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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Court-métrage, #Chronique, #Wes Anderson
Castello Cavalcanti (Wes Anderson, 2013)

De temps en temps, un météore traverse le ciel du cinéma. C'est le cas de ce court métrage de Wes Anderson (8 minutes). C'est juste ce qu'il faut à un réalisateur pour nous montrer son talent.

Ici, une village d'Italie, qui donne son titre au film.

C'est un village traditionnel d'Italie profonde, avec ses autochtones farouches, le fusil en bandoulière, partageant un verre de vin, profitant de la soirée qui s'installe. On reconnaît les mafiosi du Parrain, avec leurs casquettes, leurs fusil à double canon et leur morgue légendaire.

Nous sommes en 1955. La soirée s'installe, la musique souligne cet état de fait.

Et puis tout à coup, un élément vient perturber la tranquillité : un grondement de plus en plus fort... C'est une course automobile. Des concurrents traversent sur les chapeaux de roue (c'est le cas de le dire) ce village paisible pendant que les habitants sortent les drapeaux saluant leur exploit. Même un journaliste a réussi à prendre des photos de l'événement. Mais le temps que tout le monde réalise (surtout le spectateur), les bolides sont repartis et le village retourne à son activité paisible...

Et puis le dernier concurrent arrive, dans asa belle voiture rouge. Il négocie tellement mal le virage qu'il emboutit le Christ rédempteur du village !

 

Mais c'était un signe : c'est Jed Cavalcanti (Jason Schwartzman) un pilote dont la famille est originaire de ce village (quelle coïncidence !). Alors il est (presque) comme chez lui. Il reconnaît les parents du crû qu'on lui présente, et finalement commence à s'installer, il est de retour aux sources !

 

C'est un décor minimaliste qui permet à Wes Anderson de nous proposer ce village italien pittoresque. Les stéréotypes des années 1950 sont là : des autochtones avec fusil, un prêtre en soutane, des prototypes automobiles échappés de Michel Vaillant (premiers albums), bref, une véritable plongée dans cette période.

Et le décor ? Quelques bribes d'un grand décor, juste de quoi nous faire miroiter cette Italie rurale décrite par Coppola dans Le Parrain.

Il ne s'agit de rien d'autre que de poncifs, mais utilisés avec beaucoup de brio : on croit à cette Italie traditionnelle, férue de sport automobile et où le pilote italo-américain (?) se perd avec délectation, repoussant (une première fois...) le bus censé le ramener à sa civilisation, préférant renouer avec des racines qu'il découvre mais respecte !

 

Etonnant.

 

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