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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Fred Zinneman
Tant qu'il y aura des Hommes (From here to Eternity - Fred Zinneman, 1953)

Hawaï, 1941.

Le soldat Prewitt (Montgomery Clift) vient d'être affecté à Schofield (8 miles de Pearl Harbour). C'est avant tout un joueur de clairon. Mais par le passé, il a été boxeur. Suite à un accident, il a raccroché les gants. Mais Holmes (Philip Ober), le commandant de la base, ne l'entend pas de cette oreille. Il veut que Prewitt remonte sur le ring.

Comme Prewitt refuse, il met en place le « Traitement », pour le faire craquer.

 

1953. Un nouveau film de guerre. Mais cette fois-ci, pas de guerre. Ou si peu. On se concentre alors sur la vie d'une garnison en temps de paix. Mais la menace est malgré tout présente. Plusieurs fois, le journal de Warden (Burt Lancaster) annonce des développements en Europe.

Mais soldats américains s'ennuient à répéter leurs exercices. Alors ils font des rencontres inter-corps. De la boxe, par exemple.

 

Ce n'est pas un film sur l'entraînement des soldats comme on aurait pu l'imaginer, mais bien le dernier moment de répit avant le conflit. On sent d'ailleurs que ce conflit est inéluctable. Mais aussi salvateur pour ces hommes malgré tout oisifs. Leurs seuls frissons, c'est la cuite qu'ils prendront lors de leur prochaine sortie. Il est temps que ces hommes retrouvent le chemin des champs de bataille.

Cette oisiveté les fait se monter les uns contre les autres : les boxeurs contre Prewitt, Fatso Rudson (Ernest Borgnine) contre Maggio (Frank Sinatra)...

Mais c'est cette suite d'antagonismes fait le sel du film. Il faut voir Prewitt en baver et Maggio s'attaquer à Rudson pour prendre toute la mesure de cette violence contenue par ces hommes. Violence qui va bientôt pouvoir s'extérioriser dans cette guerre qui arrive : ce sont avant tout des soldats.

Parallèlement, on assiste à deux histoires d'amour. La première entre le Warden, l'homme de confiance de  Holmes, et Karen, la femme de ce dernier (la belle Deborah Kerr). La seconde entre Prewitt et Lorene (Donna Reed), une entraineuse.

Ces deux relations amoureuses elles aussi sont teintées de violence : tout n'est pas serein. Il faut dire aussi que les protagonistes de ces romances sont des accidentés de la vie, surtout Prewitt et Karen .


Et puis il y a ces hommes dont parle titre français. A l'origine, ils ne sont pas mauvais. Mais le désœuvrement les rend méchants, cherchant parmi eux leur ennemi, puisque la guerre se fait alors sans eux. Et Monty Clift et Frank Sinatra jouent de magnifiques parties. Monty par sa capacité à encaisser, Sinatra par sa témérité qui frôle l'inconscience. C'est certainement l'un de ses plus beaux rôles (avec l'Homme au bras d'or). Maggio est à la fois avenant et prévenant mais sait se transformer en bête violente si l'occasion se présente. Et Borgnine, son ennemi ici, est un adversaire de choix : un magnifique salaud.

Alors on attend. On attend le 7 décembre (jour de l'attaque), et surtout, on attend la scène archiconnue du baiser sur la plage avec la vague qui les submerge !


Et enfin... Enfin on pense à Harvey Kurtzman et Bernie Krigstein qui ont signé une magnifique satire de ce film pour MAD, un peu après sa sortie.

A voir autant que le film !

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