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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Chrsity Cabanne, #Douglas Fairbanks
Flirting with Fate (Christy Cabanne, 1916)

August Holliday (Douglas Fairbanks) est un jeune artiste. Mais comme son nom l’indique (et l’intertitre le présentant), il n’est pas très courageux.

Un jour, il rencontre Gladys (Jewel Carmen), une jeune femme dont il tombe éperdument amoureux.

Mais il n’a pas d’argent, et la tante de cette dernière n’est pas prête à laisser partir sa nièce avec un improductif.

Délaissé par sa belle et sans le sou, August n’a plus qu’une solution : se suicider.

Il décide de donner ses derniers dollars à Automatic Joe (George Beranger), tueur à gage de son état.

Mais la roue tourne : son ami Harry Hansum (W. E. Lawrence) – lui, comme son nom l’indique, est très bien mis – lui envoie de l’argent, sa belle-mère décède en lui laissant un million de dollars et Gladys veut le voir à tout prix.

Mais le contrat d’Automatic Joe court toujours…

 

Ca vous rappelle quelque chose ? Oui : J’ai engagé un Tueur d’Aki Kaurismaki, d’après une « idée [plus si] originale* que ça de Peter von Bagh…

En effet, nous sommes ici en 1916 ! Bien sûr, ce n’est pas un chef-d’œuvre intemporel comme Intolérance ou Jeanne d’Arc (sortis tous les deux cette même année). Mais il vaut tout de même le déplacement.

 

Tout d’abord parce qu’il y a Douglas Fairbanks. Après un début relativement calme, on se dit que Fairbanks va se comporter normalement, et on n’attend rien de bien spectaculaire. Mais vous connaissez Fairbanks (si ce n’est le cas, voyez Les trois Mousquetaires ou Robin des Bois), vous savez qu’il ne peut pas échapper aux éléments qui font sa marque de fabrique. Alors ça court, ça saute, ça escalade avec virtuosité et humour. Même dans une histoire « normale », il ne peut s’empêcher de faire du Douglas Fairbanks ! Mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime.

 

Mais revenons sur l’intrigue.

C’est l’apparition d’Automatic Joe qui fait basculer le film dans la grande comédie. En effet, le contrat va conditionner tout le reste. Et quand les bonnes nouvelles arrivent, l’attitude attentiste et résolue d’August se transforme en terreur à chaque nouveau visiteur. De plus, chaque moment est prétexte à une tentative d’assassinat, et pour ça, Christy Cabanne insère pour chaque situation une saynète reprenant les mêmes éléments mais avec Automatic Joe faisant ce pourquoi il est payé : lettre piégée, pasteur armé, valise-bombe… Et en plus, August ne rencontre que des personnages moustachus (précision : Automatic Joe a de magnifiques bacchantes !).

Et puisqu’on en est aux pilosités, il y a toute une séquence de poursuite avec postiches d’une grande drôlerie.

 

Une autre curiosité qui vaut vraiment le coup de s’y attarder.

 

 

* Dixit Wikipedia. Autre élément : pour sa première tentative de suicide, August choisit le gaz. Mais il n’a plus d’argent pour l’appareil qui le lui fournit, alors il pense à autre chose…

 

 

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