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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Eugenio Mira, #Thriller

Onze ans après Phone Game, voici un nouveau film qui aurait pu s'intituler la Voix qui tue.

Mais, alors que Phone Game se passait (essentiellement dans une cabine téléphonique, ici, le héros, Tom Selznick (Elijah Wood) est prisonnier d'une scène d'auditorium.

Parce que c'est un grand pianiste. L'un des plus grands qui ait jamais existé, sinon le meilleur. Son problème ? Le trac. Pas le petit malaise récurrent de chaque soir, et qui passe dès les premières mesures. Non. Le grand. Celui qui fait réellement se tromper.

Ca faisait cinq ans qu'il n'a pas joué devant un public. La dernière fois, justement, il s'était planté. Alors ça décourage de recommencer.

Surtout que parmi les œuvres au programme, le morceau casse-gueule de la dernière fois : la Cinquette de Patrick Godureaux, son ancien mentor.

Double motif de tension, donc. Et puisque ce n'est pas suffisant, Tom se retrouve à la merci d'un déséquilibré (c'est comme ça qu'on dit, je crois) qui lui promet de le tuer s'il joue une seule fausse note.

Nous voyons le concert se préparer et arrivons, bien entendu, au moment que nous attendons depuis le début : celui de l'exécution (des œuvres musicales, bien entendu !).

A première vue, il paraît inconcevable qu'un soliste quitte la scène pendant une œuvre. Mais l'habileté du scénario tient dans sa dernière apparition publique qui le tétanise depuis. Le public se dit que la pression est trop forte (etc), mais de toute façon, il revient à temps.

Alors le moment de bravoure arrive, et on comprend les motivations de notre « déséquilibré ».

Parlons de lui, tiens. Jusqu'aux toutes dernières minutes, ce n'est qu'une voix. Celle de John Cusack. Une voix posée, déterminée. Elle est toujours accompagnée d'effets inquiétants pour Tom.

Malgré tout, c'est Elijah Wood qui porte le film. Il est très un pianiste. très convaincant, ne se contentant pas seulement de placer ses mains sur le clavier. D'un autre côté, comme c'est lui qui joue... Ca nous change des acteurs qui ne font que remuer les bras à droite et à gauche puisqu'on ne voit pas leurs mains.

Pour le reste, un huis clos bien mené, même si on aurait préféré voir un peu plus John Cusack - qui pour le coup ne parle plus quand il apparaît ! - les films « à la voix qui tue » ayant cette limite : voir le « déséquilibré », c'est aussi le connaître et en avoir moins peur...

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