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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Sam Taylor, #Harold Lloyd, #Muet, #Comédie

Une rencontre d'extrêmes.

D'un côté, la société de Slattery Square, lieu pauvre et mal famé de la ville, avec le frère Paul (Paul Weigel) et sa fille Hope (Espérance - la belle Jobyna Ralston) qui essaient d'aider les plus démunis. De l'autre, la haute société, celle des riches, représentée par Harold Manners (Harold Lloyd), jeune homme riche et oisif, capable d'acheter une voiture neuve quand la sienne a un accident, et aussi capable de la ruiner en moins d'une heure. Avec en prime le gag célèbre de la voiture enfoncée par un train.

Rien ne pouvait rassembler ces deux univers. Il suffit d'un (premier) quiproquo. Harold se trompe de lieu de rendez-vous, sa cigarette mal éteinte enflamme des papiers et pour l'éteindre il utilise le liquide dans un seau. Deuxième quiproquo, il s'agissait de combustible. La pauvre installation du frère Paul part en fumée. Harold veut réparer et sort son carnet de chèque. Paul croyant que ce jeune homme veut l'aider à bâtir une mission (troisième quiproquo) lui annonce le prix qu'elle couterait. Perplexe, Harold s'exécute. Il y aura une mission. Elle portera son nom.

Sauf que notre ami Harold ne veut pas de cette publicité et va trouver les organisateurs de ce lieu, arrachant au passage la banderole portant son nom.

Quatrième quiproquo : la fille de Paul le voyant détruire la devanture s'en prend à lui.

Mais heureusement, elle est très jolie, alors il se laisse entraîner...

Cette rencontre improbable est le prélude d'une série incroyable de quiproquos et de faux semblants. Ceux listés ci-dessous sont les plus importants de la première partie, mais il faut savoir que le film regorge de méprises.

Mais pour nous spectateurs, c'est une avalanche de gags qui s'offre à nous. C'est un festival ininterrompu, surtout à partir du moment où il met le pied dans la mission. Tout yeux pour la jeune femme, il devient acteur de cet endroit, amenant même les plus durs truands du voisinage, dont leur chef Bull (l'incontournable Noah Young, complice récurrent de Harold Lloyd).

Il serait trop long de lister tout ce qui se passe, mais le retour avec les truands ivres vaut à lui seul son pesant de whisky. Et si Harold Lloyd use (sans abuser) des ficelles burlesques (coups pieds au cul, peau de banane...), c'est au service de l'action et non comme un passage obligé de ce genre de comédie.

Bien sûr, l'ivresse caractérisée des cinq truands est une bonne occasion de se laisser aller dans la surenchère comique. Elle a lieu, bien entendu, mais avec beaucoup de brio.

Un véritable feu d'artifice burlesque !

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