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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Fritz Lang, #Science-Fiction

Avant, il y avait Jules Verne (De la Terre à la Lune, 1865) et surtout Méliès (Le Voyage dans la Lune, 1902).

Après, il y aura Tintin (On a marché sur la Lune, 1954), et enfin Armstrong (1969).

Un an après Spione, Fritz Lang revient avec le même couple : Gerda Maurus (Friede) et Willy Fritsch (Hélius).

Mais il n’a pas emmené qu’eux : Fritz Rasp est de la partie, ainsi que quelques autres - Gustl Gstettenbaur et Heinrich Gotho, pour ne citer qu’eux.

Au scénario, toujours Thea von Harbou, aux décors, Otto Hunte. Bref, une équipe qui roule et déroule. Venons-en à l’histoire.

Des astronomes veulent aller sur la Lune. Jusque là, tout va bien.

Pour y trouver de l’or. Aïe. Ca dérape.

Que des scientifiques veuillent aller sur la Lune, OK, mais pour y trouver de l’or, non. Passons.

Pour le reste, une histoire de conquête spatiale honnête, si ce n’étaient les invraisemblances pour nous, spectateurs du XXIème siècle :

  • Le décollage serait impeccable, si les protagonistes n’avaient pas un col bien serré avec cravate ou nœud papillon ;
  • L’atmosphère lunaire respirable ;
  • La pression atmosphérique identique à celle de la terre.

Autrement, c’est du Fritz Lang, du vrai. Il y a toujours des surimpressions, des effets spéciaux subtils, bref, on ne s’ennuie pas.

La preuve ? Hergé s’en est beaucoup inspiré dans l’ouvrage cité précédemment : la vision sur la terre à travers le hublot, l’apesanteur et le liquide qui s’échappe sous forme de boule.

Et puis les acteurs sont sympathiques, Maurus et Fritsch en tête. Mais ce sont les autres qui tirent leur épingle du jeu :

Fritz Rasp est fourbe à souhait, dans la lignée des deux films de Lang précédents ; Heinrich Gotho est toujours comique, ici victime des ciseaux de Hélius ; Kalus Pohl (le professeur Manfeldt) est un tout petit peu toqué, juste ce qu’il faut ; et Gustav von Wangenheim (Hans Windegger) passe de Hutter dans Nosferatu à un ingénieur qui ne résiste pas à la pression.

En conclusion, un film sympathique, servi par des acteurs honnêtes, très esthétique, mais quand même limité.

Il était temps que le parlant arrive…

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