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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Cape & épée, #Donald Crisp, #Douglas Fairbanks, #Zorro
Don X, Fils de Zorro (Don Q, Son of Zorro - Donald Crisp, 1925)

Trente ans ont passé, Don Diego de Vega (Douglas Fairbanks) a eu un fils Don Cesar (Douglas Fairbanks) qui est parti se former en Espagne, terre de ses ancêtres.

C’est un jeune homme bien bâti, courageux et bon chanteur, et surtout habile avec son fouet.

C’est cet instrument qui lui permet de devenir le protégé de l’Archiduc Paul (Warner Oland), et l’ennemi numéro 1 de l’officier de la Reine (Stella de Lanti) : Don Sebastian (Donald Crisp).

De plus, il fait la rencontre de la belle Dolores de Muro (Mary Astor), que ce même officier convoitait. Bien sûr, il tombe amoureux d’elle et va la souffler à son rival.

Sauf que ce rival est un infâme : il va tuer l’archiduc et faire accuser Don Cesar.

Ce dernier entre dans la clandestinité espérant laver son honneur.

 

Bien que Zorro soit mentionné dès le titre, il faut attendre longtemps avant que ce dernier entre en scène et le dernier quart d’heure pour le voir de pied en cape, accompagné de son fidèle et muet serviteur Bernardo (Tote Du Crow).

Mais ces deux personnages ont vieilli : les cheveux sont gris et les traits marqués. Pour le reste, ils sont identiques à eux-mêmes, toujours alertes et prêts à en découdre.

 

Mais le vrai héros est bien sûr Don Cesar, qui est tout à fait le fils de son père, ce qui est un peu normal vu que c’est Douglas Fairbanks qui interprète les deux.

On a alors droit à la rencontre entre ces deux hommes, vers la fin, mais sans jamais se toucher avec les deux visages visibles : quand ils s’embrassent, on ne voit qu’un seul visage, l’autre est de dos. Qu’importe, on a la réunion et c’est tout ce qui compte.

 

A nouveau, nous avons des méchants plutôt réussis : outre l’infâme Sebastian, on suit l’ascension d’un personnage fourbe et menteur, Fabrique Borusto (Jean Hersholt). Encore une fois, Hersholt est un méchant crédible, dont l’obséquiosité a d’égale la fourberie. C’est un devoir alors pour le spectateur de détester un tel personnage.

L’union entre ces deux hommes – forcée, Fabrique fait chanter Sebastian – est des plus réussies et leur élimination n’en devient que plus méritée.

 

Ce deuxième opus des aventures (éloignées) de Zorro est des plus réjouissants. On avait aimé le premier pour la découverte de ce nouveau personnage de justicier, on ne peut qu’aimer ce second volet.

En effet, on y retrouve les traits principaux du Renard – sans le masque – mais d’une certaine manière on retourne à la source de cette famille : les ruines du château des ancêtres. On peut admirer à cette occasion de très beaux décors de ruines qui servent pour l’explication finale – la bagarre, quoi !


Certes, le niveau du film n’atteint pas d’autres productions où apparaît Douglas Fairbanks, mais la présence de Donald Crisp derrière et devant la caméra donne une autre teinte : la place belle est faite aux acteurs. Fairbanks brille, bien sûr, mais Hersholt est à nouveau magnifique dans un rôle d’infâme et la jeune Mary Astor (19 ans, mais sur les écrans depuis plus de quatre ans), après avoir donné la réplique à John Barrymore (dans Beau Brummel, rien que ça), se retrouve aux côtés d’une autre grande figure du muet (si ce n’est la plus grande), dans une scène de rencontre dans le même esprit espiègle des prestations de Fairbanks.

 

Alors oui, on s’amuse encore une fois grâce à ce petit film réjouissant : n’est-on pas au cinéma pour ça ?

 

 

PS : pourquoi Don X. (Don Q. en VO) ? La réponse dans le film.

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