Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Frank Capra, #Comédie dramatique

Avant, il y a eu Wings de William Wellman. Après, il y aura Hell’s Angels, de Howard Hughes.

Mais là, c’est Capra, alors on se dit que ça va être drôle.

Oui, et non.

Oui, parce que Capra sait tirer le côté comique des situations.

D’ailleurs ça commence par une scène emblématique : Lefty Phelps (Ralph Graves), joueur de football américain de seconde zone, est envoyé sur le terrain comme coureur. Et il fait la course de sa vie… Vers son propre camp !

Alors évidemment, après la campagne de presse sur son exploit, il ne reste que deux choix : la corde ou l’armée. Et ça tombe bien, il rencontre un pilote : Panama Williams (Jack Holt). Et s’il n’est pas vraiment sûr, une affiche d’enrôlement finit de le décider. Il sera pilote.

Son instructeur, c’est Panama. Panama, c’est un pilote, un guerrier, un dur-à-cuire… Un homme, un vrai. Sauf qu’il a le cœur tendre, ce qui sauvera aussi notre héros.

Sauf que, là encore, ça ne va pas très bien : lors de son vol test, son avion ne décolle pas. A l’hôpital, il rencontre Elinor (Lila Lee), la belle infirmière dont Panama est amoureux transi depuis longtemps. Alors, évidemment, il y a rivalité. Mais le devoir avant tout : une guérilla a éclaté au Nicaragua, et les Marines y sont pris pour cible.

Comme dans les autres films de Capra, le héros – ici Lefty – n’est pas un superman. Plutôt un type normal, avec un je-ne-sais-quoi de sympathique qui annonce qu’il pourrait devenir quelqu’un de formidable et de grand. Et Lefty ne déroge pas : il court à contresens, est malade en avion, ne décolle pas…

Mais malgré tout, c’est lui que l’infirmière aime. A cause de son je-ne-sais-quoi, justement.

Comme dans Wings, c’est une histoire d’amitié. Ce sont (presque) deux pilotes qui sont compagnons d’armes. L’amour pour l’infirmière aurait pu les séparer, mais finalement l’honneur prévaut. Sans oublier la devise des marines : « semper fidelis ».

Et comme dans Wings, il y a la mort, celle d’un pilote, pendant l’opération contre le chef guérillero. Là encore, Lefty montre qu’il est un type bien.

Flight est un film parlant tourné en 1929 (avec une copie muette, on ne savait jamais…) et garde les scories du muet dans ses quelques intertitres et ses scènes de bataille sonorisées.

L’épisode de guérilla fait plutôt penser à l’attaque d’un fortin par les Indiens dans un western. Mais c’est surtout un prétexte pour des scènes aériennes acrobatiques qui, si elles n’ont pas la fougue de celles de Wings, n’ont pas à en rougir.

Et puis il y a le comique de Capra, malgré l’histoire plutôt sérieuse, quand on la compare à d’autres films (Mr Deeds, You can’t take it with you…).

Ca commence par le match de football, mais il y a d’autres moments réjouissants :

  • Après une séance de vol acrobatique, Lefty n’a qu’une envie : vomir. Mais il y a la cérémonie du drapeau qui le retarde, puis le seau qu’il avait lorgné qui lui est enlevé au dernier moment ;
  • La dernière scène d’instruction de pilotage (etc.)

Ce n’est pas Wings, certes. Qu’importe. Les cent dix minutes se laissent regarder agréablement, ce qui est le principal.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog