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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Histoire, #Christian-Jaque
François 1er (Christian-Jaque, 1937)

Honorin (Fernandel) est régisseur de théâtre et accessoirement doublure du jeune premier (Pierre Ferval).
Après quatre ans de patience, son heure est enfin venue : il sera le héros d’une comédie musicale sur François 1er et ses amours tumultueuses avec la Belle Ferronnière de son vrai nom Rolande des Meldeuses.

Mais Honorin a le trac. Cagliostro (Alexandre « Piquoiseau » Mihalesco) va, par l’hypnose l’envoyer dans le temps, à la cour de François 1Er (Aimé Simon-Gérard), où il rencontrera, bien sûr, la belle Ferronnière (Mona Goya).

 

Autant le dire tout de suite : cela n’a rien de sérieux, et en ce qui concerne la vérité historique, elle est distillé au compte-goutte, reprenant qui ça, qui là, quelques vérités, noyées dans cette comédie décalée, essentiellement dans le temps.

Et Christian-Jaque s’amuse autant que Fernandel et ses compagnons dans cette mise à jour de la Renaissance, par les bons soins d’Honorin, inventant coup sur coup l’emprunt d’état, la loterie nationale et le bal musette, même s’il n’y a pas d’accordéon.

 

Bien sûr, c’est surtout Fernandel qui retient notre attention, évoluant avec facilité dans cet univers prestigieux. Et surtout, lui faire jouer le rôle de jeune premier est une gageure  qu’il endosse avec aisance et ce, malgré son physique chevalin qui est même rappelé par sa partenaire dans le monde réel.

Il en use avec beaucoup de facilité, transformant ce qui eût été un désavantage en un atout comique irrésistible. Et d’une manière générale, il accentue le côté comique de chacune de ses interventions, en usant la plastique (distendue) de son visage et sa diction faussement hésitante.

De plus, on a l’impression que Fernandel a eu les coudées franches pour son jeu : improvisant dans certaines séquences. En effet la caméra suit jusqu’au bout ses moindres faits et gestes, comme on peut le voir quand il entre chez Ferron, son épée au côté qui l’empêche de pénétrer de suite à l’intérieur.

 

Ce qui nous frappe aussi, c’est le placement de la caméra au fur et à mesure que l’intrigue se développe.

A de très nombreux moments, Christian-Jaque pose sa caméra au plus près de l’action, n’hésitant pas à user de la  caméra subjective dans certains moments de tension : le combat entre Honorin et le cornard Ferron (Henri Bosc).

Cette proximité, à défaut de faire tout le temps de belles prises (1), amène une teinte d’authenticité en plus des costumes et autres accessoires.

Et bien entendu, les objets apportés par Honorin dans cette époque un tantinet reculée se trouvent être ceux qui le sauveront de Ferron et l’Inquisition (2), et feront sa (bonne) fortune : la lampe-torche et surtout son dictionnaire Larousse dans lequel il prédit l’avenir, succinctement, mais évidemment surement !

 

Bref, on s’amuse autant que Fernandel et les autres, dans ce film qui traite du voyage dans le temps, thème encore peu utilisé au cinéma en 1937.

Avant il y avait Angèle, dans lequel il interprétait un Saturnin tout en subtilité.

Dorénavant, il y a  François 1er et son Honorin des Meldeuses !

 

  1. On a de temps en temps droit à des personnages très flous.
  2. On ne rigolait pas beaucoup en ce temps-là des choses qu’on ne comprenait pas.
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