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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Victor Fleming, #Western

Le Sud des Etats Unis, le 12 avril 1861 jour de la déclaration de la Guerre de Sécession.

D’un côté, on a Scarlett. Enfin Katie Scarlett O’Hara.

De l’autre Rhett Butler. Rhett et ses mouchoirs.

Mais nous avons deux êtres égoïstes, orgueilleux, impitoyables, vénaux (enfin surtout elle).

Tous les deux sont guidés par le profit. L’amour n’est pas dans leur environnement. L’envie, certes, mais pas l’amour.

Et puis il y a Mélanie. C’est l’être le plus pur, le plus désintéressé, le plus généreux qui existe.

Elle est mariée à Ashley Wilkes. Malheureusement (sauf pour nous), Scarlett aime – enfin désire – Ashley. Et le film se déroule selon ce paradoxe. Pour notre grand plaisir.

Pas besoin d’être grand druide pour savoir que Scarlett et Rhett sont faits l’un pour l’autre. Il n’y a que Scarlett qui ne le sait pas. Mais quand elle s’en rendra compte, il sera trop tard, le film se finissant.

Alors on observe ce microcosme de gens du Sud ruiné par la Guerre Civile. LA famille de Scarlett et celle d’Ashley ne survivront pas à ce conflit.

Mais ce qui nous importe, ce sont les destins croisés de Scarlett et Rhett.

Rhett, malgré un engagement tardif, est celui qui s’en sort le mieux : il a toujours son or.

Par contre, Scarlett sort de la guerre sans argent, avec une propriété ravagée, sa mère décédée et son père à moitié fou (il est toujours plaisant de voir Thomas Mitchell).

Et Scarlett, à force de ténacité, d’opiniâtreté et bien entendu d’arrivisme va se sortir de la misère et retrouver son standing d’avant-guerre.

Et elle épousera Rhett. Ce qui donne encore de beaux affrontements. Et c’est quand elle aura usé la patience de Rhett, quand il décidera de partir, qu’elle se rendra compte que finalement, c’est lui qu’elle aime.

A ôté de cette histoire complexe, il y a les images. Et quelles images : des verts de toute beauté, des bleus qui pètent (on dirait « flashent » maintenant) et des rouges flamboyants [il faut voir l’incendie d’Atlanta et les couchers de soleil pour apprécier ce film pleinement].

Nous sommes en plein Technicolor. Il est clair que la couleur apporte un plus. On n’est plus au temps de Robin Hood (M. Curtiz, 1938) où les couleurs éclatent sur l’écran. Ici, la couleur est maîtrisée et ce film devient superbe par cette féérie colorée. [Et en plus, je suis daltonien, c’est vous dire !]

Mais Autant en emporte le Vent, c’est aussi l’Histoire des Etats-Unis. Ce monde sudiste romantique qui s’effondre, les ravages de la Guerre de Sécession (formidable plan qui s’élargit sur les blessés), l’arrivée des Carpetbaggers, et en filigranes, le Klan. C’est tout ça, et beaucoup d’autres choses. Mais c’est surtout la magie d’un film épique avec une distribution extrêmement pertinente. Il faut regarder le documentaire sur le making of afin de comprendre comment un tel film fut possible. Un vrai régal. Et en prime, des bouts d’essai de Paulette Goddard !

Par contre, il faut à tout prix éviter la version française. La dernière réplique de Rhett « franchement, ma chère, c’est le cadet de mes soucis » y tombe carrément à plat. On peut même dire qu’elle dénature le film.

Pour le reste, il faut laisser faire la magie.

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