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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #DC Comics, #Batman, #Tim Burton
Batman (Tim Burton, 1989)

Un couple et leur fils s’est perdu dans les rues de Gotham City. Et à force de se perdre, ils se retrouvent out les trois dans une partie mal famée et sont inévitablement agressés : lui est frappé, elle volée et l’enfant assiste en témoin impuissant…

Mais ce n’était pas l’histoire de Bruce Wayne (Michael Keaton) : les aficionados du vengeur masqué le plus célèbre (après Zorro) en sont pour leurs frais !

Tim Burton donne le ton dès cette séquence d’ouverture : il faudra aller chercher ailleurs  Batman. Enfin pas tellement loin puisqu’il intervient et fait arrêter les deux agresseurs.

 

Si on pense de suite à la mort des parents de Wayne, ce n’est que dans le troisième tiers du film que Burton nous livre les origines de ce héros singulier : comment ses parents sont morts et pourquoi lui a réussi à survivre. Mais contrairement à Christopher Nolan treize ans plus tard, Burton ne base pas son film sur cet épisode traumatique : quand le film commence, Batman est déjà une menace pour les criminels de tous poils de Gotham City. Et bien sûr, parmi ceux-ci, il en existe des beaucoup plus redoutables que d’autres : Carl Grissom (Jack Palance) et son bras droit Jack Napier (Jack Nicholson). Tellement redoutables que l’un commence à faire de l’ombre à l’autre, mais surtout à lui piquer sa petite amie Alicia (Jerry Hall).

Pendant une opération qui tourne mal – normal, Grissom avait prévenu les policiers – Jack (1) termine dans un bain d’acide. Opéré par un chirurgien plastique, il ne peut faire mieux que lui laisser un sourire éternel : il sera le Joker.

 

Il est clair que Batman devait rencontrer Tim Burton : un héros sombre, un tantinet misanthrope et qui vit dans une grande bâtisse isolée. Et Tim Burton, qui se régale – en même temps que ses spectateurs – des ombres fait se dérouler la plupart de son intrigue la nuit, jouant à l’envi avec la lumière, rehaussée par les différentes formes architecturales que possèdent les différents édifices de Gotham City.

Cette Gotham City, d’ailleurs, n’est pas sans rappeler une autre grande ville moderne : Metropolis. Oui, celle de Fritz Lang. On y retrouve le même gigantisme ainsi qu’une teinte industrielle très prononcée. Ce ne sont que rivets et tuyaux dès que nous entrons quelque part (sauf chez Wayne : normal, sa famille n’est pas spécialement prolétaire !).

 

Et bien sûr, on retrouve une dimension fantastique dans le héros lui-même et surtout ses accessoires et autres gadgets qui le font apparaître majestueusement en battant des ailes (2).

Et comme toujours dans ce genre de film, il faut aller voir du côté du méchant : encore une fois, nous sommes servis !

Jack Napier-Nicholson est un méchant à l’allure pas fière du tout, qui bascule dans une folie criminelle (et onc meurtrière) suite à son bain forcé. On appréciera au passage le travail de maquillage de Nick Dudman qui a élaboré ce visage souriant à l’extrême. Jack Nicholson est dans son élément, un peu de cabotinage par ci, un peu de grandiloquence par là, et vous avez un psychopathe comme il faut, ou plutôt comme on pouvait l’attendre, même si à un moment son jeu outré a tendance à lasser.

 

Quoi qu’il en soit, Tim Burton réussit ici une belle adaptation des aventures du héros de Bob Kane et Bill Finger, jouant la carte du spectaculaire tout en restant dans ses thèmes de prédilection, avec une pointe d’humour qui manquera parfois aux adaptations du siècle suivant (Christopher Nolan ou surtout Zack Snyder). Par contre, le personnage du Joker sera autrement plus impressionnant sous les traits du regretté Heath Ledger (The black Knight, 2008) ou de l’extraordinaire Joaquin Phoenix (Joker, 2019).

Que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir…

 

  1. Vous avez remarqué que Nicholson interprète souvent un personnage qui s’appelle Jack (Napier, Torrance…) ?
  2. Oui, ça donne parfois un effet un brin grotesque, mais que demander à un type qui se balade masqué et en collants noirs ?
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