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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Télévision, #Série, #Drame historique
Les Piliers de la Terre (The Pillars of the Earth - Sergio Mimica-Gezzan, 2010)

25 novembre 1120.

La Blanche-Nef sombre au large du Cotentin, entraînant la mort d’une partie de la noblesse anglaise et parmi elle, l’héritier au trône d’Henri 1er (Clive Wood).

1135.

La guerre civile fait rage entre Etienne (Tony Curran) et Mathilde (Alison Pill) suite à la prise de pouvoir du premier au détriment de la seconde.

Tom le Bâtisseur (Rufus Sewell) arrive à Kingsbridge avec sa famille, accompagné de Jack Jackson (Eddie « Newt Scamander » Redmayne) et sa mère Ellen (Natalia Wörner). Il va y être engagé comme maître d’œuvre dans le chantier gigantesque qu’a décidé le prieur Philip (Matthew Macfadyen) : construire une cathédrale.

Seulement voilà, l’évêque de Shiring, Mgr. Waleran (Ian McShane) est opposé à cette construction, tout comme les nouveaux seigneurs du lieu, qui ont remplacé la famille titulaire parce que jugée traîtresse au roi puisqu’ils soutenaient Mathilde.

 

Après l’immense succès (absolument mérité) du roman de Ken Follett, il fallait bien que la télévision s’empare de cette formidable intrigue et en fasse une adaptation. C’est donc chose faire et de façon plutôt réussie : ce sont 8 épisodes haletants qui voient une petite ville (fictive) de l’Angleterre se développer avec sa cathédrale tout en subissant les conséquences dévastatrices de la guerre civile. Et cette cohabitation entre la petite et la grande histoire fonctionne parfaitement, donnant une impression réaliste impressionnante, et montrant, une fois de plus qu’un conflit, quel qu’il soit, n’a rien d’esthétique : la guerre est tout ce qu’on veut sauf belle !

 

Mais ce qui assure surtout la réussite de cette épopée, c’est l’interprétation menée de main de maître par Sergio Mimica-Gezzan de bout en bout : chaque personnage est bien caractérisé et bien campé, donnant une force et une émotion indispensable à la réussite de cette série. Avec en particulier un méchant de toute beauté : Waleran.

On sent que John Pielmeier (le scénariste) a bien compris le principe hitchcockien du méchant réussi : Waleran est parfait dans ce rôle et Ian McShane interprète avec maestria ce personnage fanatique et roué, ce rhéteur rompu qui profite de la situation troublée pour assouvir son ambition : de venir archevêque de Canterbury (1).

Bien entendu, il n’est pas le seul méchant de l’histoire puisque l’intrigue a tendance à prendre le parti de Mathilde (2), et la sous-intrigue concernant le titre du comté de Shiring amène d’autres méchants, alliés bien sûr à Waleran : les Hamleigh.

 

Et ça marche : on s’indigne devant les raids du jeune Hamleigh (David Oakes) et les fourberies de Waleran, on se réjouit de l’amour naissant entre Jack et la belle Aliena (Hayley Atwell), et on s’émeut devant le sort fatal d’un des personnages centraux de l’histoire (3).

Bref, c’est du grand spectacle où la violence n’est aucunement édulcorée et où les intrigues sont aussi bien construites que l’oeuvre de Tom le Bâtisseur.

Par contre, je trouve que le sort réservé à Waleran est plus expéditif, et certainement moins intéressant que celui qui lui est réservé dans le roman. Quoi qu’il en soit, comme toujours chez Follett, les méchants sont châtiés et c’est ce qui compte, non ?

 

  1. Le poste le plus élevé dans l’église anglaise.
  2. Normal, c’était elle qui devait succéder à son père en attendant la majorité de son fils.
  3. Je ne vous dirai pas qui, allez le découvrir.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Télévision, #Série, #Histoire, #Graham Theakston, #Ken Grieve
Cadfael (Graham Theakston, Ken Grieve & Co, 1994-1998)

Après avoir combattu pour la gloire du Christ à Jérusalem pendant la Quatrième Croisade, Cadfael (Derek Jacobi) a été touché par la grâce et a décidé de se retirer et d’y prendre l’habit. Depuis, il vit paisiblement à l’abbaye de Saint-Pierre et Saint-Paul à Shrewsbury (Shropshire), à un jet de pierre de la frontière galloise. Il est devenu le frère herboriste et soigne les malades tout en entretenant son jardin.

Enfin pas si paisiblement que cela : depuis qu’Etienne de Blois (Michael Grandage) a pris le pouvoir à la place de Mathilde l’Impératrice, c’est une guerre civile (guère civile, cela va de soi) qui déchire l’Angleterre, l’Eglise ayant son rôle à y jouer, soutenant l’un puis l’autre (à moins que ce soit le contraire).

Et si ce n’était que ça : de temps en temps, en marge du conflit fratricide, des crimes plus ou moins sordides ont lieu autour de l’abbaye, quand ce n’est pas dedans… A chaque fois Cadfael est missionné pour aider Hugh Beringar (Eoin McCarthy/Sean Perwee/Anthony Green) à résoudre ces meurtres pas aussi évidents qu’on voudrait le faire croire.

 

Il y a près de 50 ans, la grande Ellis Peters,férue de Moyen-âge, avait créé cette série comportant 20 énigmes policières,et ce quelques années avant Umberto Eco et son magnifique Nom de la Rose (1). Ici, tout tourne autour de l’abbaye, ses différents offices et les règles (de Saint Benoît) qui doivent y être respectées.

Bien sûr, de par son passé et surtout son tempérament, Cadfael a beaucoup de mal à s’y conformer strictement, au grand dam du frère Prieur Robert (Michael Culver) et surtout de son acolyte frère Jérôme (Julian Firth) qui guette le moindre faux-pas de l’herboriste pour le dénoncer. De plus, la moindre occasion qui s’offre à lui est saisie pour sortir de l’univers confiné du saint lieu pour aller se promener dans la campagne et surtout chevaucher, ce qui n’est plus vraiment une activité monastique.

 

Et si la série romanesque est formidable, la version qu’a produite ITV mérite largement le détour. On y retrouve une abbaye plus vraie que l’originale (2), et un microcosme villageois truculent, parmi lequel notre bon frère se balade comme un poisson dans l’eau : aimé de tous – sauf des méchants, cela va de soi – il prodigue soins, conseils et surtout solutions d’énigme à qui veut bien le constituer.

On y trouve tous les milieux sociaux de l’époque : clergé, Noblesse, bourgeoisie, paysannerie, et chacun reste subordonné à l’Eglise. Et les différentes intrigues (13 épisodes) reconstituent aussi bien qu’Ellis Peters cette période trouble, mêlant la petite histoire dans Shrewsbury à la grande Histoire.

Et Cadfael, en plus d’une gentillesse et d’un grand savoir botanique, possède un esprit éveillé qui se méfie des évidences et n’accepte pas aussi facilement que les autres ce qui leur semble être un miracle. Et bien entendu, il a très rarement tort.

 

On suit avec beaucoup d’intérêt ces différentes enquêtes singulières, habitués que nous sommes (devenus) des procédés scientifiques indiscutables : pas d’empreinte digitale, pas de prélèvement d’ADN, juste des observations, et surtout un raisonnement logique. Bref, Le digne aîné de Sherlock Holmes ou Hercule Poirot.

Et malgré la noirceur régulière qui entoure les différents épisodes, les différents scénaristes réussissent à y glisser quelques éléments comiques, surtout avec la présence des deux (faux) ennemis de Cadfael dans l’abbaye, Robert Jérôme. Par rapport à Cadfael, ils représentent (surtout Jérôme) la superstition et les croyances de l’époque, se référant strictement à la Règle, quitte à passer pour des personnes inhumaines. Et à chaque fois q’ils croient tenir Cadfael, rien ne se passe comme prévu, voire fait empirer les choses.

 

Reste que Cadfael est une (courte) série qui se déroule dans le même temps qu’une autre qui va arriver presque 10 ans après : Les Piliers de la terre.

 

Ces deux séries traient des mêmes choses : la vie des hommes pendant l’Anarchie anglaise, les jeux de pouvoirs, la vie et la mort, mais aussi l’amour, inévitable avec Cadfael qui, en plus de résoudre des énigmes a tendance à favoriser certaines amours…

Mais alors que les Piliers traitent plus de la politique et de la vie hors de l’abbaye, ici, c’est la vie de l’abbaye qui est au centre et tout le monde gravite autour, de quelque condition que ce soit.

 

Et Derek Jacobi est irrésistible dans ce rôle de moine bien singulier : toutes les femmes (ou presque) l’embrassent !

 

  1. Ce roman est aussi un état des lieux de l’hérésie au XIVème siècle.
  2. Celle de Shrewsbury ayant été totalement détruite, c’est une reconstitution en Hongrie que nous pouvons admirer : 6 mois ont été nécessaires pour la recréer.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Wes Anderson
Asteroid City (Wes Anderson, 2023)

C’est pas de chance ! Aug Steenbeck (Jason Schwartzman) tombe en panne en plein milieu d’Asteroid City. D’un autre côté, c’est là qu’il se rendait, pour la remise des prix de la Junior Stargazer à laquelle son fils Woodrow (Jake Ryan) a participée.

Asteroid City porte son nom du fait de la chute d’un météore, créant un immense cratère, seul site touristique en plein désert. Or, pendant la remise des prix, un extraterrestre longiligne (Jeff Goldblum) vient et s’empare du météore.

Dès lors, l’armée prend les choses en main et met tout les spectateurs en quarantaine, essayant de limiter au minimum une telle information…

J’oubliais : il s’agit d’une pièce de théâtre écrite par le regretté Conrad Earp (Edward Norton) pour la télévision.

 

Encore une fois, Wes Anderson nous régale avec une nouvelle histoire fantasque, à la croisée des genres, servie admirablement par une image et des décors superbes et une interprétation à la hauteur de l’événement. Bien sûr, on y retrouve quelques habitués comme Adrian Brody (Schubert Green) ou Willem Dafoe (Saltzburg Keitel), mais on y découvre aussi quelques autres personnalités telles Scarlett Johansson (Midge Campbell) ou Tom Hanks (Stanley Zak) pour ne citer qu’elles.

Ce sont alors 104 minutes d’une drôle de féerie (oui, oui !) où Anderson mêle avec beaucoup de bonheur (et d’habileté) les trois principaux éléments d’un bon film : les images, le son et le propos (intrigue). Et sans méchant, histoire de faire mentir Hitchcock. Enfin non, pas vraiment puisqu’il s’agit surtout ici d’une comédie. Sophistiquée, certes, mais une comédie tout de même.

 

Et, et là encore c’est aussi ça la marque d’un grand réalisateur, c’est la narration qui fait toute la différence : Anderson entre dans le vif du sujet dès la première séquence, nous plongeant dans une mise en abyme qui v&a se prolonger pendant toute film, passant d’un format télévision (4:3) en noir et blanc censé représenter le présent de la narration (par Bryan Cranston) à un format grand écran (16:9) en couleurs représentant la réalité de la pièce de théâtre. Ces deux formats d’image rythment le film, alternant deux réalités tangibles dont, paradoxalement, c’est la création artistique – la fausse réalité – qui porte des couleurs.

Et cette réalité augmentée est – encore une fois – magnifiquement rendue, véritable hommage rendu au cinéma de ces années-là, mais aussi à celui à venir (1).

Le générique d’introduction reprend d’ailleurs un affichage (avec lettres en relief) très usité pendant les années 1950, avec bien sûr les acteurs et grands contributeurs du film (scénario, images, musique, production...), ce qui a disparu dans les films actuels qui les placent à la toute fin.

 

Le terme de « réalité augmentée » convient parfaitement à ce film. EN effet, si nous voyons (en couleurs) une intrigue se dérouler progressivement, on ne peut qu’être sceptique quant à son authenticité, et ce sans prendre en compte la mise en abyme. En effet, encore une fois, Anderson nous propose un film très coloré mais avec des couleurs presque irréelles, donnant une sorte d’artificialité bienvenue. On retrouve un peu le même genre de microcosme faussement daté que dans Edward Scissorhands : une communauté marquée par ses allures sans pour autant appartenir véritablement à une époque.

Et cette artificialité est accentuée par des décors qui sont délibérément faux mais ont complètement leur place dans cette histoire. Sur certains points, on retrouve Monument Valley mais avec un effet décors de théâtre indispensable (la mise ne abyme). Nous sommes dans un désert qui semble américain, mais pas complètement.

Par contre, ce désert est habité, outre par ce champignon urbain (un motel et un snack-bar), par une créature complètement à sa place : un roadrunner (2), qui fait bien sûr « bip bip ». Et le coyote ? On l’entend, rassurez-vous !

 

Bref, Wes Anderson nous régale, nous ses fans, avec une comédie toujours aussi absurde avec quelques éléments burlesques irrésistibles, sans oublier les différents distributeurs automatiques.

Formidable !

 

PS : on ne peut pas se réveiller si on ne dort pas.

 

  1. Steven Spielberg est remercié à la fin du générique. Est-ce pour un emprunt ?
  2. Geococcyx californianus : géocoucou de Californie (ou grand géocoucou)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Télévision, #Série, #Julian Fellowes
Downton Abbey (Julian Fellowes & Co, 2010-2015)

Ca y est !

J’ai enfin vu les 52 épisodes sur cette famille Crawley et leurs domestiques dans cette immense propriété d’un autre temps.

Tout commence en 1912, au milieu du mois d’avril. Patrick Crawley a été déclaré mort suite au naufrage du Titanic, le 12 avril. En quoi cela nous concerne-t-il ? En tout ! Ce monsieur était l’héritier désigné de Lord Robert Crawley (Hugh Bonneville), comte de Grantham. De plus, il devait épouser Lady Mary (Michelle Dockery) afin de préserver le domaine dans la lignée de Robert qui n’avait pas eu la chance d’avoir un fils.

Des recherches sont entreprises qui découvrent un nouvel héritier à Sir Robert : Matthew Crawley (Dan Stevens), issu (de loin) de cette même famille, mais fils d’un médecin à Manchester (quelle horreur !).

Que va devenir Downton Abbey quand Robert ne sera plus ?

 

Epoustouflant ! Superbe ! Magnifique ! (etc.)

Treize ans d’une famille aristocratique et de sa maisonnée vont des dérouler sous nos yeux, sans jamais perdre en intensité. C’est une magnifique prouesse qu’a réalisé là Julian Fellowes (l’auteur) et les différentes équipes de tournage. Ce dernier a réussi son alchimie : suivre une famille aristocratique britannique pendant le déclin de la noblesse en même temps que l’évolution de la domesticité sur cette même période, alors que le monde est en train de rentrer de plain pied dans le XXème siècle.

Et le choix du naufrage du Titanic pour ouvrir cette série n’est pas anodin : tout comme l’a montré James Cameron dans son film éponyme (1), ce désastre maritime annonce la fin d’une époque. Et cette (r)évolution va s’amplifier deux ans plus tard avec la Première Guerre Mondiale.

 

Bien sûr, il y a une barrière entre ces deux mondes, héritage edwardien du siècle passé, superbement illustré par le personnage (incontournable) de la douairière Lady Grantham (Maggie Smith), mais il existe aussi certaines passerelles qui joignent ces deux mondes distincts. La proximité est le premier facteur de rapprochement, mais c’est surtout l’intimité – obligée – entre certains domestiques (femmes et valets de chambre) et leurs maître·sse·s qui le permet. Mais si la guerre a rapproché les hommes d’un même camp, il n’en va pas de même pour les maîtres et leurs serviteurs : quand Matthieu s’en va à la guerre, il est accompagné d’un valet de pied (Thomas Howes) de Downton Abbey qui reste immanquablement sous ses ordres, prêt à le servir jusqu’à la mort, comme de bien entendu.

 

Bien sûr, la préférence du spectateur (enfin la mienne en tout cas) va aux domestiques qui doivent sans cesse s’adapter à des imprévus de dernière minute, essentiellement des réceptions, qui donnent au sous-sol (l’univers des serviteurs) une activité et une fébrilité qui sont aussi sources de tension :mais si tout allait bien, où serait l’intérêt ?

Et des tensions, il y en a : entre Thomas Barrow (Rob James-Collier) et John Bates (Brendan Coyle), c’est tout sauf l’entente cordiale surtout que le même Barrow a tendance à conspirer avec Mrs. O’Brien (Siobhan Finneran), la première femme de chambre. Et puis il y a les histoires d’amour, plus simples que celles d’en haut, mais qui ne sont pas pour autant aussi rapides : si Anna (Joanne Froggatt) trouve rapidement l’âme sœur, c’est plus compliqué pour Daisy (Sophie McShera). Alors que dire de Barrow ?

 

Et surtout, il y a le lien avec l’époque qui reste toujours très étroit pour ce microcosme, replaçant cette communauté dans ce siècle en perpétuel mouvement. Si la guerre est un tournant de la série, on n’échappe pas pour autant aux petits éléments historiques : le programme du cinéma qui se développe (2), les arrivées du phonographe et de la TSF, du frigo, du sèche-cheveux…

Mais aussi les signes du déclin aristocratique avec les menaces financières qui planent sur le domaine : les voisins qui étaient autrefois fortunés se voient poussés à la vente à cause de ce monde en évolution, mettant un terme inévitable au faste traditionnel. Et si Downton réussit à survivre à cette déferlante, elle doit tout de même s’adapter et faire des choix plus ou moins drastiques et, évidemment (presque) lourds de conséquence(s).

 

Bien sûr, l’interprétation est l’une des clés du succès (mérité) de cette série. Outre les interprètes déjà mentionnés, on peut distinguer Jim Carter (Carson, le majordome) qui est, à mon avis, l’un des personnages les mieux réussis : à l’instar de la douairière, il représente l’étiquette traditionnelle (et traditionaliste) de ce milieu, difficilement compatible avec les changements. Bien entendu, son rigorisme totalement edwardien est aussi source de comique. Parce que malgré ses allures hautaines, cette microsociété a un fort potentiel comique, britannique certes, mais très drôle. Avec en point d’orgue les rapports entre Lady Grantham (la douairière) et Isobel Crawley (Penelope Wilton), la mère de Matthew.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, si l’humour l’emporte très souvent, la tragédie est toujours présente, avec la guerre, bien sûr,mais pas seulement puisque Downton Abbey va payer cher son tribut à ce monde en mouvement.

 

Bref, une formidable série, ponctuée (pour l’instant) par deux films qui continuent l’aventure (si on peut parler d’aventure…) et nous consolent d’en avoir fini avec ces six années de bonheur.

 

  1. Saint Paul (2 Cor, 5)
  2. On entend quelques beaux noms : Theda Bara, Lillian Gish (Way down East), Rudolph Valentino & Agnes Ayres (The Sheik), Clara Bow…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Indiana Jones, #Aventure, #James Mangold, #Steven Spielberg, #George Lucas
Indiana Jones et le Cadran dela destinée (Indiana Jones and the Dial of destiny - James Mangold, 2023)

Indiana Jones (Harrison Ford) revient. Une dernière fois ?

« Avec lui, c’est le retour de la grande aventure : celle qui fait hurler, celle qui fait frémir, dans la nuit, dans le vent et dans la froidure. » (1)

Enfin, de la froidure, c’est un tantinet exagéré vu que l’intégralité de l’intrigue se situe en plein été, et surtout plus de la moitié dans le bassin méditerranéen.

 

Après avoir retrouvé l’Arche d’Alliance, les pierres de Sankara, le Graal et le crâne de cristal, que restait-il à cet aventurier vieillissant à découvrir, surtout avec l’homme qui vient de faire les premiers pas sur la lune ?...

Et bien heureusement, les frères Butterworth (Jez & John-Henry), James Mangold (qui n’a pas que réalisé le film) et l’incontournable David Koepp nous ont concocté un scénario à la hauteur de l’événement (son retour) et surtout du personnage : la quête du temps. Parce que le cadran de la destinée, c’est la possibilité de prévoir les failles spatio-temporelles et donc pouvoir agir sur le cours de l’Histoire. Et qui sont les méchants dans cette nouvelle histoire ? Ceux du début : les nazis ! (2)

Et le retour d’Indiana Jones, c’est aussi le temps des bilans et la possibilité de voir une dernière fois ceux qui ont réussi à survivre à une trentaine d’années d’aventures (ils ne sont que deux en plus de notre héros)…

 

Oui, Spielberg ne réalise pas ce dernier épisode, mais avoir confié cette tâche à James Mangold ne fut pas une mauvaise idée, puisque ce nouvel opus tient ses promesses, confirmant le fait que les films impairs – Raiders of the lost Ark, Indiana Jones and the last Crusade – sont supérieurs aux autres. Attention, je ne remets pas en question la qualité des deux autres films, mais je les trouve tout de même un cran au-dessous. Il faut dire aussi que les producteurs exécutifs étant George Lucas et Steven Spielberg, le travail de Mangold est très balisé.

Mais le véritable tour de force du film, c’est d’avoir réussi à remettre en selle Harrison Ford pour une ultime aventure archéologique : il a 80 ans bien sonnés quand est présenté le film pour la première fois. Et en plus, à l’instar de Carrie « Leïa » Fisher dans Rogue One: A Starwars Story, la première séquence nous montre Indiana Jones comme nous l’avions laissé (ou presque) après sa quête du Graal : merci aux effets numériques !

Et pourtant, il tient la route, plus qu’

Honorablement. Et puisqu’on en est à « l’âge du capitaine », si on calcule d’après les éléments en notre possession depuis 1981 (et surtout le film de 1989), Harrison Ford reste quand même plus âgé que ne le serait son personnage qui semble être né aux alentours de 1895…

 

Quoi qu’il en soit, pour la cinquième fois, on savoure pleinement cette aventure hautement improbable (3), qui fait référence, bien entendu aux épisodes précédents, directement –le bilan énoncé par Henry Walton Jones Jr. (son nom complet comme on peut le voir sur une convocation) pendant qu’il escalade une paroi, par exemple – ou en reprenant quelques passages obligés –la poursuite en voiture inévitable, entre autres choses – tout en restant dans son domaine de prédilection : l’archéologie. La découverte d’un tombeau nous rappelle celui du chevalier sous Venise ou encore l’emplacement de l’Arche, mais surtout, comme véritable apothéose de ce dernier opus, Indiana Jones va – enfin ? – vivre ce qu’il a passé sa vie à étudier : l’Histoire.

Et comme nous sommes dans une histoire temporelle, nous avons droit à l’incontournable interaction du voyage dans le temps, mais à rebours. (4)

 

Bref, pour cette nouvelle (et dernière ?) aventure, Indiana Jones reste encore en forme, et il ne semble pas prêt à passer le relais (le chapeau ?) à quelqu’un…

 

Un régal.

 

  1. Le Retour de Gérard Lambert (Renaud, 1981)
  2. « C’est marrant, c’est toujours les nazis qui ont le mauvais rôle. » (Oss 117 : Le Caire, Nid d’espion)
  3. Nous sommes au cinéma : tout est possible !
  4. Je ne m’expliquerai pas sur cette remarque : voyez le film, vous comprendrez.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Mabel Normand, #Mack Sennett, #Charles Chaplin
Mabel au Volant (Mabel at the Wheel - Mabel Normand & Mack Sennett, 1914)

Mabel (Normand) et son fiancé (Harry McCoy) se sont disputés et l’infâme (Charles Chaplin) en profite pour essayer de souffler la jeune femme à ce prétendant. Mais cela rate et la belle peut se rendre à la course automobile encourager son bel ami.

Mais l’infâme continue de rôder et enlève le jeune homme. Mais pour sauver sa course, c’est Mabel qui va prendre le volant et amener la voiture vers la victoire (prévisible) malgré les (vaines) tentatives du même personnage infâme pour la faire perdre.

 

Si Mabel Normand est toujours égale à elle-même, il n’en va pas de même de Chaplin qui interprète un personnage hautement antipathique, voire insupportable. Il est encore en train de se chercher et surtout de mettre au point son personnage fétiche. Ici, seuls un chapeau (haut-de-forme) et une moustache nous annoncent le vagabond : sa mise est soignée et surtout on devine qu’il gagne bien sa vie puisqu’il possède une moto. On lui découvre tout de même une habileté certaine à l’épingle qu’il reprendra plus tard.

Mais nous sommes en 1914, et même si Mabel Normand est doublement aux commandes puisqu’elle réalise aussi le film, on sent tout de même le poids de Mack Sennett dans l’intrigue et la réalisation : cette intrigue est prétexte à des gags un tantinet redondants, et si les flics n’interviennent pas, c’est avant tout parce que le scénario ne le permet pas. Mais cela ne vole pas tellement plus haut pour autant.

 

Pire, certains gags traînent en longueur (pour le format du film) : quand le méchant a aspergé la piste d’eau ou/et d’huile, seule la voiture de Mabel est victime de cette exaction, les autres voitures évitant sans problème le piège. La première fois, on peut sourire, mais à la troisième, on commence à regarder l’heure (1).

Et à l’arrivée (pas seulement de la course), on a presque plus de plaisir à essayer de reconnaître les autres interprètes que de se passionner pour une course courue d’avance où le méchant, disons-le, est plutôt raté.
 

Alors on cherche et si on trouve facilement Chester Conklin ou Joe Bordeaux, il est plus ardu de voir Mack Sennett ou encore Mack Swain. Quant à Charley Chase, j’avoue humblement que je ne l’ai pas aperçu. Il faudra que je revoie le film.

Ou peut-être pas…

 

  1. Ce qui est bien dommage pour un film de seulement 18 minutes…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Laurel & Hardy, #Fred Guiol, #Hal Roach
En plein Méli-mélo (Slipping Wives - Fred Guiol, 1927)

Une jeune femme (Priscilla Dean) est négligée par son mari Leon (Herbert Rawlinson), artiste peintre. Squirtz (Herbert Rawlinson), ami du couple lui propose de rendre son mari jaloux en payant quelqu’un pour lui faire la cour.

Ferdinand Flamingo (Stan Laurel) vient livrer de la peinture : son intelligence minimale en fait le parfait candidat pour le petit complot.

Bien entendu, Flamingo se montrera encore meilleur que prévu, amenant le chaos dans la maison, mais surtout ramenant l’amour entre les deux époux.

 

Il s’agit ici du quatrième film dans lequel apparaît le duo mythique. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la véritable vedette, c’est bien Priscilla Dean, et les deux compères ne sont que des faire valoir du couple, amenant ce qu(‘il faut de situations comiques pour faire de cette histoire de couple qui s’étiole une comédie légère et enlevée. Certes, nous ne sommes pas encore aux sommets du duo, mais on apprécie les quelques moments où ils se retrouvent seuls tous les deux, posant –malgré eux ? – les jalons de ce qui va devenir une collaboration extraordinaire.

 

On trouve bien sûr la volonté de dominer chez Hardy (Jarvis, le majordome de la maison) qui n’a pas encore sa moustache caractéristique, et l’aspect pleurnichard de Laurel face à une catastrophe annoncée. Et bien entendu, les éléments burlesques habituels (coup de pied au cul ou visage dans la peinture.

Mais malgré tout, on sent que la comédie a changé et les ressorts du cinéma de Mack Sennett ne sont qu’une petite partie des effets comiques. Et puis il ne faut pas négliger la présence du scénariste : Hal Roach. Lui aussi met en place son cinéma et l’utilisation (récurrente) qu’il aura des deux acteurs.

 

Et on s’amuse beaucoup de ce méli-mélo (1) qui à un moment nous renvoie même à La Ruée vers l’or (2), où la situation comique initiale se complique avec un quiproquo : Flamingo est idiot au-delà des espérances des deux conspirateurs. EN plus, on sent que Roach a bien saisi la force comique des deux seconds rôles permettant quelques gags réjouissants. Mais si Laurel commence à se faire un nom (il n’a pas attendu son complice pour accéder à la notoriété), il n’atteint pas encore le niveau de popularité de l’actrice vedette et reste cantonné aux utilités. Mais ce sont tout de même de sacrées utilités et les différents éléments comiques ne fonctionnent que par la présence du duo qui fait de ce film une comédie irrésistible n’en déplaise à William K. Everson (3).

 

Quant à elle, Priscilla Dean est au sommet de sa carrière, l’année 1927 verra cinq films avec elle. Mais cinq ans plus tard, alors que Laurel et Hardy seront définitivement lancés et accumuleront les succès (mérités), Priscilla Dean tirera sa révérence, n’apparaissant plus que dans deux films, dont un où elle n’aura même pas le premier rôle (Klondike, 1932).

C’est malheureusement le lot des actrices vieillissantes (4), plus que celui des acteurs.

 

  1. Certes, le titre original fait référence à l’éloignement marital d’un point de vue féminin, mais le titre français n’est pas si mauvais que ça ! Et difficile de trouver un titre court et pertinent sur le sujet.
  2. Je vous laisse découvrir/deviner la référence…
  3. W.K. Everson (1929-1996), critique de cinéma américain : « « Sans grand intérêt, ce film qui, dans la tradition de Mack Sennett, fait la part trop belle aux poursuites frénétiques et aux cabrioles, montre Laurel et Hardy se livrant, ensemble, à des gags visuels; en fait, leurs rôles respectifs n'étaient pas conçus en vue d'un travail d'équipe. La séquence qui montre Hardy aidant Laurel à prendre un bain et ressortant tout habillé et dégoulinant de la baignoire anticipe sur les gags futurs du tandem. » in Laurel et Hardy (1975)
  4. Elle n’a pourtant que 36 ans quand elle met un terme à sa carrière.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie dramatique, #Western, #Marshall Neilan, #Frances Marion, #Alfred E. Green, #Mary Pickford
L'Enfant de la forêt (M'Liss - Marshall Neilan, 1918)

Red Gulch (Californie) est une petite bourgade typique de l’Ouest américain. On y trouve et les derniers avancements de la civilisation : le pasteur Bean (John Burton), le juge McSnagley (Tully Marshall) et l’instituteur Charles Gray (Thomas « Crichton » Meighan).

Mais on y trouve aussi quelques personnalités pittoresques comme Yuba Bill (Charles Ogle) et surtout John Benson « Bummer » Smith (Theodore Roberts).

Eton y trouve surtout « l’enfer sur deux pattes », la jeune Melissa « M’Liss » Smith (Mary Pickford) qui donne son nom au titre original.

M’Liss est une jeune fille espiègle et rêveuse, un tantinet aventurière, et pas très éduquée mais elle doit surtout surveiller son père : « Bummer » Smith est un alcoolique notoire et elle doit assurer son éducation !

 

Réunion au sommet ! Outre Mary Pickford, on retrouve un scénario de Frances Marion – du sur mesure donc pour Pickford – et la présence aux côtés de Marshall Neilan d’Alfred E. Green. On a eu pire !

Et comme autour de Mary Pickford, on reconnaît quelques transfuges de chez Cecil B. DeMille, on est assuré de passer un bon moment. Le seul (faux) problème, c’est que nous sommes dans un western, genre peu utilisé par la belle Mary. Mais que voulez-vous, quand on a du talent, on peut n’importe qui, n’importe quand et même n’importe quoi. Rassurez-vous, ce n’est pas du n’importe quoi qui nous est proposé ici et Mary Pickford encore une fois déroule devant nous son immense talent.

 

En plus des codes du western, Neilan réussit ici une très belle comédie un tantinet gâchée par une technique cinématographique (1) qui n’est pas au meilleur niveau. Mais qu’importe, les différents protagonistes sont impeccables et on passe une heure 13 minutes (presque) en bonne compagnie et surtout on s’amuse beaucoup de cette histoire qui, même si elle présente de nombreux aspects de la comédie, traite de sujets graves dont le lynchage.

Certes ce thème n’est pas abordé aussi gravement que le fera William Wellman dans The Ox-bow Incident (1943), mais le résultat final sera malgré tout le même : deux hommes profiteront de cette « justice » expéditive. Et dire qu’ils n’étaient pas innocents de ce qu’on leur reprochait ne diminue en rien l’abjection d’un tel procédé.

 

Mais heureusement, la comédie l’emporte sur la tragédie et même les différents intertitres rendent compte de cet état d’esprit comique : les différentes prononciations vernaculaires sont reprises avec bonheur et gourmandise, ajoutant encore plus de sourires sur les lèvres des spectateurs. Les différentes interventions du juge vont toutes dans ce sens, à chaque fois qu’il fait référence à la Loi (les « statuts »).

Bref, tout cela n’est pas très sérieux et on passe un très bon moment dans cet Ouest (encore un peu) sauvage et pittoresque.

Et même si nous sommes dans un véritable western, on ne pourra pas m’empêcher de penser qu’il s’agit avant tout d’un conte de fées : mais cette fois-ci, c’est la « princesse charmante » qui délivrera le prince de son (triste) sort.

 

  1. Il s’agit de l’un des derniers films du chef-opérateur Walter Stradling qui décédera quelques semaines après la sortie du film d’une pneumonie. Il avait 43 ans.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Western, #Victor Schertzinger
Le Réprouvé (Redskin - Victor Schertzinger, 1929)

Nous sommes en Arizona, aux alentours de 1918. La seule présence blanche consiste en un relais tenu par Navajo Jim (Tully Marshall), qui tire son nom de son amitié avec cette tribu indienne. Le fils du chef, Wing Foot (Philip W. Anderson puis Richard Dix) est emmené à l’école des Blancs, malgré les réticences du chef Notani (George Regas) et du sorcier de la tribu, Chahi (Bernard Siegel).

Dix ans plus tard, Wing Foot est de retour parmi les siens. Mais ses pratiques ne sont plus celles de la tribu. Et comme si cela ne suffisait pas, la femme qu’il aime, Corn Blossom (Lorraine Rivero puis Julie Carter), appartient à la tribu des Pueblos, ennemis héréditaires des Navajos.

Il est (logiquement) banni de la tribu, mais un élément va relancer sa vie, le pétrole : les Blancs sont à sa recherche et Wing Foot sait où il y en a…

 

Encore une fois, je ne peux que m’insurger (légèrement) devant la traduction du titre original, Redskin. Peau-rouge. Si « le réprouvé » correspond au statut de Wing Foot, la dimension raciale du film disparaît. Parce que le rouge est la couleur dominante du film : la peau de Wing Foot, de Corn Blossom ou encore Pueblo Jim (Noble « Ivan » Johnson), mais aussi de nombreux éléments vestimentaires ou d’ornement qui ressortent du fait de l’utilisation du Technicolor qui fait ressortir ce rouge à différents moments (même la pompe à essence du relais est rouge !). Et cette couleur de peau est centrale à ce film où les Blancs sont rares et quand ils sont là, leur rôle n’est pas obligatoirement positif : John Walton, l’enseignant des garçons va précipiter le destin malheureux de Wing Foot, et on rencontrera en plus deux prospecteurs pas très scrupuleux (euphémisme). Sans oublier les autres étudiants de Thorpe où est allé Wing Foot qui ne l’ont accepté que parce qu’il courait vite.

 

Encore une fois, on retrouve la séparation de fait entre les Blancs et les autres, avec les malheurs que cela peut engendrer. Mais les divisions sont réciproques – Chahi refuse l’aide des Blancs (la mère de Wing Foot en fera les frais) – et elles sont reproduites chez les Indiens eux-mêmes avec le conflit Navajo-Pueblo.

Quoi qu’il en soit, cette fois-ci – et c’est très rare pour l’époque, ce sont les Indiens qui ont le beau rôle et Victor Schertzinger leur rend un très bel hommage, même si on peut regretter qu’il n’y ait aucun véritable Indien dans la distribution.

Et ce dernier insiste sur le mauvais rôle des Blancs en les montrant fourbes et surtout imbéciles : leur singerie qu’ils appellent dans indienne à la réception de l’université les rend pitoyables et leur leader n’est qu’un gros jaloux raciste. Bref, pas très glorieux, tout ça !

Et une fois le film terminé, on comprend pourquoi la Librairy of Congress conserve une copie de ce film : en plus d’être un beau film, il est aussi un témoignage qui rend les Indiens véritablement humains et positifs. Sauf Pueblo Jim qui est le méchant Indien (il en faut un, quand même !). Et comme tous les méchants, il aura droit à son juste châtiment.

 

Bref, Ce Réprouvé est une très belle surprise de la fin du cinéma muet (voilà presque un an et demi qu’est sorti The Jazz Singer), et dans cette surprise, on en a une autre : Tully Marshall a un rôle positif, voire comique, surtout avec son revolver – vintage pour 1928 (1) qui fonctionne une fois sur deux les meilleurs jours…

 

PS : la séquence finale donne toute sa dimension au titre original.

 

  1. 1928 est la seule date qui apparaît dans ce film : sur la coupe remportée à la course par Wing Foot.

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