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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Barry Sonnenfeld, #Gangsters, #Danny DeVito
Get Shorty (Barry Sonnenfeld, 1995)

Shorty, c’est Martin Weir (Danny DeVito).

Et s’il faut « avoir Shorty », c’est surtout dans un film.

Pourtant, ce n’est pas qu’une histoire de film à produire : avant tout, c'est une histoire de gangster, où le personnage principal, c’est Chili Palmer (John Travolta), un bailleur de fonds qui, lâché par son protecteur (crise cardiaque), doit récupérer une certaine somme d’argent d’un escroc à la petite semaine, Leo Devoe (David Paymer).

Mais ça, c’est l’intrigue initiale.

Parce que, bien entendu (1), ça ne se passe pas comme prévu.

 

John Travolta vient de terminer un film avec Tarantino quand il accepte un nouveau rôle de truand. Mais si Pulp Fiction reste dans une tendance sérieuse, il n’en va pas du tout de même ici.

Son rôle, aussi violent soit-il n’est jamais complètement sérieux. Et puis un truand cinéphile, ça ne court pas les rues…

Quoi qu’il en soit, on se régale avec cette comédie aux bases bien noires. Et la distribution y est pour beaucoup. Outre Travolta et DeVito, on peut croiser Gene Hackman, dans un rôle décalé par rapport aux personnages sérieux qu’il a l’habitude de jouer. Harry Zimm est un producteur souvent mal inspiré dont la production rappelle certains films de série B (voire plus loin dans l’alphabet) qui sentent bon les années 1950s… Mais qui sont tout de même contemporains de l’intrigue, la présence de Rene Russo dans ces films l’attestant.

D’une manière générale, Zimm est un abruti, pas toujours au bon endroit ni au bon moment.

 

Mais les véritables éléments comiques, il faut les chercher chez les truands, et pas seulement chez Chili Palmer.

En effet, outrez ce dernier, on rencontre un phénomène quand apparaît Ray « Bones »  Barboni (Dennis Farina). Dès la séquence d’ouverture, on a un échantillon de ce que va être le film, un chassé-croisé entre lui et Chili. Bones est un personnage aussi bête qu’inculte, incapable de prononcer une phrase sans y inclure le fameux « F-Word » (2). Sa rencontre avec Zimm est un sommet dans le genre.


Autres personnages réjouissants : Bo Catlett (Delroy Lindo) et Bear (James Gandolfini). Il n’en manque qu’un pour avoir les Pieds Nickelés, mais leur seule présence est suffisante pour déclencher le rire. Bo, sous ses dehors de caïd (et surtout sa carrure) est avant tout un truand minable (3), accompagné d’un ex-cascadeur peu efficace si on en croit ses deux premières rencontres avec Chili. Mais comme toujours avec ce genre de personnage, il faut se méfier.

 

Et puis il y a Shorty. Comme son nom l’indique, il n’est pas bien haut, mais son succès est inversement proportionnel à sa taille. C’est un acteur, un vrai, capable de tout faire, même s’il faut l’aiguiller longtemps. Sa performance lors de sa rencontre avec Chili est magnifique, égratignant au passage l’Actor’s Studio (4).

 

Barry Sonnenfeld, ici, nous offre un film réjouissant  et qui ne se prend jamais au sérieux, tout comme les acteurs (Travolta en tête) semblent éprouver du plaisir à cette parodie jouissive.

Avec en prime une magnifique transition finale avec une guest star inattendue bien que tout de même annoncée.

 

 

(1) Normal, c’est Barry Sonnenfeld !

(2) « Fuck » et toutes ses conjugaisons…

(3) Rendez-vous compte, sa salle de bain est rose !

(4) Gene Hackman y fut un élève.

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