Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #DC Comics, #Batman, #Tim Burton, #Danny DeVito
Batman : Le Défi (Batman returns - Tim Burton, 1992)

Trois ans ont passé depuis que Tim Burton a renvoyé Batman sur les grands écrans : Gotham est toujours une ville gangrenée par le crime, Batman (Michael Keaton) doit toujours intervenir pour assurer la sécurité de ses concitoyens, et surtout, Vicky Vale (Kim Basinger) est partie !

Mais heureusement (pour nous) de nouveaux méchants sont arrivés : Max Schreck (Christopher Walken), homme d’affaires (très) louche qui veut mettre Gotham sous sa coupe (malfaisante) et un curieux personnage handicapé qui répond au nom d’Oswald Cobblepot, mais qu’on connaît surtout sous le pseudonyme du Pingouin (Danny DeVito).

 

Et autant vous le dire tout de suite, c’est bien le Pingouin qui attire toute l’attention, campé par un Danny DeVito en grande forme, maquillé avec brio par Shane Mahan (d’après la conception de Mark McCreety) et est presque méconnaissable (1). C’est en outre la première de plusieurs collaborations entre  lui et le réalisateur, avec à chaque fois des créatures différentes, qu’on n’appelle plus des « monstres ».

Et la grande différence avec le premier opus, c’est l’appropriation de l’univers de Bob Kane (2) par un réalisateur obsédé par la différence. La séquence d’introduction qui voit l’arrivée à la vie du Pingouin est dans la plus pure veine burtonienne : un décor gothique, des personnages au physique particulier (les parents d’Oswald : Diane Salinger & Paul Reubens) et qu’on enferme dans une cage. Quand à la demeure qu’ils habitent, elle n’est pas sans rappeler celle de La Famille Adams que Barry Sonnenfeld a porté à l’écran l’année précédente.

 

Mais (parce qu’il y a toujours un mais, c’est aussi là que le bât blesse : à force de s’approprier ce monde et d’en faire un univers burtonien, on arrive à un excès qui se traduit par certains jeux un tantinet outrancier : si le Pingouin est par essence exubérant, le personnage de Catwoman (Michelle Pfeiffer) en devient insupportable, et on préfère largement la (belle) prestation qu’en fera Zoë Kravitz trente ans plus tard.

Et dans l’ensemble, la bonne impression qu’avait laissé le premier film s’estompe : on ne retrouve pas la même atmosphère ni les mêmes références. Disparue la référence à Fritz Lang et son Metropolis : Gotham nous apparaît artificielle, voire en carton-pâte.

Et pourtant le budget a été doublé !

Et si l’artificialité se prêtait admirablement à son film précédent (Edward Scissorhands), il n’en va pas de même ici, et c’est bien dommage parce qu’en plus l’aspect grotesque prend le pas sur le reste et Batman devient alors un personnage presque secondaire : difficile de rivaliser avec un tel Pingouin !

 

Un dernier mot enfin. Le nom du personnage de Christopher Walken est bien sûr inspiré de l’acteur qui interpréta le formidable Nosferatu de Murnau. A l’instar de ce vampire qui aspire la vie (et donc l’énergie) de ses proies par une morsure dans le cou, il est dit ici que la réalisation de Schreck (une centrale électrique) va aspirer l’énergie de Gotham.

A son propre profit, cela va de soi…

 

PS : AU fait le titre original, c'est Batman revient. Moins vendeur semble-t-il...

  1. La taille caractéristique de l’acteur le trahit.
  2. Le créateur du Batman.
Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog