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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Steven Soderbergh
Erin Brockovich (Steven Soderbergh, 2000)

La vie n’est pas simple quand vous êtes une femme seule, avec trois enfants issus de deux maris qui se sont sauvés : en plus de les élever, vous devez travailler afin au moins de les nourrir. Mais quand on les a eus (trop) tôt, avoir un travail stable et bien payé relève de la gageure. Si en plus d’essuyer refus sur refus, un type riche (il roule en jaguar) vous rentre de dedans et vous blesse et que votre avocat n’arrive pas à vous faire obtenir gain de cause, vous vous pouvez vous dire que la vie est bien injuste.

C’est un (gros) peu ce qui arrive à Erin Brockovich (Julia Roberts, magnifique). Quant à son avocat, Ed Masry (Albert « Big Fish » Finney), il va peut-être regretter d’avoir croisé le chemin de cette drôle de cliente.

En effet, alors qu’il ne répond à aucun de ses appels, elle décide de s’imposer à lui et se fait donc engager comme assistante.

Mais bien sûr, il ne va pas le regretter.

 

Si cette présentation possède un caractère un tantinet primesautier, il ne faut pas en conclure que nous avons ici un film léger. En effet, le thème abordé, les ravages de la pollution industrielle sur la population, est des plus graves et surtout toujours d’actualité. Et en plus, tout ceci s’appuie sur une histoire vraie, celle d’Erin Brockovich (qui fait une apparition dans le film) qui amena au grand jour le scandale du chrome 6 à Hinkley (Californie).

Mais bien sûr, c’est avant tout cette jeune femme qui va se battre pour une cause on ne peut plus juste qui nous intéresse avant tout.

 

Ce qui nous frappe le plus dans ce destin particulier, c’est l’attitude volontaire qui ne quitte jamais notre héroïne, et ce malgré les coups du sort (malheureux, cela va de soi) qui s’acharne sur elle. Cette volonté inébranlable se double d’un courage sans faille, même si cette nouvelle vie est plutôt compliquée.

Comme pour toutes les femmes, la société demande à Erin de choisir : sa vie professionnelle ou sa vie familiale. Ce choix qui ne s’impose jamais aux hommes, Erin le subit de plein fouet, même par son nouveau compagnon, George (Aaron « Two-Face » Eckhart). Certes, ce n’est pas abrupt, mais le résultat est le même : elle doit changer de boulot pour être plus présente pour ses enfants !

Ce qu’elle ne va pas faire, fort heureusement, réussissant tout de même à conjuguer les deux aspects primordiaux de sa vie, même si parfois c’est très dur. J’en veux pour preuve la séquence quand Erin apprend que sa fille Beth (Ashley & Britanny Pimental) prononce son premier mot : toute la dimension du dilemme s’expose sous nos yeux.

 

Et Julia Roberts campe une Erin Brockovich formidable, parfait équilibre entre l’intelligence (supérieure) et la beauté. Son jeu subtil nous fait balancer de son côté dès le début : on ne peut résister à une telle femme. Face à elle, Albert Finney est à la hauteur (qui en aurait douté ?) et nous propose un partenaire à la mesure du personnage principal : les rapports sont houleux mais n’en demeurent pas moins empreints de respect, comme le confirme la séquence finale.

Bref, nous sommes dans une comédie (ça se termine bien) dramatique (vous avez besoin d’explication) menée de main de maître par Steven Soderbergh, alliant sourire et larmes sans pour autant tomber dans le pathos, et surtout avec – et c’est aussi cela qu’on vient chercher au cinéma – une bonne dose d’émotion(s).

 

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