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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #John Emerson, #Douglas Fairbanks
L'Ile du salut (Down to Earth - John Emerson, 1917)

Le duo Fairbanks-Emerson est de retour, et en pleine forme (normal, vu l’intrigue).

Ensemble, ils ont concocté ce petit film (71 minutes) où les spectateurs se sentent (presque) aussi bien que les interprètes.
Mais reprenons.

 

Bill Gaynor (Douglas Fairbanks) et Ethel Forsythe (Eileen Percy) se connaissent depuis l’enfance. Ils ont grandi ensemble, et bien sûr, se sont chamaillés plus d’une fois. Mais maintenant qu’ils sont adultes, Bill a bien compris qu’Ethel était la femme de sa vie, et il voudrait bien l’épouser. Mais Eileen est une orgueilleuse et les chamailleries continuelles l’ont dissuadée d’épouser Bill. Elle préfèrerait passer sa vie avec Charlie Riddle (Charles K. Gerrard), une longue vie mondaine de réceptions et de fêtes sans lendemain.

Pendant que Bill parcourt le monde pour oublier Ethel, elle a un avant-goût de cette existence riche et oisive. Mais cette vie est usante et Ethel craque : elle est internée à la clinique du docteur Jollyem (Gustav von Seiffertitz), au milieu d’autres pensionnaires un tantinet trop écoutés plutôt que soignés. Qu’importe, Bill revient et achète la clinique et ses patients : il les emmène en croisière mais ils se retrouvent naufragés sur une île déserte…

 

Situé juste après Wild & Woolly, ce film est à nouveau l’occasion de démontrer les qualités athlétiques de Douglas Fairbanks. Mais sans pour autant y retrouver son côté bondissant (1). Mais on comprend vite qui est dans le vrai entre Eileen qui se laisse aller, fume et boit pour tenter (mollement) de sortir de sa dépression et Bill qui enchaîne les prouesses (escalade de glacier, expédition dans la jungle)…

Aussi la prise en main des différents pensionnaires de la clinique (sanatorium) ne peut-elle que s’accomplir dans l’exercice. Et l’exercice est aussi pour le spectateur qui va muscler avec plaisir ses zygomatiques. Le traitement du « docteur » Gaynor est profitable pour les patients et ceux qui les regardent.

 

Ces patients, d’ailleurs, ne sont pas épargnés par le scénario qui en plus les affubles de patronymes en rapport avec leur (pseudo) affection : Fuller-Jermes (Ruth Allen) une hypocondriaque), A.D. Speptic (Herbert Standing) ou encore Gorden Jinny (Fred Goodwins). Sans oublier le chef premier du sanatorium, Jollyem qui pourrait se traduire par « Réjouis-les ».Et on sent que tout le monde s’amuse dans cette comédie, Fairbanks le premier. Il faut dire que son traitement de gymnastique appliqué à cette bande de « Ladies & Gentlemen » (comme ils se nomment eux-mêmes) a de quoi réjouir : c’est foutraque, c’est ridicule, c’est tout ce que vous voulez, mais surtout, c’est très drôle.


Bref, rien de très sérieux dans cela, si ce n’est l’amour de Bill pour Ethel. Parce que tout ça, c’était avant tout pour qu’ Ethel se rapproche de Bill. Et bien entendu, ça marche !

Que ne ferait-on pas par amour ?

 

  1. Il est tout de même grimpé à un grand arbre et s’y meut avec aisance. On est Douglas Fairbanks ou pas.
  2. Respectivement « Pleine de germes », « Dyspeptique » quant au troisième, on reconnaît une marque d'alcool de genièvre toujours d’actualité…
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