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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinema, #Thriller, #Marcel Landenegger
Manipulation (Deception - Marcel Landenegger, 2008)

Jonathan McQuarry (Ewan McGregor) est un homme insignifiant.

C’est un homme soigné, la raie bien coiffée à gauche et passionné de chiffres. Normal, il est inspecteur des finances de grosses entreprises.

Comme son temps est précieux et sa tâche bien lourde, il est souvent le dernier à occuper les bureaux, travaillant à son rapport, pendant que les employés de ménage en ont aussi, des rapports, mais pas de la même nature. Plus physiques.

Alors quand un soir il rencontre Wyatt Bose (Hugh Jackman) – jeune, beau, sympathique, sûr de lui, bref cool comme savait l’être McQueen ou Newman – et que ce dernier reste discuter avec lui en fumant un joint, il a l’impression que sa vie bascule : Wyatt a réussi à lui transmettre un peu de sa « cool attitude ».

Dès lors donc, la vie de Jonathan bascule vers des soirées festives dans des lieux inimaginables avant leur rencontre.

Après un déjeuner sur le pouce dans Central Park, Wyatt prend par mégarde le portable de Jonathan. Ce dernier reçoit un appel l’appelant à rejoindre un club sexuel anonyme, rencontrant régulièrement des femmes en quête de rapports (encore une fois) avec des partenaires d’un soir…

Mais Wyatt a-t-il vraiment échangé les portables par mégarde ?

 

C’est une intrigue un tantinet compliquée que nous propose Marcel Langenegger accentuée par la traduction/adaptation du titre français : manipulation pour deception.

Oui, il y a bien manipulation. Mais on aurait aussi pu mettre un S au titre français, tant le nombre de personnes manipulées est grand : outre Jonathan, ce sont avant tout les spectateurs qui se rendent compte de la « supercherie » (1).

 

Mais si le titre français ne laisse planer aucun doute : si le titre original laissait une place au double sens – la « déception » (2) ou la supercherie – le terme de manipulation va bien au-delà du sens original. Transformer à ce point le titre induit une information supplémentaire, le spectateur s’attendant à cette manipulation dès l’apparition de Wyatt, prédateur implacable de cette proie facile qu’est Jonathan : un homme insipide – à première vue – facilement séduit par un homme aussi charismatique.

 

Malgré tout, la supercherie fonctionne et la « déception » possible ne se produit pas – de mon côté en tout cas – et on avance en même temps que chacun des deux protagonistes, pensant à chaque fois avoir un coup d’avance l’un sur l’autre.

Et quand le basculement final (3) se produit, on ne peut s’empêcher de sourire : nous aussi avons été un peu dupés.

 

Au final un film sympathique servi par un duo convaincant et convaincu. Pas révolutionnaire. Sympathique.

Il en faut aussi.

 

  1. Autre traduction possible de deception.
  2. De qui ? Par rapport à quoi ?
  3. Pas l’affrontement final, attention !

 

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