ils n’arrivent pas dans l’ordre. Ils vont et viennent dans la tête de Pierre et nous sont livrés au fur et à mesure, selon les circonstances. Ce n’est qu’une fois le dernier présenté qu’on peut les remettre en ordre et évaluer les implications de cet accident, ô combien bête (1).

 

Bien sûr, cela ressemble à une ode à la liberté, comme le soulignent souvent les mots de Tesson que Dujardin dit avec beaucoup d’intensité. Mais on ne m’ôtera pas de la tête qu’il y a aussi une grande part d’égoïsme dans cette vie au grand air. C’est ce qui transparaît dans ses rapports avec deux femmes : sa sœur (Izïa Higelin) et sa compagne (occasionnelle (Joséphine Japy). On sent poindre dans leurs remarques l’égoïsme latent de cet homme en reconstruction.

Alors après tout ça, j’en arrive à me demander si les gens de Première sont allés voir le même film que moi : « […] Dujardin (qui) en fait des tonnes sur le mode de “l’écrivain-aventurier” hemingwayen à cigares et regards noyés dans l’horizon, (qui) s’abandonne à des aphorismes de haute volée, cite Thoreau au coin du feu, éconduit poliment des bergères émoustillées par son érudition virile, bref, se la joue ».

Où sont-ils donc allés chercher tout ça ?

 

  1. Si les accidents sont rarement intelligents (autrement, ce ne seraient pas des accidents), celui-ci est franchement idiot. Son degré de bêtise est à la hauteur de celui de sa gravité.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Cape et Epées, #Martin Bourboulon, #Alexandre de la Patellière, #Matthieu Laporte
Les trois Mousquetaires : D'Artagnan (Martin Bourboulon, 2023)

62 ans après André Hunebelle, un cinéaste français s’attaque à nouveau au chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas : Les trois Mousquetaires. Et comme la fois précédente, c’est en deux parties.

 

Charles de Batz de Castelmore (François Civil) – D’Artagnan, donc – est en route pour Paris sur sa jument. Arrivé à Meung (enfin c’est le livre qui le dit, ici, aucune indication), il tombe sur une échauffourée à l’issue de laquelle il reçoit une balle de pistolet. Mais il n’en meurt pas pour autant et reprend son chemin. Son objectif : intégrer la compagnie des mousquetaires de M. de Tréville (Marc Barbé).

Il y parviendra bien sûr, mais après moult pérégrinations et affrontements, et pas seulement contre les gardes du cardinal Richelieu (Eric Ruf). Sans oublier son histoire d’amour avec Constance Bonacieux (Lyna Khoudri), ni les ferrets de la reine (Vicky Krieps).

 

Quel faste !

Ce n’est plus une superproduction, mais une hyperproduction que signe ici Martin Bourboulon, avec l’aide de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière (le fils de) au scénario. Ces derniers ayant d’ailleurs accentué le contexte politique qui va amener nos mousquetaires à La Rochelle, mais ça, ce sera pour le prochain opus (1). Le film s’ouvre d’ailleurs sur un rappel de cette situation politique, essentiellement dominée par les antagonismes entre catholiques et protestants.

Mais nos deux scénaristes poussent un peu loin cette opposition religieuse puisqu’elle va prendre le pas sur l’intrigue originale de Dumas. Et cela est bien dommage : on en arrive à des extrémités qui, si elles en sont pas éloignées de certains états d’esprit de l’époque, amènent une situation finale – le mariage de Monsieur (Julien Frison) – certes rocambolesque mais tout de même un tantinet exagérée, voire du grand n’importe quoi ! Certes, cela est prétexte à une ultime empoignade et cela sert le scénario (distordu, est-il besoin de le préciser ?), mais on a quand même du mal a gober tout ça.

 

Comme annoncé plus haut, le spectacle est là et les différents protagonistes attendus aussi, même si on aurait préféré voir Rochefort (Raynaldo Houy Delattre) un peu plus présent (son différend avec D’Artagnan étant l’une des composantes de l’intrigue originale (et surtout la cause des trois duels initiaux que ce dernier décroche dès son arrivée à Paris !), tout comme le bonhomme Bonacieux qui a carrément disparu, faisant de Constance une jeune femme célibataire (2).

Les différents épisodes attendus sont présents aussi mais je trouve qu’on n’en jouit pas pleinement du fait de la pénombre ambiante : je me demande même comment D’Artagnan a réussi à reconnaître Rochefort après l’attaque de Meung du fait de la brièveté de leur entrevue et surtout de la pénombre qui entourait cette séquence.

 

Parce que d’une manière générale, c’est sombre. Très sombre. L’intrigue l’est un peu plus qu’attendue, mais les images de Nicolas Bolduc, pour très belles qu’elles soient restent beaucoup trop sombres.

D’un autre côté (3), sa caméra est toujours au plus près de l’action, parfois même un peu trop et on ne peut pas pleinement profiter des inévitables duels de l’intrigue. De plus, l’obscurité environnante a tendance à desservir cette proximité : on ne voit plus qui fait quoi !

De plus cette même caméra est – à mon avis – un petit peu trop en mouvement : ne subsistent que quelques très rares plans fixes rapidement supplantés par une espèce de frénésie de mouvements. Et une fois qu’on en a pris conscience, on ne voit plus que ça, jusqu’à l’étourdissement (?).

 

Encore une fois, on peut être un peu déçu par le personnage de Porthos (Pio Marmaï auquel fait défaut une certaine truculence – en plus de son physique formidable – surtout après la prestation de Gérard Depardieu dans The Man in the iron mask (1998), l’un des éléments notables de ce film somme toute assez moyen. Quant à sa bisexualité, elle est plus là comme un atour que comme une caractéristique de ce personnage : non, elle n’apporte rien.

 

Reste un film quand même agréable, où les différents interprètes ont à cœur de nous offrir une nouvelle version du roman de Dumas, et où – pour moi – le personnage le plus réussi est celui de Louis XIII : Louis Garrel, même sil n’a plus l’âge de son personnage (26 ans en 1627, puisque l’intrigue a été décalée de deux ans dans le futur – de l’époque), est un monarque autrement plus convaincant que ses aînés : on y retrouve son aspect duel qui veut qu’on l’appelle « le Juste » mais qui ne l’est pas vraiment, ainsi que son inexpérience dans les affaires d’état qui lui ont fait choisir Richelieu pour l’aider.

Et je terminerai en mentionnant la très belle musique de Guillaume Roussel, en parfaite adéquation avec ce que nous voyons, complétée par quelques éléments du répertoire inévitables là encore quand on situe une intrigue au XVIIème siècle.

Alors, Les trois Mousquetaires : D’Artagnan, un film à voir ?

Oui. Quand même.

 

  1. Prévu le 13 décembre (en France).
  2. Je n’ose y voir de la pruderie : D’Artagnan, dans le roman, ne se gêne pas pour séduire une femme mariée !
  3. Vous remarquez : je n’ai pas écrit « en même temps »…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Enfance, #Ray Ashley, #Morris Engel, #Ruth Orkin
Le petit Fugitif (Little Fugitive - Ray Ashley, Morris Engel & Ruth Orkin, 1953)

Joey (Ritchie Andrusco) et Lennie (Richard Brewster) vivent avec leur mère (Winifred Cushing), dans un petit appartement, à New York. C’est l’été et donc les  grandes vacances et les journées sont longues pour les deux garçons, même si la télévision propose des westerns que Joey ne manque sous aucun prétexte.

Un jour, la grand-mère et malade et leur mère doit s’absenter pour la soigner. Lennie doit donc s’occuper de son petit frère. Mais ça tombe mal, il a prévu d’aller à Coney Island avec ses copains, et pas question d’emmener le petit, surtout qu’il y a cette nouvelle attraction, le parachute. Et Joey n’est pas en âge de la pratiquer.

Qu’à cela ne tienne, Lennie et ses copains ont une idée pour éloigner Joey : lui faire croire qu’il a tué son frère par accident.

Joey va donc fuir (d’où le titre) et se réfugier  dans un endroit qu’il connaît : Coney Island…

 

Quelle bouffée d’air frais !

Alors que l’industrie cinématographique fournit des films comme jamais, avec budget(s) conséquent(s) et stars à la pelle, voici un film qui ne paye pas de mine, laissant une immense part à la spontanéité, utilisant des enfants dans de véritables rôles d’enfant, avec une grande liberté de manœuvre. C’est une intrigue minimale qui est ici proposée, l’intérêt résidant dans les réactions des enfants. Et c’est magnifiquement réussi : Joey est formidable de naturel, en parfaite adéquation avec un rôle qui lui ressemble : il a sept ans quand le tournage a lieu et se comporte avec beaucoup de naturel face à une caméra qui est toujours placée au bon endroit.

On suit ses angoisses d’avoir (faussement) tué son frère et son périple dans ce haut lieu de l’amusement new-yorkais, avec différentes étapes.

Passé l’effroi procuré par la disparition de son frère, Joey va l’oublier en s’amusant. Mais comme cet amusement n’est pas gratuit (surtout les séances de poney), Joey va devoir se débrouiller : ramasser les bouteilles vides contre consigne. C’est d’ailleurs cette attraction qui va permettre la résolution de l’intrigue et ramener Joey à la maison avant le retour de sa mère, élément très important du point de vue de Lennie.

 

Il est clair que le budget est (très) réduit et qu’une grande liberté est laissée aux enfants dans leur jeu : certes, il y a une ligne de conduite mais on sent qu’ils se l’approprient pleinement, se comportant « comme tous les jours » : les repas tout comme les différentes séquences mettant en scène des jeux d’enfants nous le confirment. On y retrouve la cruauté légendaire de ces mêmes enfants dans ce jeu pervers dont Joey est la victime.

Et finalement, alors que l’objectif était d’éloigner le plus petit pour aller s’amuser, c’est ce dernier qui va profiter de tout cela. Mais sans jamais perdre de vue la (fausse) disparition de Lennie : chaque policier dans le camp est une menace, et à aucun prix il n’est question d’abandonner l’objet qui le relie à son frère présumé mort, son harmonica.

 

Le petit Fugitif, c’est avant tout une errance, celle d’un petit garçon qui n’a plus rien qui le relie à la vie telle qu’il la connaissait : il a tue son frère et a décidé de couper les ponts avec ce qui le reliait à lui. Même ‘évocation de sa mère par l’un des animateurs du poney club l’éloigne de l’endroit, comme s’il savait qu’il irait en prison en s’y attardant.

Mais cette errance permet aussi à Joey de grandir : seul, il doit se débrouiller et subsister seul.

Mais bien sûr nous savons bien que cette situation ne peut s’éterniser et l’animateur de poney va s’y prendre plus subtilement pour ramener Joey à sa maison, mais tout en restant dans cette même optique : Joey doit se débrouiller tout seul pour s’alimenter. Heureusement, l’action se situe pendant les vacances d’été, on n’aura pas la recherche d’un hébergement pour la nui, à l’abri sur la plage, cela suffit.

 

Bref, c’est un film totalement à contre-courant qui nous est ici proposé, véritable chronique de l’enfance où les seuls adultes présents sont ceux que peuvent rencontrer les enfants, celle des trois réalisateurs annoncés se réduisant à tout ce qui n’est pas jeu d’enfants : intrigue, positionnement de caméra, montage.

 

Pas étonnant que la Nouvelle Vague française se soit réjouie en voyant cette œuvre, et Truffaut (1) avec ses 400 coups  a voulu retrouver cette spontanéité. Seulement voilà, son acteur, c’est Jean-Pierre Léaut…

 

  1. Comme le disait mon ami le professeur Allen John : « un truffal, des truffaut. »

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Justice, #Comédie dramatique, #Jeanne Herry, #Gilles Lellouche
Je verrai toujours vos visages (Jeanne Herry, 2023)

 « Je verrai toujours vos visages. »

Cette phrase est prononcée par Nassim (Dali Benssalah), à la fin d’un processus de cinq semaines qui l’a amené, lui, petit braqueur un tantinet violent, à rencontrer des victimes d’agressions qui, si elles ne sont pas de son fait, possèdent beaucoup de similitudes avec les siennes.

Depuis presque dix ans (2014) a été mise en place une nouvelle approche de la justice en France : la justice restaurative (ou réparatrice), qui voit s’affronter des victimes et des criminels dans un but de mieux comprendre les enjeux d’une agression et les impacts qu’elle laisse chez ceux qu’elle a détruits.

Ici, trois victimes – Nawelle (Leila Bekhti), Sabine (Miou-Miou) et Grégoire (Gilles Lellouche) sont venues rencontrer trois petits délinquants – Nassim, donc, Issa (Birane Ba) et Thomas (Fred Testot) – pour cinq séances d’échanges afin de comprendre d’un côté l’impact des agressions sur leurs victimes, et de l’autre pourquoi ces agressions.

Le tout encadré par des médiateurs formés à mettre en place un environnement propice à un échange constructif, voire bien entendu réparateur.

 

Décidément, cette nouvelle année (m’)apporte son lot de films intéressants, voire magistraux !

Jeanne Herry réussit ici un beau tour de force : montrer les bien faits de cette nouvelle forme de justice, sans pour autant tomber dans un optimisme béat ou un voyeurisme sordide : les histoires criminelles possèdent un aspect sensationnel dont se repaissent certaines personnes de façon parfois assez malsaine. Ici, rien de tout cela : tout est dit mais avec beaucoup de subtilité, ce qui n’empêcha pas certaines séquences d’être plus éprouvantes que d’autres. En effet, en parallèle de ce groupe de discussion se prépare l’entrevue entre une jeune femme – Chloé (Adèle Exarchopoulos) – et son violeur qui n’est autre que son grand frère (Raphaël Quenard). Là encore, une situation qu’on peut aisément qualifier de « glauque », et qui est rendue avec beaucoup de subtilité, portée par des interprètes à la hauteur de l’enjeu.

 

D’une manière générale, l’interprétation est la clé du film et lui donne tout son intérêt, présentant une autre façon de voir la justice à un public qui n’est pas obligatoirement au fait de cette nouvelle pratique. Et le fait que Jeanne Herry ait d’abord été actrice fait beaucoup pour la qualité de cette interprétation : je l’ai déjà écrit ici, il existe une générosité chez les acteurs qui sont passés de l’autre côté de la caméra qu’on ne retrouve pas toujours chez les réalisateurs purs et durs. C’est donc le cas ici, les différents personnages sont bien définis et superbement campés, donnant une atmosphère authentique à ces deux rencontres.

 

Bien sûr, on retrouve différents éléments qu’on était en droit d’attendre comme la haine des victimes par rapport à ceux qu’elles ont la possibilité de croiser, et qui vont d’une certaine manière « prendre pour les autres », un transfert s’effectuant naturellement pour ces personnes traumatisées qui ont une chance s’exprimer sur leur ressenti à d’autres qui se sont retrouvés dans le camp d’en face. Et la force de l’interprétation, c’est l’adéquation entre la parole et l’attitude, les visages reflétant avec beaucoup de conviction les enjeux du débat et l’état de réflexion des différents personnages. Il n’y a pas beaucoup de fuite, les rares essais d’esquive des délinquants étant révélés et battus en brèche par ceux qui sont venus pour essayer de comprendre ce qu’il se passe dans la tête de leurs agresseurs.

 

De plus, le film montre aussi les efforts fournis par ceux qui mettent en place ces rencontres, les CPIP (1) : leur travail de médiation en amont, leurs réflexions, leur implication dans les différents dossiers traités… Avec en toile de fond l’Institution (2), représentée par Paul (Denis Podalydès) qui en est encore dans ses balbutiements et ne peut se permettre la moindre erreur. Et là aussi, l’intérêt général a tendance à gommer les différents intérêts particuliers exprimés ici par l’une des CPIP, Judith (Elodie Bouchez) : on retrouve, dans une certaine mesure le décalage entre la théorie et la pratique, d’autant plus grand qu’on traite ici de l’humain qui, immanquablement est imprévisible.

 

On comprend alors, en sortant de la projection, pourquoi « la justice restaurative » est un sport de combat ! »

 

  1. Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation
  2. Le SPIP (S pour Service)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #John Ford
Les deux Cavaliers (Two rode together - John Ford, 1961)

Le premier, c’est Guthrie McCabe (James Stewart), shérif d’une petite bourgade de l’Ouest encore un peu sauvage. L’autre, c’est Jim Gary (Richard Widmark), un lieutenant de l’US Army. Le second est venu chercher le premier pour une mission très particulière : des civils se sont rassemblés autour du fort de Gary, demandant qu’on retrouve certains de leurs proches qui ont été capturés par les Indiens.

Après avoir refusé, McCabe prend le chemin du camp comanche avec Gary, à la recherche d’éventuels survivants blancs parmi ces Rouges.

 

Certes, ce n’est pas le film préféré de John Ford, mais on est tout de même loin d’un film oubliable comme l’est Tobacco Road. On y retrouve l’atmosphère des films du réalisateurs, et si certains interprètes habituels ont disparu, dont Ward Bond trois semaines après le début du tournage, cela reste tout de même un bon John Ford, avec les éléments inévitables (et incontournables :

  • La famille : ici donc les familles qui veulent absolument retrouver leurs disparus ; mais bien sûr aussi dans la distribution puisque Harry Carey Jr. (Ortho Clegg) y côtoie sa maman Olive Carey (Mrs. Frazer) ;
  • Les femmes fortes (1) qui imposent leur volonté aux hommes : Martha « Marty » Purcell (Shirley Jones) qui mène à la baguette les frères Clegg et fait tout pour que celui qu’elle a choisi se propose à elle ; Belle Aragon (Annelle Hayes) qui dirige le saloon devant lequel se prélasse McCabe, et aussi un peu ce dernier, même si elle l’arrose régulièrement (10 %), la paye d’un shérif n’étant pas très reluisante ; Mrs McCandless (Jeannette Nolan) qui recherche désespérément son fils et qui prendra le premier qu’on lui présentera, quoi que puisse dire son mari (Cliff Lyons) ;
  • La soirée dansante : il y en a deux très différentes, l’une organisée par les familles, qui relève plus du square-dance et l’autre un véritable bal, organisé par l’armée avec tenue d’apparat et robes longues.

Mais on y retrouve aussi et d’une autre façon les enjeux de La Prisonnière du désert, mais sans l’aspect road-movie de ce dernier : la route empruntée par les deux hommes est relativement courte et le temps de l’intrigue s’étend sur quelques jours seulement. Et surtout, il n’y a pas vraiment de changement moral comme ce fut le cas avec le personnage d’Ethan Edwards (John Wayne) dont les certitudes étaient ébranlées.

Par contre, si aucun des deux ne change fondamentalement, leur situation va le faire, chacun trouvant chaussure à son pied (2), et de très belle façon.

 

Mais malgré tout, on sent que ce film n’est pas abouti, et Ford l’a souvent renié, le qualifiant en quelques mots choisis et fleuris : « la pire merde que j’ai tournée en vingt ans » (3). Il faut dire que malgré les éléments ci-dessus exposés, il y manque tout de même une âme, celle de ces microcosmes familiers et familiaux, et même si on s’amuse, ça l’est moins que d’autres fois.

Reste tout de même les deux cavaliers qui forment une paire remarquable, avec un James Stewart un peu à contre-emploi : il est certes un shérif et a des allures de Wyatt Earp (Henry Fonda dans My Darling Clementine quinze ans plus tôt) dans sa façon d’assurer le maintien de l’ordre, mais il est avant tout vénal et prend un pourcentage sur les différents commerces qu’il protège en étant shérif. Sans parler de ses conditions d’engagement pour cette mission…

 

De même, on notera une présence indienne minimale, surtout assurée par des non Indiens : le chef Quanah Parker (Henry Brandon) a les yeux trop clairs pour un « Peau-rouge », et le jeune guerrier Stone-Calf est interprété par Woody Strode.

Mais ce ne sont pas de mauvais Comanches, à part Stone-Calf qui est un peu bouillant et surtout veut prendre la place du chef, mais là, rien de bien nouveau, on a la même chose partout ailleurs.

Le seul Indien qui fait les frais de la haine des blancs est le jeune homme (David Kent) ramené par Gary : il est pendu, ultime étape d’un lynchage en règle, aussi court que violent. C’est un crime raciste et celui qu’il a lui-même commis devient alors un prétexte à le pendre.

 

PS : parmi les habitués (encore en vie) des films de Ford, on reconnaîtra sans hésitation John Qualen (Mr. Knudsen, encore un immigré nordique), Mae Marsh (la vieille Indienne blanche), Andy Devine (Sergent Posey) qui aurait tendance à remplacer Victor McLaglen dans la stature et aussi la propension à la bagarre, sans oublier l’inusable Jack Pennick, encore une fois entrevu malgré quelques mots prononcés.

 

  1. Dans le sens « solides »
  2. J’aurai tendance plutôt à dire « botte », western oblige.
  3. “The worst piece of crap I've made in 20 years.”

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Musique, #Danse, #Carlos Saura
Flamenco, Flamenco (Carlos Saura, 2010)

Pour Corinne, inconditionnelle du flamenco.

 

Une salle.

La caméra de Carlos Saura.

Des reproductions de tableaux de maîtres.

Des musiciens.

Des chanteuses, des chanteurs.

Des danseuses, des danseurs.

20 pièces de flamenco.

Toute la vie tient dans ces 20 œuvres.

 

Voilà quelques semaines que Carlos nous a quittés, laissant plus d’un demi-siècle de cinéma espagnol. Quand sort ce film, voilà déjà 15 ans qu’il avait traité ce même sujet, avec un narrateur pour expliquer ce qu’était le flamenco. Cette fois-ci, pas de commentaire, pas d’explication. La musique. Celle des instruments, des voix, des corps. Le temps s’est arrêté, suspendu pendant ces quatre-vingt-dix-sept minutes, pour un festival de couleurs : celle de la musique, celles des tableaux, celles des corps.

Un impressionnant son et lumières où chaque interprète ne vit que pour et par un élément : le flamenco.

 

Et le flamenco prend vie, est vie. Quand Yves Parmentier déclare qu’un chanteur qui se donne à fond n’a pas un beau visage, cela s’applique encore plus à ceux qui chantent ce genre. Ce sont (presque) toujours des visages torturés, tendus qui nous sont montrés, éclairés tout le temps latéralement, laissant toujours subsister une ombre sur les corps des différents interprètes, qui eux-mêmes en laissent parfois sur les œuvres exposées : cette part des ténèbres que chacun d’entre nous possède et qu’il expose ou non.

 

Et les oeuvres s’enchaînent, presque naturellement, montrant les différentes facettes du flamenco espagnol, à l’aube des années 2010. On aura plaisir à y retrouver Paco de Lucia (il était déjà là quinze ans plus tôt), mais aussi les plus jeunes qui nous offrent le meilleur d’eux-mêmes, avec ou sans danseur, avec ou sans musique.

 

Alors quand nous ressortons de cet incroyable spectacle, ce que nous voyons, ce que nous entendons sont de véritables agressions après ce événement atemporel : une architecture moderne qui entoure la salle où nous étions, avec en fond une immense antenne parabolique. Sans oublier une sirène de police…

Vite, retournons sur nos pas !

 

NB : cette chronique est bien courte. Difficile de parler après cette immersion, sans rompre le charme….

 

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