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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Charles Chaplin
Charlot à la Plage (By the Sea - Charles Chaplin, 1915)

Sur une plage, un homme arrive (Charles Chaplin), épluche une banane, la mange et jette la peau. Quelques secondes plus tard, il glisse dessus.

Pendant ce temps, des couples se font et se défont.

 

Sorti un peu plus de quinze jours après Le Vagabond, on est un peu déçu si on compare ces deux films. En effet, alors que le premier nous offrait la vraie naissance du personnage du vagabond, avec une histoire cohérente et des gags toujours aussi efficaces, ce film ne repose pas vraiment sur une intrigue sérieuse.

On découvre des personnages grossièrement présentés, dans des situations confuses où finalement, seuls les gags comptent.

 

On retrouve des éléments déjà utilisés (deux hommes qui se battent, le petit homme qui marche sur l’autre…) et on peut y voir aussi des esquisses de gags qui fleuriront dans des futures réalisations : la puce qui saute d’un bras à l’autre, au comptoir d’un marchand de nourriture…

Et puis il y a les chapeaux.

 

Ici, du fait du vent courant en bord de mer, les hommes ont relié leur chapeau à leur main afin d’éviter de les perdre. C’est l’occasion d’une première rencontre explosive entre un homme au chapeau de paille (Billy Armstrong) que sa femme (Margie Reiger) a laissé et notre héros. Ce qui à l’origine n’est qu’un petit incident est monté en épingle et utilisé à fond (comme souvent dans ce genre de gag) et complété par un élément extérieur (ici la bouée de sauvetage) donnant une autre dimension et amenant la bagarre inévitable.

 

Mais comme souvent dans ce genre de situation les deux protagonistes font la paix*. Ils déplacent l’histoire vers un marchand de glaces, où on retrouve un troisième homme (Bud Jamison), lui-même avec sa fiancée (Edna Purviance).

Quelques temps après, tout le monde se retrouve pour un final qui n’en est pas vraiment un, la situation méritant tout de même un prolongement plutôt que cette demi-fin.

 

De la déception donc, quand on regarde le film dans son ensemble, mais n’oublions pas que le premier but est de faire rire, et ça c’est plutôt réussi. Chaque plan, chaque élément, est prétexte à faire rire, jusqu’à la toute dernière seconde.

Mais il manque ce petit quelque chose qui fera la force des grands films de Chaplin : l’émotion, pendant indispensables aux gags futurs.

 

 

* le gag se prolonge jusqu’à l’arrivée d’un policeman (Paddy McGuire) qui fait les frais de cette échauffourée. Et comme le dit Brassens dans Hécatombe : « dès qu’il s’agit de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie »…

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