Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Jacques Deray, #Gangsters
Borsalino (Jacques Deray, 1970)

Des mitraillettes, des cheveux gominés, des professionnelles, Marseille, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, la musique inoubliable de Claude Bolling… C’est sûr : c’est Borsalino.

C’est un retour au film de gangster, et dans le temps. Ce sont les années 1930 dans la cité phocéenne où l’accent qui faisait le charme des pagnolades a été troqué pour un langage très terre à terre, surtout pour celui qui se faisait descendre.

 

Roch Siffredi (Alain Delon) sort de quatre mois de prison pour une peccadille (à son niveau) et trouve le milieu bien changé et sa fiancée Lola (Catherine Rouvel) aux bras d’un autre : François Capella (Jean-Paul Belmondo).

Après quelques échanges, ils deviennent amis et décident de prendre le contrôle de Marseille (rien que ça).

 

Bien que ce ne soit pas le premier film où apparaissent Delon et Belmondo ensemble, c’est tout de même la première fois qu’ils tiennent ensemble le haut de l’affiche. Il était temps pour le public qui ne rêvait que de cette rencontre qu’on peut aujourd’hui qualifier de mythique*.

Cette histoire de truands – inspirés de deux véritables caïds marseillais qui ont franchement mal tourné (si on le peut dans leur cas) – un tantinet glorifiés a pu faire grincer certains tenants de la morale. Mais il n’était pas question non plus de faire de Delon et Belmondo une paire de beaux salauds, il faut tout de même rester pragmatique et songer au box-office

 

On a donc une pègre de l’entre-deux guerres où les exactions des uns et des autres restent tout de même bien gentilles si on les compare avec un autre film de gangsters qui va sortir deux ans après : Le Parrain.

Mais on n’est pas déçu par cette intrigue musclée où la distribution est somme toute très prestigieuse, que cde soit les vedettes – Michel Bouquet, Nicole Calfan ou Julien Guiomar – ou les seconds rôles - Mario David, Lionel Vitrant (mon préféré) – on a de quoi être satisfait.

 

Alors on regarde ce film avec juste ce qu’il faut de nostalgie quand on voit les participants, mais on aurait peut-être pu attendre un peu plus de profondeur dans les personnages, même s’ils jouent avec justesse et qu’on sent tout de même une complicité entre les deux chouchous du public.

 

Mais, que voulez-vous, tout le monde n’est pas Coppola, ni servi par Mario Puzo...

 

 

* Ils ont tourné ensemble une (seule) autre fois, en 1998, pour le film de Patrice Leconte : Une Chance sur deux.

Commenter cet article
M
Delon et belmondo sont tous les deux au casting de ''sois belle et tais toi'' en 1958.
Répondre
D
Certes, mais pas en haut de l'affiche.

Articles récents

Hébergé par Overblog