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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Joseph Ruben, #Fantastique
Dreamscape (Joseph Ruben, 1984)

Tout le monde rêve (1). Même le président des Etats-Unis.

Mais ce dernier fait plutôt des cauchemars. Enfin un seul : il rêve qu’il a déclenché le cataclysme atomique et que les survivants viennent lui demander des comptes…

Heureusement pour lui, il existe une organisation qui traite les cauchemars de ses patients, introduisant un télépathe qui aide les patients à affronter et détruire leurs phobies.

Cette institution est dirigée par Paul Novotny (Max von Sydow) où il est épaulé par le docteur Jane DeVries (Kate Capshaw, qui n’est pas encore madame Spielberg), qui voudrait engager un ancien patient : Alex Gardner (Dennis Quaid). Ce dernier accepte, convaincu du bien-fondé de la méthode.

Sauf que par derrière, le financement a été assuré par Bob Blair (Christopher Plummer), qui est aussi rattaché à la CIA…

 

Bien sûr, si cette méthode ne posait pas problème, le film serait moins intéressant.

Pourtant, Joseph Ruben nous propose un petit film divertissant, une espèce de gourmandise qu’on s’accorde le temps d’un film. Et la distribution étant aussi alléchante, il n’est pas question de bouder ce petit plaisir : Dennis Quaid sur une pente ascendante, Max von Sydow, Christopher Plummer ou encore la belle Kate Capshaw, excusez du peu.

Bien sûr, les effets spéciaux sont un tantinet grossiers, mais pas plus que d’autres films de la même période, et cette intrigue improbable est exposée par des acteurs convaincus.

 

Le film se décompose en deux parties. La première est une sorte d’exposition de la méthode et des possibilités qu’elle offrirait à un télépathe comme Alex. Ce dernier commence n’est pas très emballé d’un prime abord, mais comme Novotny lui fait une proposition qu’il ne peut pas refuser, il accepte.
On voit alors Alex pénétrer dans des rêves et même aider un jeune garçon (Cory « Bumper » Yothers). Chose notable : le garçon est « délivré » pile à la moitié du film.

La seconde voit alors Blair révéler ses cartes : ses intentions ne sont certainement pas louables, son intérêt se focalise sur l’utilisation offensive qu’on pourrait en faire.

Bien sûr, Blair est le méchant de l’affaire, aidé par un autre télépathe doué : Tommy Ray Glatman (David Patrick Kelly), qui n’est pas que télépathe, il est aussi PSYCHOpathe.

 

Rassurez-vous, le Bien l’emporte à la fin, avec une séquence de résolution très bien ficelée, du point de vue des décors et des maquillages (parfois un peu outranciers, mais n’est pas Lon Chaney qui veut).

De plus, Kate a de très beaux yeux, ce qui ne gâche rien.

Christopher Nolan a repris cette idée de voyage dans les rêves avec Inception. Bien sûr, la technique est beaucoup plus sophistiquée et les effets numériques impeccables, et une dimension scientifique plus étoffée. Mais le principe reste le même

Malgré tout, je trouve quand même un certain charme au film de Ruben.

 

J’oubliais : la première partie est truffée de clins d’œil à Hitchcock : on découvre le nom de l’université dans laquelle se trouve un espace au nom familier des fans du cinéaste, et on est obligé de penser à Spellbound au rêve cinématographique devenu culte…

 

 

(1) Sauf Fernand Naudin : il n’a pas le temps.

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