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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Fritz Lang

Deuxième volet de la légende allemande, l’histoire débute après la mort de Siegfried. Kriemhild veut châtier l’assassin de son mari, Hagen Tronje. Mais les Burgondes ne veulent pas le lui donner, lui, le fidèle d’entre les fidèles.

Alors Kriemhild s’en va, répondant favorablement à la demande de mariage de Attila (Rudolf Klein-Rogge, méconnaissable)

Mais c’est surtout en pensant qu’il sera facile d’utiliser Attila pour se venger de ses frères et de Hagen.

Plus tard, elle met au monde un fils et en profite pour faire inviter les Burgondes à célébrer le solstice avec Attila et elle.

Ces frères acceptent, et nous savons alors que ce solstice sera leur dernier.

Cette deuxième partie est placée sous le signe du combat. Il s’agit d’un film sombre, aussi sombre que l’âme de Kriemhild. Il n’y est question que d’honneur, mais cela entraîne un carnage démesuré.

Hagen y est encore une fois méprisable – il tue l’enfant de Kriemhild et Attila – et les Burgondes s’obstinent dans la protection du félon.

Finalement, de la légender grandiose commencée avec Siegfried, ne reste que le côté noir : la mort est omniprésente. Tout se règle par la violence. Plus rien n’est noble, depuis le lâche assassinat de Siegfried. C’est le côté obscur qui l’a emporté. Et au milieu de tout ça : Attila. Il n’est que le jouet de Kriemhild. Il lui obéit car il a juré, mais il n’est pas d’accord.

Et quand tout est terminé, qu’a-t-il gagné ? Rien. Au contraire : la plupart de ses guerriers sont morts, son palais est détruit, et sa femme – qui n’a jamais aimé que Siegfried – est morte.

Le rythme de cet épisode est un peu plus soutenu du fait des scènes de bataille. Mais la grandeur initiale est toujours là. Il est aussi intéressant de comparer les Burgondes et les Huns. Les Burgondes habitent un grand château austère alors que les Huns vivent dans ce qui ressemble à des huttes. Les Burgondes portent armures et grandes robes alors que les Huns sont vêtus de peau de bête. Tout les oppose, s’il n’y avait Kriemhild. Les Huns, qui sont plutôt primitifs ont finalement déteint sur Kriemhild. Elle renonce à la grandeur burgonde pour devenir à son tour une barbare assoiffée de sang.

Il est clair que le film repose sur les épaules de Margarete Schön, qui campe une Kriemhild aux yeux bleus et froids à la poursuite exclusive de sa vengeance. Mais à quel prix…

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