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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Cecil B. DeMille
Le Fruit défendu (Forbidden Fruit - Cecil B. DeMille, 1921)

Afin de réaliser une affaire, Mr et Mrs Mallory (Theodore Roberts & Kathlyn Williams), font passer Mary Maddock (Agnes Ayres) – leur couturière – pour la plus belle jeune femme de New York, et la présentent à Nelson Rogers (Forrest Stanley), un beau jeune homme très riche lui aussi.

Et ce qui devait arriver arrive : c’est le grand amour. Sauf que.

Sauf que Mary est mariée à Steve (Clarence Burton). Et ce Steve a beau n’être qu’un bon à rien paresseux, il n’en reste pas moins son mari.

 

Ca aurait pu être un vaudeville : une femme, un mari, un (futur) amant. Mais ici, pas de porte qui claque, ni d’homme dans le placard. Nous sommes dans l’univers riche et feutré de Cecil B. DeMille. Alors de la dignité, et de l’honneur.

Et pourtant, Mary a beaucoup de mérite pour vouloir rester fidèle à un tel mari. Non seulement il ne travaille pas – et n’a pas l’intention de s’y mettre – mais en plus, il est prêt à tout pour trouver de l’argent, même (surtout ?) à  voler.

Sauf que la personne qu’il veut voler, c’est sa femme…

 

Bref, c’est un imbroglio sentimental dans lequel on retrouve avec plaisir Agnes Ayres, ainsi que d’autres habitués des films de DeMille (Burton, Roberts, Kosloff…). On s’amuse un peu de cette situation. Mais alors que le vol aurait pu être traité de façon légère, on reste dans l’ordre de la morale. Tant pis si Mary doit être malheureuse et si son mari est vraiment en dessous de tout.

Mais comme on est au cinéma, et qu’on aime bien les histoires qui se terminent bien, le scénario offre une porte de sortie radicale certes, mais satisfaisante.

 

Et puis il y a le faste. Pas de salle bain, tout de même (donc pas de prétexte pour femme dévêtue…), mais des décors luxueux où l’analogie avec Cendrillon, présentée dans le film, prend toute sa dimension. Et c’est d’ailleurs dans la scène du bal de ce conte que ce faste prend toute sa mesure : dans une teinte rouge orangée, Cendrillon/Mary pénètre dans une immense salle lumineuse où tout le monde est magnifiquement habillé. Bref, de la pure féerie (normal, non ?).

 

Ce n’est pas le meilleur film de DeMille, mais on se laisse prendre à cette histoire faussement vaudevillesque où finalement, même les méchants – Steve et le majordome (Theodore Kosloff) – sont intéressants.
 

Et puis Agnes Ayres, juste avant Le Cheik.

 

 

[NB : le film, dans le domaine public, nous est proposé dans une belle version teintée]

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