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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Peter Berg, #Catastrophe
Deepwater Horizon (Peter Berg, 2016)

Il n’y a pas à dire : les Américains savent faire des films catastrophes !

Et ça ne date pas d’hier : dès l’époque du muet, on avait déjà eu le fameux tremblement de terre de San Francisco de 1906, entre autres, et régulièrement, Hollywood nous gratifiait d’une nouvelle catastrophe impressionnante, avec plus ou moins de réussite.

Quoi qu’il en soit, ce Deepwater fait partie des plus impressionnants.

Certes, on ne retrouve pas l’aspect symbolique d’un Titanic (celui de Cameron, cela va de soi) ou le charisme porté par les deux géants de Towering Inferno, mais on se laisse prendre au jeu avec beaucoup de plaisir et aussi un peu d’émotion, sinon ça ne peut pas marcher.

 

Encore une fois, il s’agit d’une base véridique : l’accident du Deepwater Horizon (le titre original), une plateforme de prospection pétrolière de la British Petroleum dans la nuit du 20 avril 2010, amenant une marée noire sans précédent aux Etats-Unis, et surtout causant la mort de 11 personnes (1).

Nous suivons donc Mike Williams (Mark Wahlberg), le chef électricien, lors de ce qui devait être le dernier jour de travail sur cette plateforme (2).
Et dès le départ, on sait que ça va foirer : les techniciens venus vérifier tous les aspects de la sécurité repartent – rappelés par BP, vous comprenez, ça coûte de l’argent ces choses-là – sans avoir fini totalement l’inspection.

Et bien entendu dans ces cas-là, c’est là qu’a lieu l’incident qui entraîne l’immense catastrophe.

Et l’incident, on l’a dès la séquence d’ouverture : un rivet (un boulon ? une vis ? difficile à dire) se détache de la chape de béton au fond de l’eau, là où a été coulée la plateforme de forage.

 

A partir de là, on attend la catastrophe.

Pourtant tout allait bien, jusqu’à la période des tests, qui ne sont pas complètement concluants : des plans de coupe nous aiguillent vers les dysfonctionnements, et on ne peut se retenir de penser que ces « responsables » de la BP – Vidrine (John Malkovich, toujours magnifique, même en salaud) & Kaluza (Brad Leland) – ne le sont décidément pas, lissant, comme d’habitude primer les intérêts financiers.

La dernière séquence – juste avant le générique de fin – nous permet, grâce à de véritables séquences du procès, de voir que ces deux personnes, après avoir été accusées de forfaiture ont été relaxées.

Décidément, la justice est parfois bien capricieuse.

 

Mais au-delà des suites pénales, c’est tout de même un film extrêmement spectaculaire qui nous est proposé ici. Et deux des principales têtes d’affiche n’en sont pas à leur premier film catastrophe : Mark Wahlberg a déjà essuyé la tempête dans The perfect Storm et Kurt Russel de beaux incendies (déjà) dans Backdraft. Tous deux mènent avec courage cette épopée, épaulés par Gina Rodriguez qui interprète Andrea Fleytas, la seule femme de la plateforme.

La première heure du film nous montre comment fonctionne une plateforme de prospection, dans ses moindres détails. Et Peter Berg construit cette première partie comme un film documentaire, balayant les différents points d’activité et les relations entre les travailleurs du lieu. C’est une journée presque comme les autres qui commence, si ce n’est le dernier jour sur cette base.

Ensuite, tout part en vrille. Magnifiquement (3).

 

Par contre, Berg monte graduellement la pression – c’est vraiment le cas de le dire ici – et souligne chaque petit élément qui va faire pencher – irrémédiablement – la balance.

Ensuite, la plateforme se transforme en brasier géant avec une débauche d’effets spéciaux impressionnants, donnant raison à ces hommes  qui, quand tout allait bien, appelait l’endroit « le Puits de l’Enfer ».

Bien sûr, cela devient dantesque.

Ca explose de partout, le ciel s’embrase, c’est une catastrophe absolument totale, magnifiquement filmée et surtout montée : malgré la tentation du sensationnel (4), ce n’est pas une déferlante de plans surmultipliés comme on peut toujours en voir dans d’autres productions plutôt sur-humaines, si vous voyez ce que je veux dire…

Mais surtout, malgré l’ampleur de la catastrophe, on reste toujours au niveau des humains. La caméra est presque toujours au milieu de l’action, suivant les différents destins plus ou moins tragiques qui ont émaillé cette catastrophe.

 

Bien sûr, comme c’est un film américain, on ne passe pas à côté de la dimension religieuse et on a droit à une prière par les rescapés sur le bateau de secours.

Mais si Dieu avait été de la partie, aurait-il relaxé les deux « responsables » ?

 

 

  1. Ces victimes sont citées deux fois dans le film : la première quand le chef de la plateforme fait l’appel des survivants, la seconde avant le générique de fin, avec en plus des photos les représentant, la plupart du temps en famille.
  2. Malheureusement, ce fut réellement le dernier jour.
  3. Hélas.
  4. Rassurez-vous, il y en a un peu quand même…
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