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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #John Badham, #Mel Gibson
Comme un Oiseau sur la branche (Bird on a Wire - John Badham, 1990)

Albert Diggs (Bill Duke) arrive devant la prison : c’est aujourd’hui que Eugene Sorensen (David Carradine) en sort. Leur unique but dès ors : éliminer celui qui a permis qu’il soit incarcéré, Rick Jarmin.

Marianne Graves (Goldie Hawn), avocate d’une grande entreprise, doit se rendre à Detroit pour son travail.

A Detroit, Billy Ray (Mel Gibson) travaille comme garagiste.

A priori, ces trois anecdotes n’ont aucun rapport. Mais si on cherche dans le passé, on se rend compte que Marianne « Muffy » Graves a connu Rick Jarmin dans sa jeunesse. Quant à Billy Ray, il bénéficie du programme de protection des témoins : c’est lui Rick Jarmin.

Alors quand Marianne débarque par hasard dans sa vie, il sait qu’il doit à nouveau disparaître et contacte son référent, Joe Weyburn (Stephen « Ned Ryerson » Tobolowsky), ce sont ses tueurs qu’il avertit.

La fuite devient encore plus urgente.

 

Voilà une vingtaine d’années que John Badham a quitté le grand écran pour se consacrer au petit, et ce film se situe dans la deuxième moitié de sa carrière de cinéaste.

Certes, ce n’est pas un chef-d’œuvre absolu, mais on s’amuse beaucoup à regarder les tribulations de Jarmin et Marianne poursuivis par des tueurs patentés (Carradine & Duke ont souvent été du côté obscur), et qui bien entendu, rallument la flamme de leur amour défunt.

Le duo Mel & Goldie fonctionne très bien, et ce malgré la différence d’âge (onze ans d’écart entre les deux), le regard espiègle de Goldie atténuant cette différence.

 

J’ai une tendresse particulière pour ce film aussi pour le personnage de Jarmin qui détonne dans cette Amérique post-reaganienne où l’argent est le maître mot. Alors que Marianne, qui a épousé un riche héritier au grand dam de Rick, est foncièrement intégrée dans cette société ultra capitaliste, Jarmin conserve ses préceptes et convictions d’autrefois, proches du mouvement hippie des années 1970s. Cette opposition est très bien illustrée quand Rick rencontre un SDF qui fait la manche : Rick va prendre 100$ dans le portefeuille de Marianne (1) pour le lui donner, malgré les protestations de cette dernière, qui balance alors un argument toujours en vogue chez ces mêmes capitalistes que honnit Rick. L’argument de ce dernier est d’ailleurs tout aussi recevable, sinon plus !

 

Bref, on s’amuse, le rythme est soutenu sans tomber dans l’excès même si on peut reprocher la part vraiment minimale laissée aux deux méchants.

En effet, le duo – prometteur – Carradine-Duke n’est que très peu à l’écran, essentiellement au début et à la fin, leur histoire étant en outre contée par Rick à Marianne pendant leur explication concernant les quinze ans d’absence de Jarmin.

De même, la séquence qui les voit aller chez un caïd (avec tueurs costumés en animaux : c’est l’anniversaire de sa fille) n’a que très peu de rapport à l’intrigue. On l’aurait supprimée que ça ne m’aurait pas beaucoup dérangé.

 

Reste le duo vedette qui fonctionne à merveille et nous entraîne – facilement – dans cette comédie un brin échevelée où tout se termine – bien sûr – très bien, même si c’est dans le sang.

Alors à voir ? Oui, pourquoi pas…

 

(1) Elle n’a pas de plus petite coupure…

 

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