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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Georges Lautner, #Michel Audiard, #Policier
Flic ou Voyou (Georges Lautner, 1979)

Avec une pensée pour mon ami Max : 10 ans déjà...

 

Antoine Cerutti (Jean-Paul Belmondo) est de retour à Nice et a l’intention de régler quelques comptes. Il faut dire que sa sœur Rita a été tuée récemment.

Alors il se permet de drôles de pratiques franchement illégales à l’encontre de deux truands notoires : Achille Volfoni (Claude Brosset) et Théo Musard (Georges Géret).

Sauf que Cerutti ne s’appelle pas Cerutti, il s’appelle Stanislas Borowitz et il est commissaire divisionnaire.

 

Belmondo-Lautner-Audiard : le trio gagnant.

Gagnant financièrement parlant, c’est le cas. Par contre, cinématographiquement, on est beaucoup plus loin du compte.

Certes, Belmondo est en pleine forme et enchaîne les bons mots et les cascades – indispensables, bien sûr – tout comme il le fit avec Verneuil dans Peur su la Ville. On y retrouve aussi un Volfoni, et même Venantino Venantini (Mario).

Mais force est de constater que la recette qui fit mouche en 1963 n’a pas été bien respectée : au final, on a une « belmonderie » mal servie par un Audiard qu’on a connu beaucoup plus inspiré.

Les prises de vue sont toujours bien soignées (on est chez Lautner, tout de même !), mais cela ne suffit pas.

Et l’idée de doter ce superflic et super voyou d’une parentèle ne fait qu’alourdir l’intrigue : il semble qu’un père soit tout de même moins vendeur qu’un oncle (1)… Quant aux autres références aux Tontons (2), si elles peuvent faire sourire, elles ne nous avancent pas beaucoup.

 

Et pourtant ça commençait bien :

Un double assassinat dans un motel tenu par Michel Beaune (M. Langlois) et Catherine Lachens (Madame Langlois) avec de drôles d’individus qui viennent nettoyer l’endroit et déplacer ce même assassinat un peu plus loin.

Et la première intervention de Belmondo auprès de ses braves gens (3) est dans la lignée des autres productions Lautner/Audiard. Mais c’est bien peu sur les 107 minutes que dure le film.

 

Sans oublier le couplet réactionnaire sur les criminels qu'on relâche une fois arrêtés : on attendait mieux de cette association. Ce n’est pourtant pas la première fois que Belmondo récite du Audiard, mais il manque ce petit quelque chose qui faisait basculer l’intrigue dans le comique comme ce fut le cas dans d’autres associations entre ces deux messieurs du cinéma français. Alors on me dira que c’était avec d’autres que Lautner, que Bébel clamait du Audiard. Mais ça ne suffit pas : le film ne trouve à aucun moment le ton juste, ne sachant s’il doit être considéré comme une comédie ou comme un polard. Et il ne peut être les deux à la fois.

C’est peut-être là qu’il faut y voir la faiblesse de ce film.

 

Pour le reste, c’est spectaculaire, c’est Belmondo, quoi. Ca détend.

Mais il me semble qu’on pouvait tout de même attendre autre chose de ce trio « gagnant »…

 

  1. Même si les deux se guillotinent aussi bien l’un que l’autre…
  2. Le Terminus des Prétentieux, le bourre-pif dans Venantini…
  3. Doit-on y voir une raison dans l’amitié qui liait Belmondo et Beaune ? Toujours est-il que les deux interventions de Stanislas chez le couple sont, à mon avis, les meilleurs moments du film.
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