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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Jacques Becker, #Drame

D'abord, il y a Goupi-L'Empereur, 106 ans, et une envie récurrente de vin rouge avec un biscuit.

Ensuite, il y a Goupi-La Loi, son fils.

Plus bas, on trouve Goupi-Mes Sous, Goupi-Dicton et Goupi Mains-rouges, les fils de La Loi.

Encore en-dessous : Goupi-Tonkin, Goupi-Muguet et Goupi-Monsieur.

J'oubliais les femmes : Goupi-Tisane qui dirige tout ça et Goupi-Cancan la femme de Mes Sous.

A côté : Marie des Goupi et Jean son fils.

Tout ce beau monde vit à 619 kilomètres de Paris, d'où arrive Monsieur.

Alors vont se tramer une histoire de magot caché par Goupi-Besace, le père de l'Empereur, et une histoire de mort violente, celle de Tisane. Mais chez les Goupi, on est fier. On règle ses histoires en familles. Pas besoin de gendarmes. Surtout quand il s'agit d'Eusèbe (Marcel Pérès, habitué des rôles de bornés). Mais Goupi-Mains rouges, c'est la description d'un monde clos, où on vit ensemble, on règle ses affaires ensemble, on se marie ensemble.

Pas étonnant que certains disjonctent à un moment.

Chacun a son surnom et sa façon d'être. Même si l'entente n'est pas toujours bonne, on se sert les coudes. Goupi-Mes Sous essaie de diriger son monde : ce n'est qu'un tyran domestique. L'Empereur bichonne son buste de Napoléon, mais malgré tout, il est né bien après sa mort.

Goupi-Monsieur habite à Paris, passe pour un directeur fortuné, il n'est qu'un vendeur de cravates. Goupi-Dicton se laisse mener par Mes Sous, et Mains Rouges vit à part, loin de ces braves gens.

Et puis il reste Tonkin. Amoureux transi - encore une fois pour Le Vigan - et nostalgique des colonies, il passe son temps à boire et attendre que Muguet lui dise oui. INOUBLIABLE.

Dans ce film tout le monde n'est pas ce qu'il prétend être, sauf peut-être Mains rouges. C'est d'ailleurs lui qui résout tout.

Une mention spéciale pour les femmes, parce qu'il faut vivre avec cette bande de paysans.

Un film français tourné sous l'Occupation, bien dans la lignée de ce qui se faisait avant-guerre. Une chronique paysanne agréable où les personnages hauts en couleur jouent juste.

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