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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Justice, #David Dobkin, #Robert Duvall
Le Juge (The Judge - David Dobkin, 2014)

Carlinville, Indiana.

Une ville où la seule chose dont on a envie, c’est d’en partir. Alors y aller, vous pensez bien…

Quant à y rester…

C’est pourtant ce qui va arriver à Henry « Hank » Palmer (Robert « Iron man » Downey Jr.) : parti (bien assez tôt) pour Chicago où il est un avocat de la défense brillant et un tantinet cynique, il apprend que sa mère vient de mourir.

Il retourne donc là-bas retrouver ses frères Glen (Vincent «  Whale » D’Onofrio) et Dale (Jeremy Strong), et surtout son père Joseph (Robert Duvall), qui l’accueille poliment.

Mais une fois l’enterrement fini et la nuit passée, l’information tombe : un homme a été retrouvé mort sur la route, renversé par une voiture. Et cette voiture porte les marques de l’accident, ainsi que le sang de la victime : c’est celle de Joseph, le juge de Carlinville depuis 42 ans.

Hank décide alors de défendre son père… Qui refuse !

 

Bien sûr, au final, le juge va accepter la présence de son fils à ses côtés. Ce n’est pas là le plus intéressant. Ce qui ressort, c’est avant tout la relation entre ce père et ce fils qu’il a aimé et qui aurait pu mal tourner. Encore qu’on peut se demander si pour Joseph, Hank n’aurait pas mal tourné finalement… Et évidemment, il n’en est rien : Hank va évoluer et retrouver ce père qu’il a toujours aimé, même s’il ne le savait plus. Mais Hank n’est pas le seul à changer : son père aussi, ce qui était là aussi prévisible.

 

Alors laissons le prévisible de côté, et regardons le reste : avec ce film, David Dobkin réussit à allier une affaire judiciaire et des éléments comiques qu’on attendait, surtout dans une telle intrigue. En effet, si l’histoire de ce juge amnésique (il ne sait pas s’il a vraiment écrasé ce type) est assez sombre, mais la présence de Robert Downey Jr., sans cesse affrontant ce père qui lui est devenu étranger, est des plus réjouissante : son cynisme s’effaçant progressivement pour laisser place à celui qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : le fils de Joseph.

Alors oui, nous apprenons les raisons qui ont fait que ces deux forts caractères s’éloignent, sans pour autant qu’il y ait de véritables reproches verbalisés. Et c’est peut-être d’ailleurs pour cela qu’ils se sont éloignés : trop de non-dits.

 

Qu’importe, ils sont à nouveau réunis et vont faire front ensemble, non sans heurt – ce qui était aussi prévisible. Et Dobkin nous montre le changement qui s’effectue entre ces deux hommes qui n’osent avouer qu’ils s’aiment, ou tout du moins se sont aimés, mais chacun, à sa manière va se rapprocher de l’autre, subtilement (encore que, le coup de la salle de bain…), et durablement.

Et si Downey & Duvall sont formidables, c’est aussi parce qu’autour d’eux, la distribution est à la hauteur de la rencontre. Vincent d’Onofrio est encore une fois impeccable, dans le rôle du grand frère – seulement en âge – et Jeremy Strong, en benjamin simplet – voire autiste – est lui aussi magnifique. La naïveté de Dale est touchante et comique à la fois, sans toutefois tomber dans l’excès. Et la dernière recommandation de Joseph qu’il reçoit en dit beaucoup plus long sur la relation qu’il a – ou montre – avec lui.

 

Et les femmes ? Elles ne sont pas nombreuses à avoir un r^pole important : outre la femme de Glen (Tamara Hickey) qui n’a qu’un rôle décoratif, elles sont trois.

Mary (Catherine Cummings), la mère qui vient de mourir, et qui, de ce fait va être une dernière fois (la bonne ?) la rassembleuse de cette famille un brin désorientée.

Mrs. Blackwell (Grace Zabriskie), la mère de la victime, accusatrice et effondrée, mais pas très claire tout de même.

Et enfin Samantha Powell (Vera Farmiga), ex petite amie de Hank, qui a eu une fille neuf mois après son départ (presque définitif). Cette relation, en plus de la certaine ambiguïté qu’elle pose (autre ressort comique), est aussi un élément dans l’évolution de Hank, voire le dernier argument quant à son avenir…

 

David Dobkin signe ici un film très équilibré où le tragique et le comique sont intimement liés, et où l’amour familial s’exprime bizarrement, voire aléatoirement, amenant une touche de complicité et de tendresse entre ces deux hommes qui n’avoueront jamais leur amour réciproque, sauf quand il sera (là encore presque) trop tard…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Werner Herzog
Les Nains aussi ont commencé petits (Auch Zwerge haben klein angefangen - Werner Herzog, 1970)

 

C’est le chaos dans le centre de redressement.

L’éducateur (Paul Glauer) a enfermé Pepe (Gerd Gickel) et l’a attaché sur une chaise : c’est lui qui mène habituellement ses co-détenus. Ces derniers sont furieux et, profitant de l’absence du directeur, mettent à sac le centre, essayant de pénétrer dans les locaux pour libérer leur ami et, par la même occasion, s’occuper de ce même éducateur.

Ce dernier menace d’appeler la police à la rescousse, mais comme les autres ont coupé les télécommunications…

J’oubliais : tous ces protagonistes sont des nains.

 

Pour un deuxième long métrage, Herzog ne fait pas dans la dentelle. Bien sûr, on pense à Freaks, mais pas longtemps, parce que le contexte n'a rien de commun, et ce même si la différence est présente. Encore que : la seule personne extérieure au centre est une femme en voiture qui s’est perdue et demande son chemin : elle aussi est naine !

Mais si tous ces gens sont des nains, l’espace dans lequel ils évoluent (?) est le monde des gens normaux, c'est-à-dire avec une taille standard. Et cette différence entre les personnes et leur décor est importante voire pertinente dans certains cas : l’utilisation de magazines par l’éducateur pour être plus haut aura son écho pendant le mariage de Hombré (Helmut Döring), par exemple.

 

Mais ce qui choque véritablement, c’est l’attitude de ces singuliers pensionnaires, encore que motivée par celle de l’éducateur envers Pepe. Il y a une violence verbale et physique dans ce centre. Verbale entre l’éducateur et les autres, physique entre les pensionnaires entre eux, surtout avec Chicklets (Hertel Minkner) et Azucar (Erna Gschwendter), qui en plus sont aveugles et vivent de l’autre côté des bâtiments.

Et puis aussi leur cruauté, surtout exprimée envers les animaux. Les cochons, les poules, le singe et le dromadaire subissent la violence des nains qui, d’une certaine façon se vengent de l’institution sur eux.

Avec en prime une critique de la religion, quand ils passent en procession suivant la Sainte Croix sur laquelle est crucifié le singe !

 

Bien sûr, le fantôme du passé nazi est présent, et ces cruels révoltés en sont rien d’autre que le reflet de ce qu’est l’institution envers eux. Seule la violence est utilisée : par l’éducateur dans sa solitude en insultant les pensionnaires et en les menaçant ; par les autres envers les animaux et les objets, et en particulier la camionnette.

La camionnette, à sa façon, symbolise cette institution qui n’a pas l’air de beaucoup redresser ses résidents. Certes, ce sont tous, à l’origine, des criminels ou tout du moins des délinquants. Mais cela autorise-t-il à mal se comporter avec eux ? Et cette camionnette va subir toute la colère et le déchaînement des nains. Après l’avoir fait tourner en rond, ils la bombarderont de divers projectiles avant de la terrasser définitivement.

 

Et puis ça rit.

Tous (sauf l’éducateur, bien évidemment) rient à longueur de film. Ils rient de leur supériorité par rapport à ce même éducateur ; ils rient du « mariage » de Hombré ; ils rient de leur liberté qui s’exprime par la création de ce chaos. Ils se rient des deux aveugles en les tourmentant continuellement. Sans oublier Pepe qui, quand il ne somnole pas, se rit de son geôlier occasionnel.

Les seuls qui ne rient pas sont les deux aveugles qui, en plus, ne disent pas un mot : chacune des incursions des autres dans leur monde de ténèbres devient un grand moment de silence, parfois ponctué par un élément de référence pour ces deux-là : leurs bâtons bien sûr, mais aussi les pots qu’ils utilisent pour jouer. Les autres sont alors les plus silencieux possible, jusqu’au moment où les deux aveugles se rendent compte de la présence de leurs ennemis et agitent leurs bâtons autour d’eux, espérant en toucher un au passage.

 

Enfin, il y a la bande-son. Régulièrement, nous entendons ce qui ressemble à des chants traditionnels du lieu (le tournage a eu lieu sur l’île de Lanzarote aux Canaries) : on pourrait alors imaginer un paradis tropical (ou presque), mais il n’en est rien, surtout quand sont évoqués l’aridité du paysage (champ volcanique), et surtout l’enfer que vont créer tous ces gens.

Les voix aussi créent cette atmosphère infernale : ces nains sont de véritables démons, et leurs voix, presque irréelle, donnent un plus grand sentiment de malaise (rappelez-vous Harry Earles dans Le Club des trois (Jack Conway, 1930), accentuant par là même l’aspect démoniaque de ces petites personnes.

Et cette bande-son pas toujours très agréable à entendre se coupe parfois, laissant seuls les objets s’exprimer, ou l’air siffler le long des bâtons des aveugles.

 

Un  film terrible… Dans tous les sens du terme !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Robert Wise
Le Coup de l'escalier (Odds against Tomorrow - Robert Wise, 1959)

 

Trois hommes ;

Totalement différents.

Un même but.

L’argent.

Celui de la banque.

A Melton (New York).

Bien entendu, ça se termine mal.

 

Ca se termine, mal, tout d’abord parce que nous sommes en 1959 quand le film sort, et il est encore impensable que des malfrats s’en sortent après un coup pareil, et surtout parce que ce n’est pas le coup en lui-même qui intéresse Robert Wise (et Harry Belafonte qui a fait appel à lui).

Encore une fois (1), un film de braquage qui se termine mal. Et encore une fois, c’est comment on en arrive à cette tragédie annoncée qui est le centre de l’intrigue et le place parmi les plus grands films du genre.

Il faut dire que les trois hommes n’ont absolument rien en commun, normalement :

  • Dave Burke (Ed « N° 10 » Begley) est un ancien policier, chassé après un scandale qui vit dans un (tout) petit appartement) ;
  • Earl Slater (Robert Ryan) est une petite frappe qui est dans une mauvaise passe (2), et vit avec l’argent de sa compagne Lorry (Shelley Winters) ;
  • John Ingram (Harry Belafonte) est chanteur et surtout flambeur, passionné de courses, et fauché comme les blés.

Tous les trois ont besoin de cet argent, et ils devraient – malgré la morale de 1959 – réussir leur coup et partir avec plus de 200.000 dollars (3).

 

Seulement voilà, Slater ne peut pas voir Ingram, et ce malgré tous les efforts de Burke : c’est un sale raciste. On ne le découvre pas tout de suite, même si sa première intervention parlée n’est pas neutre (il prend dans ses bras une petite fille noire). C’est quand Burke va lui présenter en quoi consiste leur coup que cela va se déclarer.

Et ce racisme va progressivement gangrener l’esprit de Slater : il refuse directement de participer, mais acculé, il va accepter, mettant alors en mouvement la fin funeste prévue.

Parce que Wise (et Belafonte) n’ont pas pu coller pleinement à l’histoire originale qui voyait le Blanc et le Noir s’allier, voire devenir amis ! Il faut dire que La Chaîne (The defiant Ones – Stanley Kramer, 1958) venait d’avoir un franc succès l’année précédente et la fin amicale prévue aurait un peu trop rappelé ce film.

 

Alors ils ont choisi de montrer que le racisme est une mauvaise chose, qu’il détruit. Et la destruction est spectaculaire, rappelant par certains aspects la fin de White Heat dix ans plus tôt. Mais surtout, il annonce un autre braquage célèbre qui voit trois hommes différents se rencontrer : Le Cercle rouge. Melville était passionné par ce film, et on peut voir ici pourquoi !

Et les femmes là-dedans ? Comme nous sommes dans un film de gangsters, elles ont surtout un rôle décoratif. Encore que si Burke est un célibataire endurci (il a un chien qui perd ses poils), les deux autres ne sont pas seuls.

Slater a Lorry qui s’occupe (trop à son avis) de lui, mais cette situation d’homme entretenu ne lui sied pas du tout et son acceptation final du coup est aussi une façon d’exprimer sa fierté : après ce coup-là, il va pouvoir s’occuper d’elle, et peut-être même plus…

Quant à Johnny, il y a trois femmes dans sa vie : Ruth (Kim Hamilton), son ex-femme qu’il aime toujours malgré leur séparation ; Kittie (Carmen de Lavallade), une danseuse du club où il chante, et avec qui il passe « du bon temps » ; et la petite Eadie (Lois Thorne), qui n’est autre que la fille qu’il a eue avec Ruth. Et si Ingram accepte le coup de Burke, c’est avant tout pour protéger sa fille et Ruth, que Bacco (Will Kuluva), son créancier qui est aussi un ponte new-yorkais (suivez mon regard), a menacé de toucher s’il ne lui rendait pas ce qu’il lui doit.

 

Mais quel est donc cet escalier dont parle le titre français ?

En VO, on est plutôt dans l’évaluation sur les chances (odds) du lendemain (tomorrow) : avec ce coup, c’est leur vie qui va changer complètement. Finie la misère et les dettes. Et nous arrivons alors à une échelle qui est mentionnée par l’un des protagonistes : ce braquage est une sorte d’échelle sociale pour eux.

A moins que ce soit celle qui mène aux toits des entrepôts de combustibles…

 

  1. Aucun sarcasme dans ces trois mots !
  2. Slater a toujours été dans une mauvaise passe.
  3. En 1959, c’est une sacrée somme !

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Olivier Marchal
Les Lyonnais (Olivier Marchal, 2011)

 

Les Lyonnais, c’est avant tout un gang qui a eu ses « heures de gloire » dans les années 1970 : Edmond Momon Vidal (Gérard Lanvin), Serge Suttel (Tchéky Karyo), Dany (Lionnel Astier), Christo (Daniel Duval) et Nick Karastidis, dit « Le Grec ». Ils ont écumé la région lyonnaise (d’où le nom de leur gang), avant de se séparer après quelques années de prison inévitables.

Quarante ans après, Serge réapparaît et relance – malgré eux – ses anciens complices. Arrêté, ils le font évader. Mais il n’y a pas que la police qui est à ses trousses.

 

Quatorze ans dans la police, ça laisse des traces. Alors pas étonnant qu’Olivier Marchal en parle dans ses films. Mais ici, c’est l’autre côté qui l’intéresse, les malfrats. Et ces Lyonnais sont des malfrats à l’ancienne, avec amitié virile et code de l’honneur. Cela ne l’empêche pas de nous donner un certain aperçu des pratiques policières de l’époque qui rappelaient très clairement la Question telle qu’elle était pratiquée par leurs aînés de l’Ancien Régime, au Châtelet, par exemple…

Mais attention, ce n’est absolument pas ici d’une dénonciation des pratiques policières : Marchal se concentre sur la vie d’Edmond Vidal (1), à travers cinq semaines de sa vie. De la même façon, la participation de Momon aux affaires du SAC (Service d’Action Civique)

 

Ces cinq semaines sont aussi l’occasion pour lui de se souvenir des liens qui l’attachent à Suttel, depuis une cinquantaine d’années. Et Marchal choisit de montrer ces souvenirs de manière chronologique, comme pour quelqu’un dont on essaie de retracer la vie. Avec toutefois une rupture dès l’ouverture. Vidal est en Espagne (Marbella) puis se retrouve en voiture dans les environs de Lyon, ouvre la porte d’une grange et le noir qui suit nous fait entendre la détonation d’une arme à feu, certainement celle que Momon a pris dans sa boîte à gant.

 

Et Marchal retrace la vie de ces truands en parallèle des situations présentes (pour les protagonistes), nous permettant de mieux appréhender les enjeux de l’évasion (meurtrière) de Suttel. Et si on peut voir quelques séquences heureuses, c’est avant tout l’expérience traumatisante de la prison qui est centrale, même si on n’a que très peu de plans en cellule. C’est la prison qui a fait de Momon et Suttel ce qu’ils sont devenus. Et tout ça pour un cageot de cerises ! La prison (un tantinet abusive) a permis à Vidal de se faire des relations et par là même apprendre un nouveau métier : braqueur.

Mais le temps passe et Momon se range, pendant que Serge continue. Alors quand ce dernier revient, et que sa vie est en danger, il n’hésite pas longtemps : l’honneur et l’amitié avant tout. Avant tout et (mais ?) jusqu’au bout.

Et c’est cette relation qui est développée jusqu’au bout, portée par le duo Lanvin-Karyo qui incarnent avec conviction ces deux amis « à la vie à la mort », avec en toile de fond les différents épisodes du gang, remaniés bien sûr, puisque nous sommes au cinéma. Des seize accusés à l’origine, seuls quatre d’entre eux nous intéressent, et outre le duo vedette, Lionel Astier et Daniel Duval donnent eux aussi du corps à leur personnage respectif. Ce sont eux aussi des amis sûrs, capables de tout pour les autres.

 

Et les femmes ?

Outre l’épouse de Momon, Janou (Valeria Cavalli), et Lilou, la fille de Serge, elles ne sont pas beaucoup mises en avant, le film restant avant tout une histoire d’hommes. Certes Janou a un rôle important, mais elle reste tout de même au second plan, par rapport à Momon. Quant à Lilou…

Bref, on peut se dire que la place des femmes est en relation avec celles qu’on leur donnait (encore) à la période du Gang des Lyonnais…

 

Quoi qu’il en soit, Olivier Marchal maîtrise son film et nous propose une histoire  solide soutenue par une distribution à la hauteur de l’enjeu. Avec, de temps en temps, quelques clins d’œil à l’un des films de gangsters les plus réussis : Le Parrain, qui nous ramène, lui aussi (lors de sa sortie), à la période décrite.

 

PS : Edmond Vidal est mort dans la nuit du 8 au 9 septembre dernier (il y a quatre jours quand j’écris tout ceci).

 

  1. Véritable gangster qui a écrit le livre dont s’inspire le film.

 

 

Gérard Lanvin & Edmond Vidal

Gérard Lanvin & Edmond Vidal

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Thriller, #James Mangold
Identity (James Mangold, 2003)

Dix personnes dans un motel, en plein milieu du Nevada.

C’est d’abord Caroline (Rebecca De Mornay) qui est tuée. Puis c’est Lou (William Lee Scott). Et puis…

Et puis ils disparaissent un par un, dans des circonstances toutes plus ou moins horribles.

Pourtant il y a un ex-flic, Ed (John Cusack), et un vrai, Rhodes (Ray Liotta), qui veillent. Mais la série continue…

Et quand les cadavres disparaissent, le mystère s’épaissit : est-ce la présence de tombes indiennes sur le site du motel qui explique cette situation un tantinet surnaturelle ?

Seule la résolution de cette incroyable intrigue nous donnera la solution…

Autant mystérieuse qu’inattendue !

 

Le scénario de Mickey Cooney est absolument formidable : si la cadre est bel et bien celui de l’épouvante (et de l’horreur), le traitement est plutôt inattendu. En effet, James Mangold, pour son quatrième film (seulement) dans ce genre et s’en sort magnifiquement. Pas d’ados mais des adultes et un enfant (Bret Loehr), isolés et sans aucun moyen de communication (téléphone & radio sont déconnectés), face à un tueur psychopathe qui les éliminent les uns après les autres.

Bien sûr, on pense à And then there were none (qui est d’ailleurs cité), où là encore dix personnes disparaissent les unes après les autres. Mais Mangold (et Cooney) ont ajouté une dimension surnaturelle soutenue par la musique envoûtante d’Alan Silvestri, en parfaite adéquation avec l’intrigue. Bien entendu, tout se passe la nuit, et comme si cela ne suffisait pas, le temps est orageux et il pleut à verse.

 

Mais, et c’est aussi là que Mangold se distingue du genre, il ne cherche pas vraiment à faire sursauter le spectateur, plus à le surprendre, ce qui ne manque pas. Jusqu’au bout, il se réserve le contrôle de cette intrigue singulière et très habile, emmenant le spectateur toujours plus loin dans la noirceur.

Mais surtout, il utilise avec beaucoup de maîtrise le flashback afin d’expliquer quelque point obscur de la situation : nous ne sommes jamais dans l’ignorance d’un fait, et ce jusqu’au deuxième basculement qui conclut le film.

 

L’introduction qui voit se présenter les différents personnages au motel (1) est absolument magistrale. En quelques minutes, nous savons comment les différents personnages se retrouvent dans ce « cercle rouge ». Chacune personne fait un geste ou une action qui va amener leur réunion dans cet endroit isolé. Et tout part d’une cigarette que Paris Nevada (Amanda Peet) veut allumer : elle cherche le briquet qu’elle a volé à son dernier client…

Et à partir de là tout s’enchaîne et les morts peuvent commencer.

Et même si ces différentes morts sont terribles, on ne les voit pas aussi explicitement que chez Craven (par exemple). On en voit surtout le résultat, sans pour autant s’attarder dessus.

Par contre, Mangold nous démontre que même en restant groupés, les différents protagonistes n’échappent pas à leur sort : d’un autre côté, chacun a toujours une bonne raison de s’éloigner des autres. Et alors, ça ne rate (presque) pas !

 

Bref, un thriller haletant, une sorte de film d’horreur Canada Dry (2) : ça ressemble à un film d’horreur, ça a les morts violentes et affreuses d’un film d’horreur, mais ce n’en est pas un !

Et tant mieux, d’ailleurs…

 

  1. Oui, on pense aussi au motel Bates !
  2. Comme quoi, professeur Allen John, c’est une constante chez Mangold…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Matthias Glasner
La Partition (Sterben - Matthias Glasner, 2024)

La partition dont il est question dans le titre français, c’est celle de Bernard (Robert Gwisdek), un compositeur exigeant et dépressif. Cette partition va bientôt être présentée à Berlin, dirigée par son ami Tom Lunies (Lars Eidinger).

Son titre (et celui du film en VO) : Sterben. Mourir. Tout un programme, me direz-vous. Mais c’est aussi le thème central de ce film rempli d’émotions (contrastées) et où malgré tout la vie l’emporte finalement.

 

Mais reprenons.

Les Lunies sont une famille très ordinaire. Ordinaire parce que certainement pas modèle. Les parents sont âgés et victimes de maladies, les enfants ont leurs propres problèmes et se sont éloignés de ces mêmes parents. Avec un père, Gerd (Hans-Uwe Bauer), atteint de la maladie de Parkinson et la mère, Lissy (Corinna Harfouch), qui a un cancer de l’utérus, on comprend que les enfants soient éloignés. Encore qu’on peut imaginer qu’ils les soutiennent un tantinet.

Seulement voilà, Tom n’aime pas sa mère qui le lui rend bien, et Ellen (Lilith Stangenberg) daigne seulement se déplacer pour son père, les deux autres ne l’intéressant pas.

Et puis le père meurt.

Et la partition ne convient toujours pas à Bernard.

 

Magnifique.

Mathias Glasner réussit le pari de réaliser un film de plus de trois heures (183 minutes) sans jamais lasser son public, sublimant des relations humaines plutôt compliquées, le tout accompagné d’une grande dose d’émotions sans jamais tomber dans le piège du pathétique. Bravo !

En effet, nous sommes dans une histoire qui est tout à fait banale où un personnage principal se retrouve piégé dans des situations complexes qu’il ne peut pas vraiment contrôler.

En effet, Tom :

  • aime son père mais déteste sa mère ;
  • aime son ami (son « partner ! ») Bernard mais déteste son intransigeance artistique qui tourne à l’obsession ;
  • aide son ex-compagne Liv (Anna Bederke) à accoucher et se partage la paternité de l’enfant avec son père biologique Moritz (Nico Holonics) ;
  • aime bien sa sœur mais déteste son alcoolisme ;
  • vit une relation amoureuse compliquée avec Ronja (Saskia Rosendahl).

Et encore, je prends le point de vue de Tom parce qu’il est le personnage central de l’intrigue, mais on pourrait faire la même chose avec chacun des membres de cette famille.

 

Parce que Mathias Glasner s’intéresse à chaque membre de cette famille dont le seul lien est le père, magnifiquement interprété par Hans-Uwe Bauer : sans jamais forcer le trait, il campe un homme malade dans son corps autant que dans sa tête, tout en montrant des signes qu’elle fonctionne encore très bien (la visite hypothétique de sa fille).

Les trois autres membres sont donc beaucoup plus complexes, parce que conscients plus longtemps. Et Glasner fractionne son film en chapitre qu’il interpénètre de situations communes. Nous avons donc plusieurs fois une même information, mais d’un point de vue différent, révélant en image une autre réalité qu’il ne nous était pas possible d’entrevoir autrement : il en va de même quand on téléphone à quelqu’un, l’absence d’expression du visage ne nous permet pas de toujours comprendre ce que veut dire son interlocuteur.

 

Et puis il y a les confrontations.

Entre les enfants et leur père, véritable pilier rassembleur de cette famille (encore que…), bien sûr. Puis entre les deux enfants. Elle est bien sûr inévitable, mais Glasner la rend obligatoire pour chacun d’eux parce qu’involontaire : c’est Sebastian (Ronald Zehrfeld), compagnon du moment d’Ellen, qui va les faire se retrouver deux fois. La première fois inopinément, puisqu’il s se croisent dans un entre commercial. Là, déjà, on ne sent aucun véritable enthousiasme entre eux. Mais la seconde entrevue – la représentation de la partition de Bernard – tourne au fiasco : l’attitude d’Ellen, plus ou moins consciente exprime un acte manqué formidablement réussi.

Mais c’est entre le fils et la mère que se situe la confrontation la plus importante. La mort du père seule pouvait amener ce point culminant de tension. Parce que nous sommes au moment le plus tragique du film, et les robinets de la conscience s’ouvrent, déversant un fiel que d’aucuns trouveraient salutaire.

Ce dialogue nous éclaire complètement sur les différentes relations dans cette famille, mais surtout sur l’attitude générale de Tom, (in)volontairement froide et distante. Ce que se disent les deux protagonistes est incroyablement dur, mais totalement compréhensible : ils sont pareils et leurs défauts qu’ils perçoivent dans l’autre les font se détester ou tout du moins ne leur permettent pas de s’aimer.

 

Et malgré cette noirceur relationnelle ambiante, le film est, comme annoncé plus haut, rempli d’émotions. La musique de Lorenz Dangel y est pour beaucoup : elle nous amènent deux moments de grâce suberbes, quand Tom exécute la partition de Bernard en répétition et en concert, donnant alors doublement toute la dimension à son titre. Le moment de suspend qui suit cette exécution, qui nous renvoie même à la citation de Guitry (1), prend même une dimension mystique très bien exprimée par le visage de Tom.

Mais cette accumulation grave n’empêche pas quelques envolées comiques, essentiellement provoquées par Ellen (et son alcoolisme, amenant plus qu’un sourire au spectateur : entre l’auto-arrachage de dent (Sebastian est dentiste) et la quinte de toux qui génère pendant le pianissimo de l’ouverture de la partition, les différents éléments émaillent cette intrigue dramatique sans pour autant la perturber. Encore un exemple de dosage réussi.

 

Et enfin la mort, inévitable si on en croit le titre original. Elle frappe trois fois, et nous est présentée de façons différentes. Celle de Gerd tout d’abord, terrassé sous nos yeux par la maladie, plutôt violemment. Puis celle de Bernard, volontaire et assumée, amenant l’un des rares gestes d’amour de Tom envers quelqu’un. Cette mort est très certainement la plus belle du film, même si on n’en voit que le résultat : elle donne alors une dimension absolue à l’œuvre du compositeur, interprétée (réellement ?) avec énormément de sensibilité par la violoncelliste Saerom Park (Mi-Do), dernière compagne de Bernard.

 

Bref. Un véritable chef-d’œuvre.

 

  1. « Lorsqu’on vient d’entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui. »

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Bertrand Tavernier
L'Horloger de Saint-Paul (Bertrand Tavernier, 1974)

[Une fois n’est pas coutume, de véritables morceaux de la résolution de l’intrigue se sont glissés dans ce qui suit. Lisez à vos risques et périls...]

 

L’horloger, c’est Michel Descombes (Philippe Noiret. Et Saint-Paul, c’est un quartier de Lyon où il habite.

Nous sommes au début des années 1970, quand on ne mettait pas sa ceinture de sécurité en voiture, quand on faisait du Solex sans casque, quand la mortalité journalière était annoncée à la radio, quand les gauchistes étaient (déjà) mal considérés… Bref, nous sommes en fin de période Pompidou et il va falloir attendre encore un peu avant que les choses évoluent sérieusement…

Descombes est un artisan tranquille, séparé de sa femme puis veuf de fait, il s’est occupé seul d’élever son fils, Bernard (Sylvain Rougerie). Alors quand la police vient le chercher à son échoppe pour lui parler de ce cher fils, il tombe des nuies : Bernard a tué un homme, Razon, parce qu’il était « une ordure ».

Une fois la surprise passée, Descombes se rend compte que ce fils qu’il a élevé, tout compte fait, il ne le connaît pas.

 

A l’instar de Jacques Demy, Bertrand Tavernier, pour son premier long-métrage filme la ville qu’il connaît le mieux : Demy était à Nantes, Tavernier installe ses caméras et son équipe à Lyon. Et cette ville est très présente dans le film, parce que la plupart des séquences y sont tournées en extérieur, et on peut véritablement l’admirer. Tavernier aime sa ville et nous la partage, utilisant le vieux Lyon pour donner un cadre magnifique à cette histoire d’une relation – ou non-relation – entre un fils et son père. Non-relation parce que comme le dit Descombes à Madeleine (Andrée Tainsy), celle qui fut la nourrice de son fils : « Au fond tu le connais mieux que moi. »

 

Et cette ville devient le cadre d’une errance, celle de cet horloger qui découvre son fils sous un autre jour, celui d’un jeune homme révolté qui a tué par amour, parce qu’il ne peut pas en être autrement. Mais ce n’est pas une errance solitaire. Régulièrement, il est accompagné par un « flic », commissaire de surcroît, Guiboud (Jean Rochefort). Ensemble, ils vont arpenter quelques rues lyonnaises, essayant de comprendre – chacun de son côté et à sa façon – ce jeune homme : Descombes parce que c’est son fils ; Guiboud parce que cela aurait pu être le sien.

La relation des deux hommes est assez étonnante, basée sur un fondement douteux, mais elle n’empêche pas une forme de respect. Mais on ne peut que se demander ce qui est vrai dans ce que dit Guiboud tant son contexte est flou (épisode du chien). Et à l’instar de Goitreau (Michel Bouquet) dans Deux Hommes dans la ville sorti l’année précédente, Guiboud suit de près le père de son meurtrier : mais sans qu’on en arrive à du harcèlement. Guiboud reste toujours dans la mesure, appréciant – semble-t-il – cet homme désemparé.

 

Bien sûr, il y a la rencontre entre le père et le fils.

Elle n’a lieu que dans la dernière demi-heure, et reste très superficielle : ce fils (indigne ?) ne veut pas voir son père. Pourtant, il le verra, et même lui parlera. Vraiment. [Et là, révèle un peu (trop ?) la résolution de l’intrigue. C’est seulement quand son fils a été condamné et emprisonné que le dialogue s’instaure. Et de quelle façon !

C’est au parloir, qui n’a jamais aussi bien porté son nom ! Ils sont entourés des autres détenus et de leurs relations, essayant de s’entendre parmi un brouhaha ambiant, ils vont commencer à tisser une véritable relation père-fils.

Et cette relation naissante est la goutte d’espoir sur laquelle se termine le film, quittant la prison Saint-Joseph, pour la gare, le 15 août.

Bertrand Tavernier, avec ce film s’impose déjà (il a vingt-sept ans quand le film sort) comme un grand cinéaste, maîtrisant parfaitement la technique et surtout la direction d’acteurs, soutenu alors par deux grands interprètes en haut de l’affiche, et aussi par une kyrielle de seconds rôles plus ou moins connu, sans oublier les anonymes de la ville qui donne au film un cachet authentique, à une histoire qui se passe, à l’origine, aux Etats-Unis (1).

 

Un régal à chaque visionnage.

 

  1. L’Horloger d’Everton (Georges Simenon, 1954)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #Anthony Mann
La Ruée vers l'Ouest (Cimarron - Anthony Mann, 1960)

Presque trente ans après le film de Wesley Ruggles (1931), voici la version de Cimarron (roman d’Edna Ferber), par Anthony Mann.

Yancey Cravat (Glenn Ford) est toujours un aventurier, Sabra (Maria Schell) son épouse courageuse, et l’Oklahoma est toujours à découvrir quand s’ouvre le film.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit avant tout d’une nouvelle adaptation, pas d’un remake.

Et Anthony Mann, une nouvelle fois, nous décrit un milieu de western où cette fois-ci la civilisation s’installe petit à petit.

 

Nous sommes lundi 22 avril 1889, et il est midi : les territoires de l’Oklahoma sont ouverts aux colons qui sont venus par milliers essayer d’acquérir gratuitement un emplacement de quelques hectares. Parmi eux, on trouve Yancey Cravat qui vient d’épouser Sabra : cette nouvelle aventure le tente. Mais les autres aussi guignent les meilleurs emplacements, telle Dixie (Anne Baxter) ou encore Matt Wyatt (Arthur O’Connell). Sans oublier les incontournables outlaws qui entendent bien profiter de l’endroit.

S’ensuivent vingt-cinq années qui ont marqué le pays et les gens, avec en final la première Guerre Mondiale.

 

Et les Indiens ? On n’en voit que trois : Ben et Arita Red Feather (Eddie & Dawn Littlesky) et leur fille Ruby. C’est d’ailleurs plutôt étonnant qu’il y ait aussi peu d’Indiens alors que la ville où résident les personnages principaux se nomme Osage, du nom de la tribu du lieu, et que Martin Scorsese nous a rappelé que ces Indiens ont beaucoup profité de l’or noir dont regorge cet état.

Il en est tout de même fait référence puisque Yancey est heureux d’annoncer que leurs terres sont elles aussi pétrolifères… Avec le résultat que je vous laisse découvrir si ce n’est déjà fait.

 

Mais Cimarron, c’est avant tout un homme : Yancey Cravat, aventurier qui a exercé tous les métiers avant de se fixer auprès de Sabra. Mais même heureux en ménage, il ne peut pas rester en place : il faut qu’il agisse. Et c’est ce qu’il fait tout le temps, mais pas dans le sens où l’aurait souhaité cette même Sabra, allant jusqu’à le traiter d’égoïste. Et d’une certaine façon, il l’est, à force d’altruisme. Il s’occupe de tout le monde sauf de ses proches (sa femme et son fils réellement nommé Cimarron), luttant pour les droits des autres, intervenant dans les moments critiques (prise d’otage dans une école, entre autres).

Et celle qui l’a le mieux compris, c’est Dixie, mais ce n’est pas elle qu’il aime.

 

Bref, nous sommes dans un western différent, alors que le genre est en pleine évolution. Deux ans plus tard, Ford fera ses adieux au genre dans L’Homme qui tua Liberty Valance. Ici, Mann fait progressivement disparaître cet aspect sauvage où les pistoleros sont les plus forts. Et Yancey fut l’un d’eux, dans une autre vie.  Et cette autre vie, nous ne pouvons que la deviner : Yancey répète à Sabra qu’il lui expliquera plus tard, mais ne le fait jamais : pourtant, il y eut un avant où il a (peut-être) aimé Dixie, où il a été avocat, et que sais-je d’autre.

Avec Sabra, il s’est rangé. Mais les vieux réflexes n’ont pas disparu et il possède toujours une carabine à portée de main…

 

Fut-il un desperado comme le Cherokee King (Russ Tamblyn) ? Peut-être. J’aurai même tendance à penser « certainement », mais son attitude de défenseur des opprimés contredit cette hypothèse. Encore que… N’est-ce pas par rejet viscéral d’un passé entaché qu’il essaierait de gagner une éventuelle rédemption (1) ? Par contre, il y en a un qui la gagne, sa rédemption. Là encore, si ce n’est pas déjà fait, je vous laisse découvrir qui…

 

PS : Ruée sur l’Oklahoma de Morris et Goscinny prend pour cadre ce même épisode de la Conquête de l’Ouest. Mais avec Goscinny – et le personnage de Dopey – c’est, bien entendu, une tout autre histoire…

 

  1. N’oublions pas qu’il s’agit d’un film américain.

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