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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Dominic Sena, #Robert Duvall
60 Secondes chrono (Gone in sixty Seconds - Dominic Sena, 2000)

 

Le métier de grand frère est un métier rude : pallier l’absence du père ; être un exemple pour ceux qui viennent après ; et bien sûr s’occuper d’eux.

Mais voilà : être grand frère n’est pas un métier.

Randall « Memphis » Raines (Nicolas Cage) est un de ces grands frères, mais s’il a pu pallier l’absence du père, il n’est pas vraiment un exemple, et de toute façon, il a émigré au Canada où il s’occupe d’un circuit de karting et enseigne aux enfants les rudiments de la conduite.

Parce que la conduite, c’est sa vie : il adore les voitures !

Il les adore tellement qu’il est l’un des plus grands voleurs de véhicules connu. Mais ça, c’était avant.

C’était avant, mais c’est de nouveau d’actualité : Kip (Giovanni Ribisi), son petit frère a décidé de reprendre son flambeau et se retrouve dans une situation des plus désespérées : il s’est engagé à livrer 50 voitures de prestige à Raymond Calitri (Christopher Eccleston), caïd très redoutable. Mais Kip n’est pas Randall, et ce dernier doit s’occuper de la livraison pour éviter que son petit frère soit exécuté par les hommes de mains de Calitri.

 

Dès le générique de présentation, la couleur est donnée : nous allons parler de voitures. Mais pas n’importe lesquelles, celles de luxe, celles dont on n’a en général que la possibilité de rêver, le compte en banque ne suivant pas toujours (voire rarement).

Et de ce côté-là, nous ne sommes pas déçus : Porsche, Ferrari, Lamborghini…

Et bien sûr la star (de Randall) : la Ford Shelby Mustang GT500E, qui répond au doux nom d’Eleanor.

Cette voiture a un passé commun avec Randall, devenant son graal qu’il va s’essayer à atteindre, après quelques tentatives infructueuses antérieures.

 

Mais Eleanor est la voiture de cinéma par excellence parce qu’elle va devenir la raison (le prétexte ?) d’une course poursuite tout aussi impressionnante que celle de Popeye Doyle dans The French Connection.

Cette poursuite permet d’apprécier la virtuosité de Randall, et le côté spectaculaire est accentué par la présence au cœur même de l’action de la caméra : dans l’habitacle, des plans de coupe sont alternés au parcours du véhicule, montrant beaucoup d’accélération et d’embrayage mais très peu de frein.

Bref, nous sommes à la fête parce qu’en plus s’ajoute le facteur temps (1) : un retard, même léger, et l’affaire est abandonnée, Kip exécuté et Randall n’aura plus que ses yeux pour pleurer.

 

Il est clair que si le spectacle est là, on ne peut en dire vraiment autant des acteurs car, outre Nicolas Cage, ce sont essentiellement les voitures les vedettes : si Giovanni Ribisi, dans un rôle un tantinet positif pour une fois, a un rôle important, il n’en va pas vraiment de même pour les autres, dont les apparitions sont tout de même bien courtes, et en particulier Angelina Jolie qui est créditée de la deuxième position dans le générique d’ouverture.

Quant à Robert Duvall, on aurait aimé que son personnage, ô combien riche en promesse, fût un tantinet plus développé.

 

Au final, un film impressionnant, mais qui manque tout de même un peu d’épaisseur.

Nicolas Cage est le centre de l’intérêt, reléguant au second plan (quand ce n’est pas au troisième ou plus) ses partenaires (interprètes et leurs rôles).

Deux ans plus tard, Steven Soderbergh reprendra cette idée d’une équipe réalisant une autre entreprise de vol à grande échelle (avec une équipe hétéroclite), mais à la différence de Dominic Sena, il laissera plus de place à l’entourage de son personnage principal : Ocean’s Eleven (2).

 

  1. Réminiscence lointaine du titre dont on peut se poser la question de la pertinence : mise à part une référence initiale au tout début, on ne voit pas bien pourquoi 60 secondes.
  2. On notera la présence dans les deux films de Scott Caan, le fils de James.

 

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