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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Jon Favreau, #Western, #Science-Fiction
Cowboys and Aliens (Jon Favreau, 2011)

 

J’avoue qu’à sa sortie, le titre m’a intrigué. Encore une déclinaison d’Alien après Aliens vs Predator en 2004.

Mais en fait non.

C’est un western, mais avec des aliens.

Et c’est là qu’est tout le sel du concept, et donc du film : pourquoi les Aliens auraient-ils décidé de venir nous visiter dans un futur plus ou moins proche, voire seulement pendant l’expansion du communisme ?

C’est donc un western et on retrouve quelques thèmes connus ainsi que des paysages grandioses à perte de vue, mais dans le même temps, c’est aussi un film de science fiction, où on a une histoire de vaisseau spatial et d’envahisseurs aux visées on ne peut plus matérielles : trouver de l’or.

Bref, une rencontre au sommet entre deux genres spectaculaires, surtout dans le cinéma américain : l’Ouest et son essor d’un côté – le passé – et cette technologie très avancée – le futur. De plus, le choix de Daniel Craig et Harrison Ford assure à lui seul le succès du film.

 

Jake se réveille brusquement au milieu de nulle part, un étrange bracelet au bras gauche. Il a perdu la mémoire, mais se rend rapidement compte qu’il est rompu au combat.

Il arrive alors à Absalom (Nouveau-Mexique) où il est rapidement identifié : il s’appelle Jake Lonergan et est recherché pour différents méfaits dont l’attaque d’un fourgon transportant de l’or (on y revient).

Mais sur le point de partir se faire juger, il est pris dans une attaque par des OVNI (ce terme n’est absolument pas usurpé dans cette situation) et rapidement la donne change : qu’importe la justice, il va falloir s’occuper de ces importuns.

 

Jon Favreau, qui sort des deux premiers Iron Man, est un habitué des films à (grand) spectacle. Dans ce curieux film, il s’en donne à cœur joie, mêlant d’une certaine façon l’un des genres fondateurs du cinéma (le Western) et l’avenir, avec – et c’est là qu’est le talent – une magnifique utilisation des codes des deux genres cinématographiques : c’est une série de clins d’œil (hommages ?) au western ainsi qu’aux films de SF.

On retrouve un peu de Rio Bravo (et les deux autres films de la trilogie hawksienne) dans cette histoire de shérif (Keith Carradine) qui a l’intention d’amener le fils du plus riche éleveur du pays, malgré la mainmise de ce dernier sur la ville ; ou encore la séquence finale qui voit le héros repartir pendant que la ville s’agrandit comme chez Sergio Leone (Il était une Fois dans l’Ouest) et bien d’autres moments encore.

Et du côté SF, les Aliens de l’intrigue nous rappellent bien sûr celui de Ridley Scott, et la première véritable apparition des soucoupes volantes (qui n’ont bien sûr pas la forme de soucoupes) n’est pas sans rappeler l’arrivée du vaisseau amiral dans Rencontres du troisième Type.

 

Au final cela nous donne un film astucieux et très plaisant où deux grandes idées surnagent :

  • c’est de la différence que naît la richesse : les différents participants à la chasse aux étrangers, outre des cowboys un tantinet aguerris, on trouve un pasteur qui sait se servir d’un fusil (Clancy Brown), un docteur (Sam Rockwell), un jeune garçon (Noah Ringer), un chien, et bien sûr, une jolie femme aux yeux magnifiques (Olivia Wilde) mais aux origines plutôt obscures.
  • L’union fait la force : alors que traditionnellement (jusqu’aux années 1960s, donc) les Indiens et les cowboys sont ennemis farouches, et ici, une alliance se fait entre ces deux peuples, et ce malgré les idées originellement réactionnaires de Woodrow Dolarhye (Harrison Ford) ; de plus la bande de pillards dirigée par Jake s’invite à la curée, amenant une autre alliance, bienvenue dans ce combat pour la survie de l’espèce (rien que ça !).

 

Bref, c’est un film absolument réjouissant où la description de cet Ouest mythique est à la hauteur des espérances : la séquence dans le saloon est un passage obligé très bien rendu où on y trouve des musiciens qui s’effacent – avec les autres occupants du lieu – quand les choses se gâtent, amenant le point de suspension pendant lequel le temps s’arrête, juste assez pour annoncer une scène cruciale avec coups de poings et/ou coups de feu.

Sans oublier le courage de tous les protagonistes « Terriens » qui ne fuient pas en hurlant comme on peut le trouver habituellement lors d’une invasion extraterrestre.

C’est normal, nous sommes dans l’Ouest sauvage !

 

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