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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Steven Spielberg
E.T. l'Extra-Terrestre (E.T. the Extra-Terrestrial - Steven Spielberg, 1982)

Cinq ans après Rencontres du troisième Type, Spielberg revient à la science fiction, réalisant une sorte de complément à ce film précédent.

Mais depuis ce film, beaucoup de choses ont évolué au cinéma, et surtout l’accueil des extra-terrestres : des humains vers eux et d’eux vers les humains.

En effet, d’un côté George Lucas et surtout Irvin Kershner proposaient le deuxième opus d’une saga au succès phénoménal – Star Wars – et où les extra-terrestres étaient légions, qu’ils soient bons ou mauvais ; de l’autre Ridley Scott avait quant à lui lancé ce qui allait devenir une autre saga à succès – Alien – où l’extra-terrestre n’avait absolument aucune bienveillance envers les humains.

Spielberg se retrouvait donc au milieu de deux autres gigantesques films.

Et c’est là qu’est arrivé E.T.

 

E.T. est avant tout un extra-terrestre inspiré de ceux qui apparaissaient à la fin des Rencontres. Mais si ces derniers comme objectif de prendre contact avec les humains, ici le contact est fortuit : E.T. se retrouve abandonné sur la Terre suite à l’intervention de scientifiques à la recherche d’extra-terrestres. Dans sa fuite, il pénètre chez Elliott (Henry Thomas) et tous deux vont rapidement s’apprivoiser, jusqu’à ne faire plus qu’un.

 

Au début, on dit que Spielberg voulait faire un film plus noir où les ET n’étaient pas spécialement amicaux. On dit aussi que Truffaut (Lacombe dans Rencontres) lui aurait suggéré la découverte par les enfants.

On dit beaucoup de choses, donc, mais l’une d’elle est certaine : transposer le contact auprès des enfants fut très certainement la meilleure idée.

 

En déplaçant le public confronté à cette créature étrange visiblement venue d’une autre planète, Spielberg ne fait qu’aller un peu plus loin dans ce qu’il avait fait dans Rencontres.

En effet, dans ce premier film, les deux personnes qui eurent un véritable contact privilégié avec les ET étaient d’un côté un enfant (Barry – Cary Guffey) et de l’autre un adulte qui ne s’assumait pas (Roy – Richard Dreyfus).

Alors il est tout naturel que ce soient des enfants qui s’occupent de la créature. De plus, une fois le choc de l’apparence passé, les relations se font naturellement : nul sentiment de défiance amenant la violence comme on peut en voir chez les adultes.

D’ailleurs, quand les adultes – en tant que tels, je mets la mère (Dee Wallace) de côté – arrivent chez Elliott, c’est en formation d’attaque. C’est une véritable armée (de scientifiques et de policiers) qui arrivent : on a ceux des marcheurs qui poussent un immense tuyau (les fantassins), suivis par des voitures de police (les blindés).

 

Avec ce film Spielberg s’ouvre aux enfants. Ces films précédents, s’ils en comportaient n’avaient pas d’enfant comme véritable cible. Avec E.T., Spielberg montre qu’il est capable de s’adresser à tous les publics. C’est sûr qu’un tel film ne laisse pas indifférent.

J’entends parfois dire – avec dédain – que Spielberg a basculé dans le film pour enfant.

Je c rois surtout que ces gens n’ont pas compris que pour apprécier pleinement le cinéma, il fallait garder une part d’enfant en soi. En effet, au vu des intrigues plus ou moins vraisemblable voire parfois carrément improbable, garder un esprit d’adulte ne peut pas aider à aimer le cinéma. Nous n’allons pas au cinéma pour voir ce que nous connaissons ou vivons (1). La part de rêve et de catharsis est la première raison d’être du cinéma.

Si on se déplace pour voir un film en essayant de traquer la vérité, on est presque toujours déçu. Par contre, si on accepte d’être emmené dans un univers plus ou moins connu où il se passe des choses plus ou moins vraies (2), alors la magie développée par tous les pionniers (Méliès, Porter, Griffith, etc.) et les autres après eux prend toute sa dimension et comble le spectateur (3).

 

Alors oui, Spielberg s’est tourné vers le cinéma pour enfant. Ou plutôt, il a rendu son cinéma universel : les adultes et les enfants s’y retrouvent, chacun à son niveau.

Et en cela, il suit la route des très grands qui ont filmé avant lui. Et il n’est pas près de la quitter.

 

 

  1. J’en connais quand même qui le font…
  2. Sans obligatoirement tomber dans l’absurde ou l’irrationnel, encore que…
  3. Cela peut aussi amener de « mauvais » films. Mais aimer ou non un film, c’est avant tout une question de goût.
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S
Bonjour, personnellement j'ai vraiment aimé regarder ce film de Steven Spielberg. J'étais encore une enfant la première fois que je l'ai vu et j'étais émerveillée. Je pense qu’il faut avoir l'esprit ouvert pour apprécier E.T. l'Extra-Terrestre.
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