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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Johnny Hines, #George Hines
Burn'em up, Barnes (George Beranger & Johnny Hines, 1921)

Johnny « Burn’em up » Barnes (Johnny Hines) est un jeune homme oisif dont la seule activité est la course automobile sur les engins de son père, le vénérable Whitney (J. Barney Sherry). Lors d’un jeu (idiot), il lui est prédit qu’il rencontrerait sa promise à Westwood (Pa.). Bien sûr il n’y croit pas du tout, n’ayant aucune envie de se retrouver dans un trou paumé.

Pourtant, le destin va le mettre sur la route de la Pennsylvanie, et surtout sur celle de la belle Madge Thompson (Betty Carpenter) qui habite… A Westwood !

 

Ce résumé succinct est très simplifié par rapport à l’intrigue imaginée par Harry L. Fraser et scénarisée par Raymond L. Schrock : en effet à l’intérieur de cette ligne principale, on trouve une poursuite en voiture, un banquier qui mène une double vie, un repris de justice qui sera repris de justesse suite à un braquage, et une prison bien singulière. Et encore, j’en oublie tant les détails foisonnent.

Johnny Hines, qui a donc coréalisé le film avec George Beranger (un transfuge de chez Griffith) était un comique de seconde zone, spécialisé dans les rôles (d’)intrépides. Son oubli actuel est aussi dû à l’écrasante prépondérance des quatre géants de la même époque : Chaplin, Keaton, Langdon et Lloyd. Mais pas qu’eux.

 

Toujours est-il qu’on comprend aisément qu’il soit tombé dans l’oubli : si son personnage est très sympathique, il n’a que très peu d’épaisseur et la complexité du scénario bride les possibilités comiques qui auraient pu être dégagées des différentes situations par les grands personnages citées plus haut.

L’intrigue n’arrive pas à se situer clairement dans un registre ou dans l’autre : on passe alors du comique au sérieux sans véritable transition, surtout avec l’apparition du personnage maléfique de l’histoire : Ed Scott (Matthew Betz). Ce personnage louche et malhonnête est le beau-frère du futur beau-frère de Johnny Barnes (1). Le tournant sérieux sera fatal au fil qui débutait pourtant sur des bases prometteuses, le personnage de Johnny s’annonçant intéressant et le ton employé étant celui de la comédie comme en témoignent les intertitres (en piteux état, parfois mêmes illisibles !).

 

Et l’intrigue se resserrant sur Johnny n’y fera rien, on a perdu le ton enjoué initial et rien ne le ramènera.

Reste alors un film plaisant certes mais tout de même très moyen où on découvrira tout de même les débuts – en tant qu’acteur – d’un cinéaste qui fera parler de lui quelques années plus tard : Richard Thorpe. Il interprète ici le rôle du futur beau-frère déjà mentionné. Deux ans plus tard, il passait de l’autre côté de la caméra, enchaînant plus de 180 collaborations alors qu’il ne fut acteur que quatre fois.

 

(1) Puisque je vous dis que l’intrigue est complexe !

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