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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Rupert Wyatt, #Science-Fiction
Captive State (Rupert Wyatt, 2019)

 

Un contact a eu lieu entre la Terre et des Extraterrestres (ET).

Neuf ans plus tard, à Chicago, les ET occupent une zone souterraine interdite, pillant les ressources de la planète hôte. De plus, ils ont mis en place un système législatif on ne peut plus répressif et basé sur une surveillance totale des populations humaines à travers des implants.

Pourtant, un petit groupe – le Phénix – continue à résister.

 

L’intrigue est on ne peut plus difficile à résumer, ces quelques lignes ne prennent pas en compte toutes les données que le scénario distribue progressivement jusqu’à l’instant crucial qui fait basculer l’histoire.

Nous avons d’un côté des ET qui dirigent la Terre à travers les infrastructures existantes : la justification de cette occupation et donc de cette collaboration est la sécurité et le plein emploi.

La question, dans cette situation est la même que celle des années 1930s : doit-on aliéner sa liberté pour être en sécurité ?

Car une fois la liberté aliénée, les problèmes d’emploi ne se posent plus : ceux qui refusent sont éliminés, administrativement ou carrément définitivement.

Bien sûr, cette dérive liberticide s’applique ici à une société dystopique qui ne peut pas être la notre, hein ?

 

Le démarrage est fort étrange et peut déconcerter : la menace alien est fort diffuse au départ, mais on comprend rapidement qu’il y a antagonisme. Le saut de 9 ans nous pose devant un état de fait : comment on en est arrivé là n’est pas le plus important. Il faut surtout essayer d’en sortir.

Nous suivons alors plusieurs sous-intrigues qui vont peu à peu trouver leur place dans la grande intrigue, comme un immense puzzle dont la solution est annoncée dès le commencement (1).

 

Première sous-intrigue : Gabriel Drummond (Ashton Sanders) qui travaille au traitement des informations, et vit avec Rula (Madeline Brewer). Son frère Rafe (Jonathan Majors) a fait partie du premier groupe de résistance. Il est surveillé par William Mulligan (John Goodman), un policier au service des « Législateurs » (les ET sont appelés ainsi).

Deuxième sous-intrigue : Jane Doe (Vera Farmiga) – une prostituée (2) – a une relation privilégiée et particulière avec Mulligan. Quand il vient la visiter, elle passe Stardust sur son électrophone.

Troisième sous-intrigue : l’organisation de Phénix et son implication comme mouvement de résistance.

Il est clair que la seconde partie semble sans véritable lien avec les deux autres. Détrompez-vous, ce n’est pas gratuit : laissez-vous faire, la révélation viendra (3).

 

Ce film de Rupert Wyatt est, à mon avis très intéressant. Et pas seulement pour son intrigue. Alors qu’on retrouve de nombreux éléments déjà éprouvés dans d’autres films de ce genre, c’est bien sûr son traitement qui retient l’attention. Certes, les ET sont de forme humanoïde (4), mais ils ont un aspect assez étonnant et un langage fort complexe fait de bruitages divers indescriptibles.

L’utilisation des implants électroniques n’a rien de nouveau non plus si ce n’est sa façon de les shunter.

Non, le plus réjouissant c’est le traitement de la lutte entre ces Législateurs tout puissants et les résistant, avec comme facteur de hasard l’unité de police de Mulligan. Et comme toujours, John Goodman est impeccable. Un peu en contremploi par rapport à ce qu’on connaît, mais malgré tout magnifique.

Autour de lui, les différents interprètes sont eux aussi très convaincants et on se laisse prendre progressivement par cette histoire pas si impossible que ça.

On peut aller chercher dans le passé des correspondances. Mais malheureusement, si on regarde certains aspects de la société actuelle, on trouve des éléments communs troublants : pas besoin d’implant sous-cutané pour suivre à la trace les citoyens (5) par leur téléphone ou autre cartes bancaires, ordinateurs… Je continue ?

 

Bien sûr, la fin laisse un espoir – puisque je vous dis que ça se termine à peu près bien – mais nous sommes au cinéma…

 

 

PS : petite innovation. Comme pour les deux films cités ci-dessus, le vaisseau spatial n’a pas grand-chose à voir avec ce que nous connaissons.

 

  1. Non, je ne livre pas ici la clé de l’intrigue, je dis juste que nous avons beaucoup d’éléments en notre possession alors que le film commence mais comme pour un puzzle, il faut avant tout avoir une vue d’ensemble pour le comprendre et donc le terminer.
  2. « Jane Doe », pseudonyme évident qui est utilisé pour dénommer les anonymes féminines aux Etats-Unis.
  3. Nous sommes dans un film américain et au vu de la situation initiale, on peut parier dès l’ouverture qu’on assistera à une fin heureuse. Elle sera là, mais peut-être pas comme on pouvait l’attendre.
  4. J’attends avec impatience des ET qui ne sont pas humanoïdes, qu’ils soient amicaux ou agressifs. A part 2001, a space Odyssey ou Arrival, on en a peu en stock…
  5. Le sont-ils encore dans ce cas-là ?

 

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