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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Merveilleux, #Tommy Wirkola
Hansel & Gretel: Witch Hunters (Tommy Wirkola, 2013)

Enfants, on nous a raconté maintes fois l’histoire d’Hansel & Gretel, transcrite par les frères Grimm au 19ème siècle. D’une certaine façon, elle ressemblait à notre Petit Poucet qu’avait lui aussi retranscrit Charles Perrault. Et si Perrault avait édulcoré les contes traditionnels, il n’en allait pas toujours de même pour les frères Grimm, gardant parfois des détails sanglants dans certaines de leurs histoires (Cendrillon en est un bon exemple).

Or depuis quelques années, on a vu apparaître sur les grands écrans des réécritures visuelles des contes de notre enfance, avec des détails qui feraient plus pencher du côté Grimm que Perrault (1), avec une volonté de narration et surtout d’intrigue adulte.

Mais reprenons.

 

Hansel (Cedric Eich) et Gretel (Alea Sophia Boudodimos) sont abandonnés dans la forêt par leur père et découvrent la maison de pain d’épice de la méchante sorcière (Monique Ganderton) et se débarrassent de cette dernière en la mettant dans le four. Bref, rien que de très normal, pour nous qui avons donc été élevés avec ce conte.

Mais c’est à partir de là que tout change : Hansel et Gretel ne retournent pas chez leur parents : ils deviennent alors de terribles chasseurs de sorcières (plus de 600 à leur actif comme annoncé à un moment) et se font appelés Hansel (Jeremy Renner) & Gretel (Gemma Arterton) : Chasseurs de sorcières (2).

Leurs chasses les emmènent à Augsburg où des enfants sont enlevés par une terrible sorcière noire : Muriel (Famke Janssen) dont les desseins sont aussi noirs qu’elle et signifient une immense menace pour notre duo de chasseurs.

 

Que les choses soient claires : ce n’est pas bien sérieux, tout ça ! En effet, alors que les différentes chasses sont des plus sanglantes et violentes, Tommy Wirkola ne peut s’empêcher d’ajouter un élément qui désamorcera le sérieux affiché de prime abord. Sans oublier certains personnages dont le shérif (Peter Stormare, que j’aime beaucoup) qui est aussi bête que méchant, et comme tout bon méchant que se respecte, sera donc châtié pour sa méchanceté.

Parce que malgré tout, on conserve les ressorts du conte traditionnel tout en donnant libre cours à la créativité.

 

Et j’irai même plus loin : cette mise à jour (3) reprend le côté intemporel du conte – un moyen-âge indéfini et troublé – et y ajoute des éléments très modernes comme le fusil à répétition où la mitrailleuse lourde…

Avec en prime quelques bagarres rythmées entre les chasseurs et leurs proies. Bref, du grand spectacle où tous les coups sont permis.

J’avoue tout de même que si le générique de présentation est assez réjouissant – les différents voyages de nos deux héros illustrés comme dans un grimoire médiéval – l’accumulation des armes et la violence qu’elles induisent deviennent à un moment un tantinet excessives et le spectateur frise alors l’indigestion.

 

Pour le reste, on comprend le succès remporté par le film lors de sa sortie, et ce malgré les critiques pas toujours bienveillantes, mais je conseille toujours ce genre de film à doses homéopathiques, la surenchère devenant alors systématique et parfois lassante.

 

Donc : c’est vous qui voyez. Ou pas.

 

PS : J’oubliais (encore). Il est quasiment impossible de voir la première séquence où on veut brûler une sorcière sans penser à la même scène dans Holy Grail.

Mais ici, c’est beaucoup moins drôle.

 

  1. D’un autre côté, c’est normal, ceux qui lisent Perrault sont francophones, tous les autres lisant les deux Allemands.
  2. Ca tombe bien, c’est le titre.
  3. Au goût du jour ?
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