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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Marilyn Monroe, #Joshua Logan, #Comédie
Bus Stop (Joshua Logan, 1956)

Bo (Don Murray) est un vrai cowboy. Il vit dans un ranch, comme un cowboy, parle comme un cowboy, a les manières d'un cowboy. Et c'est d'ailleurs là que le bât blesse.

Parce que question manières, tout est à faire.

il faut dire qu'il n'a jamais vraiment quitté son ranch. Alors pour Virgil (Arthur O'Connell), son mentor-tuteur-père putatif, c'est un peu gênant de se déplacer avec un tel phénomène.

Parce qu'ils sont en route pour un rodéo. Normal, pour un cowboy.

Mais Bo est un pur. Il n'a jamais connu de fille. Et quand il rencontre pour la première fois Chérie (Marilyn Monroe), c'est comme si un ange lui apparaissait.

Son nouveau but dans la vie (après le rodéo), c'est épouser Cherry (il a du mal avec le Français).

Sauf qu'on épouse pas une inconnue comme ça, surtout sans son consentement.

 

Joshua Logan nous propose ici un road movie très particulier. Si on se réfère à la définition du genre, on est à peu près dans le cadre : nous avons deux compères qui partent pour une destination presque mythique. Je dis presque mythique puisqu'ils vont à un rodéo, ce qui est tout de même du domaine cowboy. Pas de voiture non plus, seulement un bus.

Mais surtout, Bo va se lancer, malgré lui, dans une quête. Et cette quête est la plus noble, puisqu'il s'agit du grand amour.

Mais comme le dit l'histoire, ce n'est pas gagné. Car si Bo veut conquérir Chérie, il va devoir d'abord abandonner ses manières de cowboy. Mais surtout, il va devoir se comporter comme quelqu'un de civilisé : ne pas décider pour les autres et respecter leur intégrité.

Et nous assistons alors à une renaissance. D'une certaine façon, Bo quitte l'adolescence pour entrer dans l'âge adulte. Mais pour cela, il va devoir ravaler son orgueil. C'est le chauffeur du bus qui l'aidera, à sa façon. Mais une fois qu'il a touché le fond (et le sol, dans le cas présent), Bo est prêt à se relever, en homme différent. Don Murray est très convaincant en jeune cheval fou qui s'assagit.

Mais pour qu'il y ait ce passage, il faut que le prix à gagner en vaille le coup. Ce prix, c'est Chérie. Et Marilyn Monroe est une magnifique Cherry. [je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle est la cerise sur le gâteau... Hum, passons]

Mais si Chérie succombe, c'est avant tout parce qu'elle n'est pas très différente de Bo. Les manières en plus. Elle aussi vient d'un trou paumé à peine indiqué sur les cartes. Et finalement, son idée du bonheur n'est pas très éloignée de ce que lui propose - très maladroitement - Bo. Et puis c'est Marilyn, alors...

Alors on se laisse prendre par cette romance, et on s'amuse des relations entre Bo et Chérie pendant le rodéo...

En se disant que malgré tout, cette quête vers un grand amour est sans cesse à poursuivre, même quand le plus dur semble fait, ce que réalise Bo en montant une dernière fois dans le bus.

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