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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Gangsters, #Barry Levinson
Bandits (Barry Levinson, 2001)

Joe Blake (Bruce Willis) et Terry Collins (Billy Bob Thornton) sont morts pendant ce qui fut leur dernier braquage, alors qu’ils s’attaquaient à la banque Alamo (1). Darren Head (Bobby Slayton), journaliste pour la télévision revient sur leur parcours atypique, lui qui les avait reçus la veille de leur mort.

Nous allons donc suivre les pérégrinations de ce duo criminel mais pas trop, de leur évasion jusqu’à ce dernier coup, et découvrir leur technique – imparable : ils prenaient le directeur de la banque en otage et passaient la nuit (2) chez lui avant d’aller tout rafler le lendemain matin.

Tout se passait bien jusqu’à ce qu’ils tombent sur Kate Wheeler (Cate Blanchett), qui va malmener la relation entre les deux hommes et précipiter la fin (3).

 

Encore un film de gangsters ? Oui. Les braquages ont toujours fasciné les spectateurs, voyant l’occasion de vivre un événement illégal et donc interdit à travers les personnages (4). Mais ici pas de préparation minutieuse ni de coup spectaculaire. Au contraire, la condition un brin frêle de Terry (il est surtout hypocondriaque) lui recommande d’éviter les émotions fortes. Tout est alors feutré, préparé à l’avance, certes, mais sans coup de feu, ni encore moins d’effusion de sang. Et ça marche. Un peu trop bien puisqu’ils sont bien entendu médiatisés.

La séquence emblématique de cette médiatisation est « l’attaque » de la banque de Mildred Kronenberg (Peggy Miley) qui se réjouit d’être leur « victime » mais refuse de céder, ayant compris leur système : ils ont des armes surtout pour faire peur.

 

Si les braquages sont les éléments centraux de l’intrigue, le plus intéressant reste les rapports – de tout ordre – qu’entretiennent les trois personnages principaux entre eux. Tant que Kate et absente, tout est simple : il s’agit d’une amitié virile forte née de leur séjour conjoint derrière les barreaux. Mais on peut se demander légitimement comment ces deux-là ont pu devenir amis tant ils sont dissemblables. Et c’est Kate qui donne la solution : ils sont complémentaires. C’est d’ailleurs cette complémentarité qui va amener la situation vite inextricable qui va s’installer dans le trio. Tant que Kate ne couchait qu’avec Joe, tout allait bien. Mais après avoir couché avec Terry, les choses se compliquent, et amènent un nouveau ressort comique.

 

Parce que nous sommes dans la comédie, et sans restriction comme dans plusieurs des autres films dont j’ai déjà parlés ici. Et si la situation a quelques éléments immoraux (relation à trois, criminalité), cela passe très bien : Levinson, encore une fois, sait où il va et en plus, il le fait avec la manière.

De plus, il est servi par un trio vedette formidable, chacun dans son registre. Et en plus, Bruce Willis a des cheveux, et pas vraiment courts !

Avec en prime le personnage de Harvey Bollard (Troy Garity), cousin de Joe et un tantinet limité dans sa réflexion. Encore que…

Rien n’est gratuit dans ce film et le final dans la banque prend toute sa dimension au regard du film dans son entier. Une sorte d’apothéose finale qui nous ramène à la conclusion énoncée dès le début du film.

 

Et si vous restez jusqu’à la fin du générique, vous aurez droit à un plan d'ensemble dans lequel Kate est – à mon avis – le centre de l’intérêt et amène un questionnement.

Je vous laisse donc découvrir.

 

  1. Ca ne s’invente pas. En fait, si. Nous sommes au cinéma.
  2. En VO « sleep over Bandits » (traduit par « gentlemen braqueurs » du fait de leurs manières) : le surnom qui est leur est affublé vient du fait qu’ils dormaient la nuit précédente chez leur victime.
  3. Et la morale, alors ? Pas question que les bandits s’en sortent. Enfin…
  4. Catharsis, quand tu nous tiens…
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