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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Alfred Hitchcock, #Espionnage

Pourquoi 17 ?

John Jones débarque en Europe à la toute veille de la guerre. Il est venu chercher une histoire.

Non seulement, il va la trouver, mais il va en trouver d'autres.

Il rencontre la femme de sa vie - la belle Laraine Day - qui n'est autre que la fille de son ennemi (mais il ne le sait pas à ce moment-là). En effet, un complot a été ourdi en vue de la déclaration de guerre imminente.

Il rencontre aussi Scott ffolliott - impeccable George Sanders, comme d'habitude - qui est l'archétype du Britannique flegmatique.

Il rencontre aussi Hitchcock, mais il ne sait pas que c'est lui et de toute façon, ça ne sert à rien dans l'histoire.

Nous sommes dans un film de pré-propagande. En effet, Hitchcock nous fait vivre les derniers instants de la paix en Europe alors qu'il tourne à Hollywood et que les Etats Unis ne vont pas entrer en guerre avant au moins un an après la sortie du film à Londres.

Tout comme John Ford dans Les Hommes de la mer (The long Voyage Home, 1940), Hitchcock appelle à la résistance. Ce qui est bien normal, étant citoyen britannique. C'est à travers l'intervention finale de Joel Mc Crea sur l'antenne de la BBC qu'il annonce que l'Amérique n'éteindra pas la flamme de l'espoir, au contraire. Cette scène est la deuxième scène catastrophe puisqu'elle nous fait entrevoir ce qu'était la vie des Anglais pendant le Blitz.

L'autre scène catastrophe est l'amerrissage du clipper qui doit les ramener aux Etats Unis. Là, Hitchcock nous montre avec brio sa direction d'acteurs dans un moment critique. L'eau est omniprésente et nous avons bel et bien l'impression d'être au milieu de l'océan avec les protagonistes. J'ai rarement vu un aussi bel effet de surimpression dans le cinéma de cette époque, les raccords étant magnifiques. Un grand moment de catastrophe.

Mais il s'agit aussi d'un film de chapeaux. Dès son embarquement pour Londres, ses neveux et nièces oublient de lui rendre son melon après avoir joué. Puis, il perd son deuxième dans le taxi qui l'emmène au déjeuner-réception. Un coup de vent en emporte un troisième. Un jeune écolier anglais perd sa casquette en se penchant par-dessus le parapet de la cathédrale. Et quand il doit fuir l'Hôtel Europe, il n'oublie pas de demander au garçon d'étage de lui en ramener un nouveau.

Il était inconcevable que le Maître ait tourné sans une note d'humour.

Alors pourquoi 17 ? Je n'en sais toujours rien.

J'attends les explications de mon ami le professeur Allen John.

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