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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Justin Kurzel
Assassin's Creed (Justin Kurzel, 2016)

Les Assassins étaient une secte d’obédience islamique rassemblant des gens très efficaces et très meurtriers, qui auraient tiré leur bravoure du haschich, d’où leur nom original : hashashin.
Ca ; c’est ce qu’on peut trouver sur internet.

Dans ce film, il s’agit toujours d’une secte qui protègerait un secret fondamental : la pomme originelle, celle de l’Arbre de la Connaissance du jardin d’Eden, qu’Adam et Eve auraient croquée, leur amenant une prise de conscience d’où seraient nés tous les maux de la terre.

Et donc, le libre arbitre : celui qui nous permet de faire une action, qu’elle soit juste ou non, bonne ou mauvaise.

Une équipe de scientifiques, menés par Sophia Rikkin (Marion Cotillard) et son père Alan (Jeremy Irons), travaillant en sous-main pour une autre secte (?) aussi déterminée, mais elle à retrouver cette pomme : les Templiers.

Ils pensent que cette pomme leur permettrait d’éradiquer définitivement le mal, en privant donc l’homme de ce qui fait sa force (ou sa faiblesse) : sa faculté de pouvoir choisir.

Bref, un vieux rêve des religieux de tous poils : contrôler le monde, rien que ça.

 

Bof.

Ca commence par un rapace (aigle ? faucon ? Buse ? Oui, peut-être buse…) qui vole majestueusement. C’est d’ailleurs le facteur commun de toutes les scènes du film. Mais dès ce début, nous voyons que ce rapace est virtuel (au moins dans sa conception) et cela génère un sentiment de gêne qui ira toujours en s’amplifiant : ce que nous voyons, toutes ces magnifiques images (parce qu’elles sont vraiment très belles), sont fausses. Rien ou presque n’existe. Nous sommes comme Cal Lynch (Michael Fassbender), à l’intérieur d’un processus de réalité virtuelle, les jouets de personnes mal intentionnées.

 

Assassin’s Creed, c’est d’abord un jeu vidéo* magnifique qui nous emmène dans le passé et dans des lieux historiquement symboliques (ex : le premier opus se déroule à Jérusalem en 1191 pendant la troisième Croisade), qui existe depuis maintenant plus de 10 ans (2007).

Il est toujours délicat d’adapter un jeu vidéo, et beaucoup se sont cassés les dents à essayer.

Malheureusement, il en va de même pour cette tentative.

Certes, on est cloué sur son siège par l’abondance d’actions réglées par effets spéciaux époustouflant. Mais comme je l’écrivais plus haut, le secret est rapidement éventé : tout est factice.

Sans parler de l’intrigue : un objet mythique que se disputent des sociétés selon un schéma duel manichéen. D’un côté les bons – les Templiers – qui veulent éradiquer le Mal de la surface de la terre, de l’autre les méchants Assassins qui les en empêchent. A moins que ce ne soit le contraire : les bons Assassins qui veulent empêcher les méchants Templiers d’imposer un monde ou chacun n’aura plus la possibilité de choisir… Finalement, on en revient au même dilemme que dans Orange mécanique, quand l’aumônier intervient pendant la démonstration finale de la méthode Ludovico.

Mais si le film de Kubrick (et surtout le livre de Burgess) amène un débat, ici, il n’en est pas question : on n’a pas le temps, il faut que ça bouge.

 

Alors on regarde, et on finit par s’ennuyer, car si dans le jeu*, on vit les aventures de l’assassin avec beaucoup de plaisir (je n’y ai pas joué mais je connais des gens qui l’ont testé), ici, on n’est que spectateur, donc finalement peu partie prenante de l’aventure.


Et on termine en suspens, vers une ouverture où une suite devient nécessaire…

 

* Nous retrouvons ici un jeu de plateformes mâtiné de combats où la dextérité et la souplesse sont de mise, mais où Cal (IRL) ne marche tout de même pas autant sur les murs comme son avatar in game.

 

Désolé, mon cher professeur Allen John, ce n’est vraiment pas un film pour vous.

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