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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Justice, #Thriller, #Peter Hyams
Présumé coupable (Beyond a reasonable Doubt - Peter Hyams, 2009)

Oui. Il s’agit d’un remake : celui du film de Fritz Lang (1956).

Il n’empêche, Peter Hyams nous montre qu’il est capable de faire autre chose que des films avec Jean-Claude Vandamme (1).

Certes, utiliser un scénario éprouvé est un atout pour le succès d’un film, mais cela ne suffit pas. Et Peter Hyams va contrôler son film de bout en bout, assurant, outre une réécriture du scénario, les prises de vue, et une mise en scène efficace.

 

Mark Hunter (Michael Douglas) est un procureur général très en vue puisqu’il brigue le gouvernorat : il faut dire qu’en tant qu’avocat de l’Etat, il est efficace : 17 condamnations dans des affaires criminelles de suite !

Mais cette bonne série ne fait pas que des admirateurs : C.J. Nicholas (Jesse Metcalfe), journaliste d’une chaîne de télévision, y voit une manipulation voire des falsifications de preuves. Seulement voilà : on ne peut pas accuser sans preuve.

A l’aide de son collègue et ami Corey Finley (Joel David Moore), il va fabriquer de fausses preuves l’incriminant dans le meurtre d’une prostituée, gardant une trace de ttoutes ses démarches à utiliser quand l’accusation apportera ses propres preuves.

Mais quand ce moment arrive, Corey est tué et le film qui innocente Nicholas est détruit : en route vers le « couloir de la mort ».

 

Encore une fois, on trouve dans le rôle du « méchant » une star vieillissante : Michael Douglas avait déjà collaboré avec Peter Hyams dans un film à l’intrigue judiciaire (déjà aussi) vint-cinq ans plus tôt. Mais cette fois-là, Douglas était de l’autre côté.

Doit-on en conclure qu’avec le temps on devient mauvais (moralement). Quoi qu’il en soit, on le retrouve avec plaisir dans ce rôle de salaud propre sur lui, prêt à tut pour arriver tout en haut.

Face à lui, on trouve un jeune Jesse Metcalfe très convaincant, incarnant un jeune journaliste peu éloigné de sa « victime » : C.J. Nicholas a lui aussi envie d’arriver tout en haut dans son domaine et cette enquête extrême montre très bien la détermination farouche de ce jeune reporter.

 

Mais la véritable révélation, c’est Amber Tamblyn (la fille de Russ/Riff), dans le rôle d’Ella Crystal. Si le film suit C.J. jusqu’à sa condamnation, c’est Ella qui va diriger la dernière partie qui consiste à innocenter celui qu’elle aime. Elle va porter la responsabilité pour cet homme et le film par la même occasion, ce basculement relançant avec bonheur l’intrigue.

Je reste donc sur une bonne impression de ce film : normal, je n’ai pas vu la version initiale du grand Fritz.

Un bémol tout de même : la dernière réplique, prononcée par cette même Ella, n’apporte rien et a même tendance à ternir ce qu’on a pu voir avant.

 

PS : on sourira lors de l’ouverture du film puisque l’une des sociétés de production n’est autre que la RKO qui avait déjà produit le film de Lang une cinquantaine d’années plus tôt.

 

  1. Ayant déjà commis deux de ces films (1994 & 1995), il récidivera avec son suivant et jusqu’ici dernier…
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