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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #B. Reeves Eason
Cornered (B. Reeves Eason, 1932)

Voilà 10 ans que Tim Laramie (Tim McCoy) est shérif. Sauvé par Moody Pierson (Niles Welch) dans une procédure policière (1), il retrouve ce dernier accusé (et emprisonné) d’avoir tué – d’une balle dans le dos – Dan Herrick (William McCall), le père de sa fiancée, la belle Jane (Shirley Grey), qui ne voulait pas de leur union.

Bien sûr, McCoy n’y croit pas une seconde, mais après l’évasion de Moody, il est désavoué et doit quitter la ville. Il en profite alors pour faire son enquête à propos de cette mort troublante et surtout pour innocenter son ami. On parle d’un certain « Laughing » Red Slaven (Noah Beery, le frère de), qui serait chef d’une bande de hors-la-loi et qui ne s’entendait pas avec Herrick.

 

Tim McCoy fait partie de ces cow-boys d’Hollywood qui ont malheureusement été oubliés avec le temps. Pourtant, il a été en activité surtout entre 1925 et 1942 et on le retrouve même une dernière fois en 1965, soit 40 ans après ses débuts. S’il n’a pas la stature d’un John Wayne ou d’un Randolph Scott, il n’en demeure pas moins un archétype de shérif, dont le sens du devoir est la première des qualités. Il y a dans ce personnage une droiture et une efficacité qu’on retrouve – rien d’étonnant à cela – dans un personnage de bandes dessinées des plus célèbres : Lucky Luke.

Il est clair que Morris a été inspiré par les westerns hollywoodiens (2) de son enfance (et d’après) et le personnage interprété par McCoy rassemble beaucoup de ses qualités : le sens du devoir, l’honneur, la loyauté et la fidélité, avec une bonne rapidité à dégainer (3).

 

Bien entendu, Slaven est le méchant qui a abattu le père de Jane, et Noah Beery campe une nouvelle fois un méchant fort acceptable, dont le rire puissant contribue à faire de lui un personnage antipathique : il est arrogant et sûr de lui (l’un va rarement sans l’autre), sans pitié ni compassion pour ses ennemis et même ses « amis » (4). Un affreux, quoi.

 

Pour le reste, c’est un western qu’on qualifiera de classique, où le manichéisme fonctionne à fond avec ces deux archétypes (Laramie & Slaven). On a tous les ingrédients nécessaires pour un beau western : paysages naturels, poursuite à cheval, duel final…

Et pour ajouter à l’analogie luckylukienne, on notera une fin qui inspirera Morris (et ses scénaristes) : une fois les problèmes réglés, Laramie s’en va vers d’autres aventures, laissant ceux qu’il a aidés dans leur nouvelle vie. Certes, le soleil ne se couche pas, mais l’impression reste la même.

 

Dernier détail emprunté par Morris : le cheval de Tim Laramie ressemble beaucoup à Jolly Jumper, la parole en moins, évidemment (voir ci-dessous)…

 

  1. Poursuite et arrestation de desperados.
  2. Pléonasme, non ? Les westerns n’étaient pas vraiment l’apanage des autres productions cinématographiques mondiales…
  3. Non, Tim Laramie ne tire pas plus vite que son ombre. Tirer plus vite que ses ennemis est suffisant.
  4. Moody, en fuite, s’est rallié à sa bande.
Cornered (B. Reeves Eason, 1932)
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