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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Joe Johnston
Captain America: First Avenger (Joe Johnston, 2011)

Une expédition polaire met à jour une curieuse structure métallique : c’est une sorte de vaisseau mâtiné d’un bombardier qui renferme à son bord un homme congelé : Steve Rogers (Chris Evans).

Voilà près de 70 ans qu’il est prisonnier des glaces.

Steve Rogers était alors connu sous une autre identité : Captain America.
Tout a commencé en 1942, alors que les Etats-Unis enrôlaient à tour de bras des jeunes hommes pour aller casser du nazi.

Parmi eux, un avorton : Steve Rogers.

 

Captain America est un personnage de l’univers Marvel qui fut avant tout créé en vue d’une propagande antinazie dès décembre 1940 (1), d’où cette intrigue en plein cœur de la deuxième Guerre Mondiale, à un moment où le rapport de forces est en train de s’inverser.

Il est clair qu’un cinéaste comme Joe Johnston – élevé au Starwars et Indiana Jones en passant par Jurassic Park III – ne peut que s’épanouir dans ce genre de film. Et c’est ce qui se passe.

Reprenant le personnage dès le début, il nous propose de solides bases pour ce personnage d’Avenger (vengeur) – le premier, nous dit le titre, mais c’est faux – aux valeurs nobles et américaines.

 

La première partie du film est à mon avis la plus réjouissante : Chris Evans, qui a abandonné sa combinaison de quatrième fantastique (la Torche Humaine) nous apparaît comme un homme et, comme chantait Renaud, « épais comme un sandwich SNCF » (Marche à l’Ombre). Il a toute l’apparence d’un petit garçon dans un monde – hostile, bien entendu – de grands. Même l’agent Carter (Hayley Atwell) le dépasse largement !

Evidemment, son enfance est rythmée par les raclées qu’il dut subir par ses pairs autrement plus forts que lui.

Bien sûr, le peu d’entraînement que nous voyons n’est pas à son avantage, mais ses qualités n’en demeurent pas moins essentielles : une intelligence contrebalançant sa faiblesse physique ainsi qu’une grandeur d’âme augmentée d’un sens du sacrifice, deux qualités qui lui vaudront d’être désigné par le docteur Erskine (Stanley Tucci), inventeur d’un sérum qui décuple les aptitudes physiques et intellectuelles.

Mais si ce sérum rend le gentil Steve invulnérable et brillant, un personnage mauvais et un peu dérangé mentalement en deviendrait un Méchant superlatif.

Et c’est là qu’intervient le docteur Johann Schmidt (Hugo Weaving), alias Red Skull (Crâne rouge).

 

Red Skull est un méchant magnifique : intelligent et cruel appartenant aux terribles armées nazies, mais à l’ambition surdimensionnée : pourquoi se contenter de l’Europe quand on peut conquérir le monde ?

Hugo Weaving endosse à nouveau le rôle du méchant, et chose amusante, le nom de Schmidt est le pendant allemand de Smith, comme le nom d’un autre méchant qu’il interpréta à trois reprises dans la trilogie Matrix.

 

Avec ce film, Johnston nous propose la genèse de ce super-héros ultra américain dont la combinaison un tantinet ridicule est aussi prétexte à gags, surtout dans la première partie du film qui le voit encourager les Américains à acheter les fameux Bons de la Défense : il ne faut surtout pas oublier l’humour inhérent aux films estampillés Marvel.

Même si la deuxième partie du film – les missions – est un ton en dessous, le déroulement des différentes péripéties est mené tambour battant avec une superbe débauche d’effets spéciaux. Un vrai régal.
Et quand le film se termine, nous faisons la connaissance d’un personnage-clé dans les futures aventures des Avengers (Steve Rogers et les autres), un homme borgne avec ce qui ressemble à un bandeau de pirate (ou de Moshe Dayan, si vous voyez qui je veux dire) : Nick Fury (Samuel L. Jackson).

Et plus important encore (?), parmi les scientifiques des Alliés, on trouve Howard Stark (Dominic Cooper), père de Tony, déjà patron de Stark Industries.

 

Et comme on est chez Marvel, si on attend patiemment la fin du générique, on a droit à une séquence supplémentaire, annonçant le prochain film…

 

 

PS : En prime, une référence anachronique à Indiana Jones. Saurez-vous la retrouver ?

 

  1. Dessiné par Jack Kirby et scénarisé par Joe Simon, arrêté après la guerre avant d’être repris par le même Kirby et Stan Lee dans les années 1960. On peut – encore une fois – apercevoir ce même Stan Lee dans le film, cherchez bien…
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